Archives 2009-2017 du blog du Réseau de solidarité avec les peuples du Maroc, du Sahara occidental et d'ailleurs(RSPMSOA), créé en février 2009 à l'initiative de Solidarité Maroc 05, AZLS et Tlaxcala. Rejoignez-nous!
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Chers amis lecteurs de solidmar,
Solidmar est fatigué ! Trop nourri ! En 8 ans d’existence il s’est goinfré de près de 14 000 articles et n’arrive plus à publier correctement les actualités. RDV sur son jumeausolidmar !
Bonjour, vous recevez ce mail car
vous faites partie des signataires de la pétition Nuit Debout. La loi travail revient une
dernière fois à l’Assemblée Nationale cette semaine. Si rien n’est fait, elle
sera considérée comme adoptée. Le refus de cette loi ne doit pas être ignoré. Ne
nous laissons pas faire !
Soutenez l’initiative citoyenne d’une motion de
censure transparaissant ayant pour objectif de faire tomber la
loi El Khomri lors du retour prochain de la loi à l’Assemblée Nationale. Loi qui
sera imposée à nouveau sans le consentement des député-e-s au moyen du 49-3 -
article "constitutionnel" permettant de déroger aux articles les plus
fondamentaux de la Constitution... Appelez votre député-e, poussez le/la à
signer cette motion de censure. Prenez rendez-vous avec lui /elle pour lui
demander des comptes. Rappelez-lui que vous avez un rendez-vous électoral prévu
l’an prochain, et qu’à ce moment là, il sera trop tard. Interpelez le/la sur
les réseaux sociaux avec le hashtag #motioncitoyenne
A
l’issue d’une campagne intense le peuple britannique a donc décidé de quitter
l’Union Européenne et de retrouver sa souveraineté. C’est un événement de
première importance qui porte les enjeux politiques des mois à venir vers une
nouvelle configuration.
Le
MS21 tient tout d'abord à saluer les dirigeants du Royaume Uni pour avoir
organisé cette grande consultation démocratique - même si on peut regretter les
outrances et les violences verbales de la campagne. Combien de chefs d'Etats de
l'UE, et de dirigeants de la Commission européenne, considèrent en effet qu'il
est pour le moins imprudent et à coup sûr totalement inopportun de consulter le
peuple sur une question sensible qui perturbe les clivages traditionnels du
champ politique et risque de contrevenir aux objectifs des classes dirigeantes
européennes voire mondiales.
Patrick Vassort, sociologue, Université de Caen, jeu. 23 juin 2016
Édition du matin
Un collectif d'universitaires, chercheurs et
doctorants, s'annonce en tête des prochaines manifestations. Ni
“casseurs” ni “terroristes”, ils s'insurgent contre le « mensonge »
comme « mode de gouvernement et de domination ». Une pétition est en
ligne.
Depuis des semaines, le gouvernement et les médias
utilisent les mêmes « éléments de langage » pour faire croire que les
manifestations seraient composées de gens raisonnables qui ne
comprennent pas encore les avantages de la « loi travail », loi
européenne et non El Khomri, d’une part et, de l’autre, de casseurs,
délinquants, étrangers et dangereux. Mais qui fréquente les têtes de
manifestation afin de se joindre à ces personnes et de vérifier ces
propos ? Il me semble donc très étonnant que les commentaires des
journalistes et hommes politiques participent de fantasmes superbement
élaborés, même dans les milieux intellectuels.
L'équivalence
faite entre manifestant et casseur est une manipulation politique et
médiatique que nous refusons. Elle est d'autant plus artificielle que
nous savons que des policiers de la Brigade Anti-criminalité (BAC), et
autres briseurs de mouvement, s'infiltrent dans les cortèges. Le chaos
et la répression qu'ils y provoquent, dès lors, favorisent indûment
l'assignation aveugle d'identités et de responsabilités préfabriquées.
Cependant,
pour avoir l'habitude des manifestations et des "têtes de manif", je
crois pouvoir affirmer que le fantasme est plus fort que la réalité et
que le gouvernement socialiste, les représentants politiques des partis
les plus puissants de France, les médias dominants font du mensonge un
mode de gouvernement et de domination.
Mardi 14 juin à Paris, en
tête de manifestation, il y avait des jeunes lycéen.nes, étudiant.es et
travailleur.euses qui, depuis des années voient leur avenir détruit par
des politiques répressives, le développement d'un capitalisme de plus
en plus agressif, des patrons et des ministres de la République
expliquant qu'en refusant de se faire gratuitement matraquer ils/elles
deviennent des terroristes ou des "casseurs", laissant entendre
qu'ils/elles sont soit idiot.es, soit fachos, soit délinquant.es.
