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lundi 18 juillet 2016

Loi Travail : Motion de censure citoyenne !

18 Juillet 2016

Motion de censure citoyenne !

Bonjour, vous recevez ce mail car vous faites partie des  signataires de la pétition Nuit Debout. La loi travail revient une dernière fois à l’Assemblée Nationale cette semaine. Si rien n’est fait, elle sera considérée comme adoptée. Le refus de cette loi ne doit pas être ignoré. Ne nous laissons pas faire !  

Soutenez l’initiative citoyenne d’une motion de censure transparaissant ayant pour objectif de faire tomber la loi El Khomri lors du retour prochain de la loi à l’Assemblée Nationale. Loi qui sera imposée à nouveau sans le consentement des député-e-s au moyen du 49-3 - article "constitutionnel" permettant de déroger aux articles les plus fondamentaux de la Constitution...
Appelez votre député-e, poussez le/la  à signer cette motion de censure. Prenez rendez-vous avec lui /elle pour lui demander des comptes. Rappelez-lui que vous avez  un rendez-vous électoral prévu l’an prochain, et qu’à ce moment là, il sera trop tard.
Interpelez le/la sur les réseaux sociaux avec le hashtag #motioncitoyenne


mercredi 29 juin 2016

BREXIT !




BREXIT


Publié le par MS21



A l’issue d’une campagne intense le peuple britannique a donc décidé de quitter l’Union Européenne et de retrouver sa souveraineté. C’est un événement de première importance qui porte les enjeux politiques des mois à venir vers une nouvelle configuration.

Le MS21 tient tout d'abord à saluer les dirigeants du Royaume Uni pour avoir organisé cette grande consultation démocratique - même si on peut regretter les outrances et les violences verbales de la campagne. Combien de chefs d'Etats de l'UE, et de dirigeants de la Commission européenne, considèrent en effet qu'il est pour le moins imprudent et à coup sûr totalement inopportun de consulter le peuple sur une question sensible qui perturbe les clivages traditionnels du champ politique et risque de contrevenir aux objectifs des classes dirigeantes européennes voire mondiales.

samedi 25 juin 2016

Titres sur http://solidmar.blogspot.com du 19 au 26 juin 2016


Maroc

Sahara Occidental
France et ailleurs

jeudi 23 juin 2016

Un collectif d'universitaires, chercheurs et doctorants, en tête des prochaines manifestations.

 
Patrick Vassort, sociologue, Université de Caen, 
  jeu. 23 juin 2016 Édition du matin

Un collectif d'universitaires, chercheurs et doctorants, s'annonce en tête des prochaines manifestations. Ni “casseurs” ni “terroristes”, ils s'insurgent contre le « mensonge » comme « mode de gouvernement et de domination ». Une pétition est en ligne.


  • Depuis des semaines, le gouvernement et les médias utilisent les mêmes « éléments de langage » pour faire croire que les manifestations seraient composées de gens raisonnables qui ne comprennent pas encore les avantages de la « loi travail », loi européenne et non El Khomri, d’une part et, de l’autre, de casseurs, délinquants, étrangers et dangereux. Mais qui fréquente les têtes de manifestation afin de se joindre à ces personnes et de vérifier ces propos ? Il me semble donc très étonnant que les commentaires des journalistes et hommes politiques participent de fantasmes superbement élaborés, même dans les milieux intellectuels.

    L'équivalence faite entre manifestant et casseur est une manipulation politique et médiatique que nous refusons. Elle est d'autant plus artificielle que nous savons que des policiers de la Brigade Anti-criminalité (BAC), et autres briseurs de mouvement, s'infiltrent dans les cortèges. Le chaos et la répression qu'ils y provoquent, dès lors, favorisent indûment l'assignation aveugle d'identités et de responsabilités préfabriquées.

    Cependant, pour avoir l'habitude des manifestations et des "têtes de manif", je crois pouvoir affirmer que le fantasme est plus fort que la réalité et que le gouvernement socialiste, les représentants politiques des partis les plus puissants de France, les médias dominants font du mensonge un mode de gouvernement et de domination.

    Mardi 14 juin à Paris, en tête de manifestation, il y avait des jeunes lycéen.nes, étudiant.es et travailleur.euses qui, depuis des années voient leur avenir détruit par des politiques répressives, le développement d'un capitalisme de plus en plus agressif, des patrons et des ministres de la République expliquant qu'en refusant de se faire gratuitement matraquer ils/elles deviennent des terroristes ou des "casseurs", laissant entendre qu'ils/elles sont soit idiot.es, soit fachos, soit délinquant.es.

