Evénements : causes
et faits de la protestation pacifique.
La Tribu autochtone
amazigh IMIDER qui fait partie de la confédération des tribus des AIT ATTA de
la région de Ouarzazate avait signé un contrat de bail d’une partie de ses
terre ( 25 hectares) avec la société minière d’imiter, société constituée de
B.R.P.M ( Bureau de Recherche et de participations Minières ) qui appartient à
l’Etat marocain et à la société Privé O.N.A ( Omnium Nord-Afrique) « Holding
Royal » . Ce Contrat dont la durée portant sur la période allant du 15/09/1992
au 19/09/1995 avait été signé, au nom de la tribu, par le ministère de
l’intérieur, Ministère de tutelle des collectivités locales.
Contrairement aux
dispositions du dit contrat, la société minière a non seulement étendu, de
façon unilatérale, la superficie des terres de prospections à 150 ha environ
mais elle a refusé d’embaucher les membres de la commune, comme elle en avait
convenu avec la confédération. Et nous rappelons ici, qu’en pareil cas, le
droit stipule que 75% de la main-d’œuvre doit être local.
Cette extension de
la zone des travaux a eu des conséquences catastrophiques sur l’environnement
et les conditions de vie de la tribu, la pollution et l’exploitation effrénée
des nappes phréatiques a gravement endommagé le cheptel, principale source de
vie des habitants, et a contribué au tarissement des puits, unique source d’eau
dans la région. Même si la société minière a produit et vendu (environ 5$
l’once) 200 tonnes de minerai d’argent pour la seule année 1993, elle a carrément
refusé de payer le surplus qu’elle devait à la collectivité pour les 150 ha
supplémentaires, et ceci sous les yeux du ministère, de tutelle.
Dans ces
conditions, les habitants ont déposé plusieurs plaintes auprès des responsables
et du ministère de l’intérieur. Leurs doléances étant restées sans réponse, ils
ont décidé d’observer un sit-in ouvert de 45 Jours, sur leurs terres et sur la
route qui y mène sous leurs tentes, ils portaient des banderoles sur lesquelles
étaient écrites leurs revendications, leur objectif n’était autre que d’attirer
l’attention des responsables.