La réalité est plus simple pour l'immense majorité de ces gens en noir :
comme moi, ils veulent défendre leur avenir et celui de leurs enfants ;
comme moi, ils ne veulent pas d'une flexibilité professionnelle dont
les "plans sociaux" seront payés par leurs impôts ; comme moi, ils
refusent la privatisation des bénéfices et la socialisation des coûts
liés aux erreurs et aux vols du patronat et de l’actionnariat ; comme
moi ils veulent manifester leur opposition à un projet de société qui
repose sur la productivité du capital et l’abstraction de toute richesse
; comme moi, ils pensent que la démocratie ne se gagne pas tous les
cinq ans dans les urnes mais chaque jour dans les actes de chacun et de
tous ; comme moi, ils pensent que les élections sont devenues une
permission pour la domination impensée ; comme moi, ils constatent que
s’opposer majoritairement à une loi c’est prendre le risque d’être
criminalisé ; comme moi ils ne souhaitent pas recevoir des coups de
matraques, des balles de LDB, des grenades de désencerclement à hauteur
du visage, être gazés ; comme moi, ils ont compris que les ordres sont
de casser du manifestant pour casser l’opposition ; comme moi ils ne
supportent plus la morgue du Premier ministre ainsi que celle du
ministre de l'Intérieur et de bon nombre d'hommes et femmes
politiques... les mensonges répétés du chef de l’État.
Alors
comme moi, ils achètent des masques à gaz, des protections utiles pour
le sport, des vêtements noirs afin de ne pas être identifiables, car
chacun sait après avoir manifesté ces derniers mois que le délit de sale
gueule est très largement partagé dans la police et dangereux ; comme
moi ils ont envie de crier que "tout le monde déteste la police"
lorsque, comme mardi 14 juin et alors qu'il ne se passe rien de notable,
les CRS font une sortie, faisant tomber des dizaines de manifestants,
les frappant à coups de matraque et de tonfa à la tête, sur la colonne
vertébrale ; comme moi, ils comptent mieux les blessés (petits et
grands) de la manifestation du 14 au nombre de plusieurs centaines que
le ministre de l’Intérieur ; comme moi, ils sentent la haine monter en
eux lorsque, voyant un(e) manifestant(e) à terre, sans connaissance,
dans un état visiblement grave, les CRS continuent de gazer et de
matraquer jusqu'à faire une deuxième victime au même endroit alors que
certains des manifestants portaient secours au blessé ; comme moi ils
ont compris que les socialistes ne comprennent rien à la dynamique qui
aujourd'hui existe dans le pays ; comme moi ils savent que protéger
l'hôpital Necker des deux hurluberlus qui s’y sont attaqués (sur la
masse d’individus cela signifie que les manifestants sont très
disciplinés) était un jeu d'enfants pour des forces de l'ordre qui
coulissaient en grand nombre le long des manifestants afin de les
agresser, de les blesser, de les détruire, mais qu'aucun ordre n'a été
donné pour cela ; comme moi ils savent que les "casseurs" des services
publics ne sont pas ceux qui s'attaquent à une baie vitrée mais ceux qui
font disparaître les moyens humains et matériels de ces mêmes services
au profit de services privés et que ces "casseurs" sont les cols blancs
des ministères, les lobbies patronaux, les partis politiques et la
commission européenne. Comme moi sans doute, ils ont aujourd'hui
plus de rage encore que lundi 13 au soir, car mardi 14 juin l'État a
montré à quoi servait le monopole de la violence, lorsqu'il est entre
les mains d'un pouvoir délétère : il fait tomber tout espoir de "vie
bonne" ; comme moi ils savent qu'en 1789 les "casseurs" ont pris la
Bastille, qu'entre 1939 et 1944 des "terroristes" luttaient et
résistaient contre la terreur nazie ; comme moi ils ont compris et
savent que le langage, comme l'avait analysé Klemperer, est un outil du
pouvoir et de l'idéologie dominante et que l’idéologie dominante est
celle de la classe dominante.
Alors comme eux, peut-être, je me
prépare à de prochaines manifestations. Je ne suis pas un "casseur", pas
un "terroriste". Je veux encore être libre ! Libre de pouvoir
participer à des décisions collectives sans menaces de 49,3, sans
menaces de militarisation de l'espace public. Libre de manifester sans
prendre de risques pour ma santé, sans que des enfants prennent de
risques pour la leur. C'est pour cela que lors de la prochaine
manifestation, comme eux, je serai encore prêt ! Avec mon masque à gaz,
mes protections, mon foulard, mes vêtements noirs, car ainsi on se
protège individuellement tout en protégeant le collectif, en évitant les
identifications faciles, la haine visible de certains représentants des
« forces » dites de l’ordre.