    La réalité est plus simple pour l'immense majorité de ces gens en noir : comme moi, ils veulent défendre leur avenir et celui de leurs enfants ; comme moi, ils ne veulent pas d'une flexibilité professionnelle dont les "plans sociaux" seront payés par leurs impôts ; comme moi, ils refusent la privatisation des bénéfices et la socialisation des coûts liés aux erreurs et aux vols du patronat et de l’actionnariat ; comme moi ils veulent manifester leur opposition à un projet de société qui repose sur la productivité du capital et l’abstraction de toute richesse ; comme moi, ils pensent que la démocratie ne se gagne pas tous les cinq ans dans les urnes mais chaque jour dans les actes de chacun et de tous ; comme moi, ils pensent que les élections sont devenues une permission pour la domination impensée ; comme moi, ils constatent que s’opposer majoritairement à une loi c’est prendre le risque d’être criminalisé ; comme moi ils ne souhaitent pas recevoir des coups de matraques, des balles de LDB, des grenades de désencerclement à hauteur du visage, être gazés ; comme moi, ils ont compris que les ordres sont de casser du manifestant pour casser l’opposition ; comme moi ils ne supportent plus la morgue du Premier ministre ainsi que celle du ministre de l'Intérieur et de bon nombre d'hommes et femmes politiques... les mensonges répétés du chef de l’État.

    Alors comme moi, ils achètent des masques à gaz, des protections utiles pour le sport, des vêtements noirs afin de ne pas être identifiables, car chacun sait après avoir manifesté ces derniers mois que le délit de sale gueule est très largement partagé dans la police et dangereux ; comme moi ils ont envie de crier que "tout le monde déteste la police" lorsque, comme mardi 14 juin et alors qu'il ne se passe rien de notable, les CRS font une sortie, faisant tomber des dizaines de manifestants, les frappant à coups de matraque et de tonfa à la tête, sur la colonne vertébrale ; comme moi, ils comptent mieux les blessés (petits et grands) de la manifestation du 14 au nombre de plusieurs centaines que le ministre de l’Intérieur ; comme moi, ils sentent la haine monter en eux lorsque, voyant un(e) manifestant(e) à terre, sans connaissance, dans un état visiblement grave, les CRS continuent de gazer et de matraquer jusqu'à faire une deuxième victime au même endroit alors que certains des manifestants portaient secours au blessé ; comme moi ils ont compris que les socialistes ne comprennent rien à la dynamique qui aujourd'hui existe dans le pays ; comme moi ils savent que protéger l'hôpital Necker des deux hurluberlus qui s’y sont attaqués (sur la masse d’individus cela signifie que les manifestants sont très disciplinés) était un jeu d'enfants pour des forces de l'ordre qui coulissaient en grand nombre le long des manifestants afin de les agresser, de les blesser, de les détruire, mais qu'aucun ordre n'a été donné pour cela ; comme moi ils savent que les "casseurs" des services publics ne sont pas ceux qui s'attaquent à une baie vitrée mais ceux qui font disparaître les moyens humains et matériels de ces mêmes services au profit de services privés et que ces "casseurs" sont les cols blancs des ministères, les lobbies patronaux, les partis politiques et la commission européenne.

    Comme moi sans doute, ils ont aujourd'hui plus de rage encore que lundi 13 au soir, car mardi 14 juin l'État a montré à quoi servait le monopole de la violence,
    lorsqu'il est entre les mains d'un pouvoir délétère : il fait tomber tout espoir de "vie bonne" ; comme moi ils savent qu'en 1789 les "casseurs" ont pris la Bastille, qu'entre 1939 et 1944 des "terroristes" luttaient et résistaient contre la terreur nazie ; comme moi ils ont compris et savent que le langage, comme l'avait analysé Klemperer, est un outil du pouvoir et de l'idéologie dominante et que l’idéologie dominante est celle de la classe dominante.

    Alors comme eux, peut-être, je me prépare à de prochaines manifestations. Je ne suis pas un "casseur", pas un "terroriste". Je veux encore être libre ! Libre de pouvoir participer à des décisions collectives sans menaces de 49,3, sans menaces de militarisation de l'espace public. Libre de manifester sans prendre de risques pour ma santé, sans que des enfants prennent de risques pour la leur. C'est pour cela que lors de la prochaine manifestation, comme eux, je serai encore prêt ! Avec mon masque à gaz, mes protections, mon foulard, mes vêtements noirs, car ainsi on se protège individuellement tout en protégeant le collectif, en évitant les identifications faciles, la haine visible de certains représentants des « forces » dites de l’ordre.