J'assume pleinement mes propos et
je serai en « tête de manif » lors des prochaines manifestations où
qu’elles soient ; je viendrai en aide à ceux qui, parmi nous, femmes et
hommes, lycéens, étudiants, chômeurs, travailleurs précaires ou pauvres,
seront en difficulté et agressés et m’engage à me défendre et à nous
défendre contre toute agression policière ou gouvernementale, par les
moyens dont je disposerai. C'est dans l'action militante et la défense
de nos libertés que ce "je" deviendra un "nous" ! La pétition est accessible ici : http://tinyurl.com/hu4mmhj
Signataires : Dominique Archambault, professeur, Université Paris 8-Vincennes-Saint-Denis ; Nathalie Auger, maître de conférences, Université Rennes 1 ; Michel Barthélémy, sociologue, Cnrs ; Christine Bertrand, maître de conférences, Université Paris 6 ; Claude-Isabelle Biason, monteuse vidéo, Toulouse ; Martine Boudet, agrégée de Lettres modernes, Toulouse ; Claire Brisson, doctorante en géographie, Université Paris-Sorbonne ; Dominique Burlot, documentaliste, Toulouse ; Magali Busquet, ingénieure, Lyon ; Claude Calame, directeur d’études, EHESS, Paris ; Sylvie Considère, maître de conférences, ESPE Lille ; Laure Crombé, doctorante Paris Ouest Nanterre La Défense ; Carole David-Bordier, professeur d'EPS, L'Ile-d'Elle ; Sophie Desrosiers, enseignant-chercheur, EHESS ; Jeanne Dressen ; Jean-François Dubost, historien, professeur des universités, Université Paris-Est Créteil ; Pascale Dubus, historienne de l’art, Université Paris 1 ; Nicolas Elefantis, documentaliste, Université Toulouse III ; Laure Emperaire, Institut de Recherche pour le Développement (IRD) ; Jérémie Ferrer-Bartomeu, doctorant en histoire moderne, École nationale des chartes ; Artemisa Flores Espinola, sociologue, Université Paris 8-Vincennes-Saint-Denis ; Henri Fourtine, biatss scd p ; Caroline Gallez, chercheuse, Paris ; Pascal Garcelon, enseignant, Toulouse ; Florent Gaudez, professeur, Université Grenoble Alpes ; Karine Ginisty, géographe, post-doctorante, EHESS ; Fabien Granjon, sociologue, Université Paris 8 ; Nacira Guénif, anthropologue, professeure, Université Paris 8 ; Michaël Gutnic, maître de conférences en mathématiques, Université de Strasbourg ; Mathieu Hocquelet, postdoctorant, Freie Universität, Berlin ; Sophie Jallais, maître de conférences, Université Paris 1 ; Chantal Jaquet, philosophe, professeur à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne ; Aurélie Jeantet, sociologue, Université Sorbonne Nouvelle ; Anne Jollet, historienne, Université de Poitiers ; François Jouve, professeur, Université Paris Diderot ; Patricia Kajnar, cinéaste ; Helin Karaman, doctorante en sociologie et urbanisme, EHESS ; Isabelle Krzywkowski, Littérature comparée, Université Grenoble Alpes ; Adrien Krauz, doctorant en urbanisme, Université Paris Ouest Nanterre La Défense ; Marc Langenbach, géographe, premier assistant, Université de Lausanne ; Christian Lavault, professeur émérite, Université Paris 13 ; Sylvain Leder, enseignant, Paris ; Noémi Lefebvre, chargée de recherche et d'enseignement, écrivain, Lyon ; Romain Legé, doctorant en géographie, Université de Nantes ; Françoise Lemmet, retraitée ; Kolja Lindner, docteur en science politique, ATER à Sciences Po, Paris ; Olivier Long, enseignant-chercheur et peintre, Université Paris 1 ; Frédérique Longuet Marx, anthropologue, maître de conférences, Université de Caen ; Pascal Maillard, travailleur de l’Université, Strasbourg ; Jean Malifaud, maitre de conférences retraité ; Toufan Manoutcheri, comédienne, Paris ; Nicole Mathieu, Directeur de recherche émérite au CNRS ; Jacob Matthews, enseignant-chercheur, Université Paris 8 ; Tiphaine Maurin, doctorante en préhistoire, Université de Bordeaux ; Sarah Mekdjian, enseignante-chercheuse, Université Grenoble Alpes ; Pierre Mercklé, sociologue, ENS de Lyon ; Bernard Mezzadri, anthropologue, Université d’Avignon et des Pays de Vaucluse ; Christophe Mileschi, professeur des universités, Paris Ouest Nanterre ; Sylvie Monchatre, sociologue, Université de Strasbourg ; Charlotte Monteil, doctorante géographe, Université d'East Anglia (UK) ; Emmanuel Munch, doctorant en urbanisme, Université Paris-Est ; Dimitri Nicolle, psychologue, Paris ; Françoise Nassoy, éducatrice spécialisée, Paris ; Alexandra Oeser, sociologue, MCF, Université Paris Ouest Nanterre La Défense ; Anthony Pecqueux, sociologue, CNRS, Grenoble ; Evelyne Perrin, économiste, Directrice de recherches urbaines, Ministère de l’équipement, retraitée ; Mary Picone, anthropologue, EHESS ; Joel Pothier, enseignant-chercheur, Université Paris 6 ; Manuel Rebuschi, enseignant-chercheur, Université de Lorraine ; Simon Ridley, Doctorant en sociologie, enseignant moniteur en sociologie, Université Paris Ouest Nanterre La Défense ; Stéphane Rosière, professeur, Université de Reims Champagne-Ardenne ; Bertrand Rouziès, docteur de l'Université de Rouen ; Laëtitia S., étudiante en géographie, IGA ; Michel Savaric, enseignant-chercheur, Université de Franche-Comté ; Hélène Tallon, géographe, chercheur associé UMR Innovation, Montpellier ; Romain Telliez, maître de conférences, Université de Paris-Sorbonne ; Jérôme Valluy, maître de conférences en science politique, Université Paris 1 ; Stéphanie Vincent-Geslin, sociologue, UNIL, Lausanne ; Sophie Wahnich, directrice de recherche, CNRS, Paris ; Caroline Zekri, maître de conférences, Université Paris-Est Créteil.
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Contre la loi travail : une mobilisation décisive Avec le 49.3,
le gouvernement a sorti les gros moyens pour tenter de faire cesser la
mobilisation : annulation des débats à l’Assemblée, chantage et pression
sur les député-es « récalcitrant-es ». Pour le mouvement social,
l’encadrement policier agressif des manifestations, la répression
violente contre les manifestant-es, les expulsions brutales comme à
Rennes où c’est le Raid qui est intervenu à la Maison du peuple occupée
par les opposant-es au projet de loi travail, et le refus de répondre
aux milliers de manifestant-es. Le gouvernement en agissant de la sorte, l’Assemblée en muselant une
grande partie de ses membres jouent un jeu dangereux et perdent ce qui
leur reste de « légitimité ». Notre objectif n’a pas changé.
Le gouvernement peut la décréter, le Medef la rêver, nous ne voulons
pas du projet de loi travail : pas de facilitation des licenciements,
pas de protection en moins pour les travailleurs et les travailleuses
les plus exploité-es, pas d’inversion de la hiérarchie des normes, pas
d’augmentation de
notre temps de travail… Nous voulons le partage du travail entre toutes les mains
disponibles, ne pas perdre notre vie à la gagner, un statut protecteur
des droits pour tous-tes les salarié-es… Notre calendrier n’a pas changé,
nous sommes encore plus déterminé-es. Cette semaine, les 17 et 19 mai,
nous manifesteront dans toutes les villes. Les cortèges de Solidaires
accueillent et accueilleront tous ceux et celles qui veulent manifester
ensemble et de façon déterminée. A partir du 17, partout où les
assemblées générales le décideront, dans les services, les ateliers, les
bureaux, nous voterons la grève et discuterons de la reconduction le
lendemain. Le processus est enclanché dans les transport (rail,
routiers), la pétrochimie, les docks, l’énergie… Les appels à la grève
et les préavis sont déposés.
Nous appelons donc : tous-tes
les salarié-es, les étudiant-es, lycéen-nes, chômeur-euses, retraité-es
à descendre dans les rues, particulièrement les 17 et 19.
à réunir des assemblées générales sur nos lieux de travail et à engager la grève et la reconduction.
à signer massivement le texte de la pétition : http://motiondecensure.fr à
travailler ensemble, syndicats, nuits debout, appels loi travail non
merci, on bloque tout… pour occuper ensemble l’espace et le débat
publics et reprendre le contrôle de nos vies. Debout la nuit, le jour, dans la grève, dans la rue, jusqu’au retrait total,
nous pouvons gagner !
Solidarité Maroc, Réseau de solidarité avec les peuples du Maroc, du Sahara occidental et d'ailleurs(RSPMSOA) solidmar05[at]gmail.com 17 rue Jean Eymar 05000 Gap France
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