    J'assume pleinement mes propos et je serai en « tête de manif » lors des prochaines manifestations où qu’elles soient ; je viendrai en aide à ceux qui, parmi nous, femmes et hommes, lycéens, étudiants, chômeurs, travailleurs précaires ou pauvres, seront en difficulté et agressés et m’engage à me défendre et à nous défendre contre toute agression policière ou gouvernementale, par les moyens dont je disposerai. C'est dans l'action militante et la défense de nos libertés que ce "je" deviendra un "nous" !

    La pétition est accessible ici : http://tinyurl.com/hu4mmhj

    Signataires :
    Dominique Archambault, professeur, Université Paris 8-Vincennes-Saint-Denis ; Nathalie Auger, maître de conférences, Université Rennes 1 ; Michel Barthélémy, sociologue, Cnrs ; Christine Bertrand, maître de conférences, Université Paris 6 ; Claude-Isabelle Biason, monteuse vidéo, Toulouse ; Martine Boudet, agrégée de Lettres modernes, Toulouse ; Claire Brisson, doctorante en géographie, Université Paris-Sorbonne ; Dominique Burlot, documentaliste, Toulouse ; Magali Busquet, ingénieure, Lyon ; Claude Calame, directeur d’études, EHESS, Paris ; Sylvie Considère, maître de conférences, ESPE Lille ; Laure Crombé, doctorante Paris Ouest Nanterre La Défense ; Carole David-Bordier, professeur d'EPS, L'Ile-d'Elle ; Sophie Desrosiers, enseignant-chercheur, EHESS ; Jeanne Dressen ; Jean-François Dubost, historien, professeur des universités, Université Paris-Est Créteil ; Pascale Dubus, historienne de l’art, Université Paris 1 ; Nicolas Elefantis, documentaliste, Université Toulouse III ; Laure Emperaire, Institut de Recherche pour le Développement (IRD) ; Jérémie Ferrer-Bartomeu, doctorant en histoire moderne, École nationale des chartes ; Artemisa Flores Espinola, sociologue, Université Paris 8-Vincennes-Saint-Denis ; Henri Fourtine, biatss scd p ; Caroline Gallez, chercheuse, Paris ; Pascal Garcelon, enseignant, Toulouse ; Florent Gaudez, professeur, Université Grenoble Alpes ; Karine Ginisty, géographe, post-doctorante, EHESS ; Fabien Granjon, sociologue, Université Paris 8 ; Nacira Guénif, anthropologue, professeure, Université Paris 8 ; Michaël Gutnic, maître de conférences en mathématiques, Université de Strasbourg ; Mathieu Hocquelet, postdoctorant, Freie Universität, Berlin ; Sophie Jallais, maître de conférences, Université Paris 1 ; Chantal Jaquet, philosophe, professeur à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne ; Aurélie Jeantet, sociologue, Université Sorbonne Nouvelle ; Anne Jollet, historienne, Université de Poitiers ; François Jouve, professeur, Université Paris Diderot ; Patricia Kajnar,  cinéaste ; Helin Karaman, doctorante en sociologie et urbanisme, EHESS ; Isabelle Krzywkowski, Littérature comparée, Université Grenoble Alpes ; Adrien Krauz, doctorant en urbanisme, Université Paris Ouest Nanterre La Défense ; Marc Langenbach, géographe, premier assistant, Université de Lausanne ; Christian Lavault, professeur émérite, Université Paris 13 ; Sylvain Leder, enseignant, Paris ; Noémi Lefebvre, chargée de recherche et d'enseignement, écrivain, Lyon ; Romain Legé, doctorant en géographie, Université de Nantes ; Françoise Lemmet, retraitée ; Kolja Lindner, docteur en science politique, ATER à Sciences Po, Paris ; Olivier Long, enseignant-chercheur et peintre, Université Paris 1 ; Frédérique Longuet Marx, anthropologue, maître de conférences, Université de Caen ; Pascal Maillard, travailleur de l’Université, Strasbourg ; Jean Malifaud, maitre de conférences retraité ; Toufan Manoutcheri, comédienne, Paris ; Nicole Mathieu, Directeur de recherche émérite au CNRS ; Jacob Matthews, enseignant-chercheur, Université Paris 8 ; Tiphaine Maurin, doctorante en préhistoire, Université de Bordeaux ; Sarah Mekdjian, enseignante-chercheuse, Université Grenoble Alpes ; Pierre Mercklé, sociologue, ENS de Lyon ; Bernard Mezzadri, anthropologue, Université d’Avignon et des Pays de Vaucluse ; Christophe Mileschi, professeur des universités, Paris Ouest Nanterre ; Sylvie Monchatre, sociologue, Université de Strasbourg ; Charlotte Monteil, doctorante géographe, Université d'East Anglia (UK) ; Emmanuel Munch, doctorant en urbanisme, Université Paris-Est ; Dimitri Nicolle, psychologue, Paris ; Françoise Nassoy, éducatrice spécialisée, Paris ; Alexandra Oeser, sociologue, MCF, Université Paris Ouest Nanterre La Défense ; Anthony Pecqueux, sociologue, CNRS, Grenoble ; Evelyne Perrin, économiste,  Directrice de recherches urbaines,  Ministère de l’équipement, retraitée ; Mary Picone, anthropologue, EHESS ; Joel Pothier, enseignant-chercheur, Université Paris 6 ; Manuel Rebuschi, enseignant-chercheur, Université de Lorraine ; Simon Ridley, Doctorant en sociologie, enseignant moniteur en sociologie, Université Paris Ouest Nanterre La Défense ; Stéphane Rosière, professeur, Université de Reims Champagne-Ardenne ; Bertrand Rouziès, docteur de l'Université de Rouen ; Laëtitia S., étudiante en géographie, IGA ; Michel Savaric, enseignant-chercheur, Université de Franche-Comté ; Hélène Tallon, géographe, chercheur associé UMR Innovation, Montpellier ; Romain Telliez, maître de conférences, Université de Paris-Sorbonne ; Jérôme Valluy, maître de conférences en science politique, Université Paris 1 ; Stéphanie Vincent-Geslin, sociologue, UNIL, Lausanne ; Sophie Wahnich, directrice de recherche, CNRS, Paris ; Caroline Zekri, maître de conférences, Université Paris-Est Créteil.
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    samedi 21 mai 2016

    Quelques nouvelles du mouvement social en France

    Retrait de la loi Travail

    Contre la loi travail : une mobilisation décisive
    Avec le 49.3, le gouvernement a sorti les gros moyens pour tenter de faire cesser la mobilisation : annulation des débats à l’Assemblée, chantage et pression sur les député-es « récalcitrant-es ». Pour le mouvement social, l’encadrement policier agressif des manifestations, la répression violente contre les manifestant-es, les expulsions brutales comme à Rennes où c’est le Raid qui est intervenu à la Maison du peuple occupée par les opposant-es au projet de loi travail, et le refus de répondre aux milliers de manifestant-es.
    Le gouvernement en agissant de la sorte, l’Assemblée en muselant une grande partie de ses membres jouent un jeu dangereux et perdent ce qui leur reste de « légitimité ».
    Notre objectif n’a pas changé. Le gouvernement peut la décréter, le Medef la rêver, nous ne voulons pas du projet de loi travail : pas de facilitation des licenciements, pas de protection en moins pour les travailleurs et les travailleuses les plus exploité-es, pas d’inversion de la hiérarchie des normes, pas d’augmentation de
    notre temps de travail…

    Nous voulons le partage du travail entre toutes les mains disponibles, ne pas perdre notre vie à la gagner, un statut protecteur des droits pour tous-tes les salarié-es…
    Notre calendrier n’a pas changé, nous sommes encore plus déterminé-es. Cette semaine, les 17 et 19 mai, nous manifesteront dans toutes les villes. Les cortèges de Solidaires accueillent et accueilleront tous ceux et celles qui veulent manifester ensemble et de façon déterminée. A partir du 17, partout où les assemblées générales le décideront, dans les services, les ateliers, les bureaux, nous voterons la grève et discuterons de la reconduction le lendemain. Le processus est enclanché dans les transport (rail, routiers), la pétrochimie, les docks, l’énergie… Les appels à la grève et les préavis sont déposés.
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    Nous appelons donc :
    - tous-tes les salarié-es, les étudiant-es, lycéen-nes, chômeur-euses, retraité-es à descendre dans les rues, particulièrement les 17 et 19.
    - à réunir des assemblées générales sur nos lieux de travail et à engager la grève et la reconduction.
    - à signer massivement le texte de la pétition : http://motiondecensure.fr
    - à travailler ensemble, syndicats, nuits debout, appels loi travail non merci, on bloque tout… pour occuper ensemble l’espace et le débat publics et reprendre le contrôle de nos vies.

    Debout la nuit, le jour, dans la grève, dans la rue, jusqu’au retrait total,
    nous pouvons gagner !

    TOUTES ET TOUS EN GREVE