Chers amis lecteurs de solidmar,

Solidmar est fatigué ! Trop nourri ! En 8 ans d’existence il s’est goinfré de près de 14 000 articles et n’arrive plus à publier correctement les actualités. RDV sur son jumeau solidmar !

Pages

Affichage des articles dont le libellé est : Nuit Debout. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est : Nuit Debout. Afficher tous les articles

lundi 29 août 2016

Après Été Debout, Rentrée Debout


29 Aout 2016

ÉTÉ DEBOUT

Bienvenue à l'Été d'Urgence a été l'occasion de débattre en réponse au quatrième renouvellement de l'état d'urgence ;  Debout à vélo  a vu de valeureu-x-ses cyclistes deboutistes parcourir plus de 500 kilomètres pour aller à à la rencontre des Nuits Debout du sud. De nombreu-x-ses Deboutistes ont activement participé au Camp Climat à Espère, à la défense de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, aux actions contre l'enfouissement de déchets nucléaires à Bure et au rassemblement des Nuits Debout dans la forêt de Paimpont 


Pendant ce temps ont eu lieu sur la place de la République des réunions de préparation de la rentrée, ouvertes à toutes et à tous, qui ont donné lieu à un programme sur cinq jours, chaque jour étant placé sous le signe d'une thématique chère à Nuit Debout. Du 31 août au 4 septembre, nous aurons cinq jours pour réinvestir la place, se rencontrer, discuter, débattre, créer de nouvelles commissions, de nouveaux projets ou mettre en place des actions : bref, continuer la lutte dans toute la diversité qui fait Nuit Debout. Vous trouverez ci-dessous le programme provisoire à enrichir de vos propres initiatives :

RENTRÉE DEBOUT

MERCREDI 31 AOÛT (184 mars) – THÈME « PARTAGE DES RICHESSES »

· 16h : Expo de la commission “Jeux debout”
· 16h : Présentation de l’association SHARE (solidarité dans la santé et l’éducation)
· 16h : Présentation de l’association DAL (Droit Au Logement)
· 18h30 : Petit concert avec Mathieu (guitare)
· 19h-21h : Assemblée populaire animée par la commission Economie Politique.
· 21h à 23h : Pique-nique
Minuit : Fin d’occupation de la place.

JEUDI 1ER SEPTEMBRE (185 mars) – THÈME « LES NOUVELLES FORMES DE MOBILISATION »
· 16h : Expositions de la commission “Jeux debout” et de la commission Ecologie
· 18h : Qu’est-ce qu’une TAZ (Temporary Autonomous Zone) ?
· 19h-21h30 : Assemblée populaire: – Les GPII (Grands Projets Inutiles et Imposés) et les ZAD : comment s’organise la lutte au niveau local ?
· 19h30 : Ouverture de Cantine debout
· 21h30 : Projections
· « La valeur de la terre » (5 mn) court métrage sur la disparition des terres agricoles
· « Le dernier continent » (1h07) film sur la ZAD de Notre Dame des Landes
Minuit : Fin d’occupation de la place.

VENDREDI 2 SEPTEMBRE (186 mars) – THÈME « LOCAL DEBOUT* »

· 16-18h : Installation artistique « Barricade » par Arts visuels debout
· 17h : réunion des Nuit Debout d’Ile de France
· 18h : Retour sur les rencontres inter-Nuits Debout de l’été: NDDL, Bure, Camp-climat, Paimpont, Vélo Debout
· 19h-21h : Assemblée populaire en association avec d’autres Nuit Debout
· 19h30 : Ouverture de Cantine debout
· 21h : Lectures poétiques par Cécile
·  21h30 : Concert. Chansons debout – Abou Baka (musique comorienne)
Minuit : Fin d’occupation de la place.

SAMEDI 3 SEPTEMBRE (187 mars) – THÈME « DÉMOCRATIES EN DANGER, A RÉ-INVENTER »

·     16h : « Des assemblées citoyennes tirées au sort pour changer la politique ? » (avec D. Courant)
·     16-18h : table-ronde sur les pressions mises sur les syndicats en France
·     16h : atelier de composition musicale de Chanson Debout
·     17h : « Main basse sur l’information » (avec L. Mauduit)
·     17h : Atelier sur les mandats des élus : cadre, contrôle, limites…
·     19: parade autour de la « Barricade » érigée la veille par Arts visuels debout
·     19h-21h : Assemblée populaire animée par Démocratie sur la place.
·     19h30 : Ouverture de Cantine debout
·     21h : Gros concert multi-groupes. Chanson debout – Les grenouilles mortes – Infecticid – RN vin
Minuit : Fin d’occupation de la place.

DIMANCHE 4 SEPTEMBRE (188 mars) – THÈME « LIBERTÉS, ÉGALITÉS, FRATERNITÉS ? »

·17h : Orchestre Debout.
·17h30 : Retour sur la situation des migrants à Paris
·18h : « Des jurys citoyens pour quoi faire ? » (avec A. Jardin)
·19h-21h : Assemblée populaire animée par Démocratie sur la place.
·19h30 : Ouverture de Cantine debout
· 21h : Lecture spectacle « Résolutions »
· 21h30 : Bal populaire
Minuit : Fin d’occupation de la place.
Pendant les 5 jours:
– une exposition de photos de l’initiative Nuit Debout partout
– une exposition-présentation de 4 appels portés par différentes Nuit Debout du mouvement
– une collecte d’idées et propositions de tous pour l’avenir de Nuit Debout
– la réunion de rentrée et d’accueil des différentes commissions de la place
Programme à retrouver sur nuitdebout.fr
Rejoignez l'événement Facebook ici 

Toujours debout ! 

suivez nous sur Twitter, Facebook et sur notre site 

----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

 

lundi 18 juillet 2016

Loi Travail : Motion de censure citoyenne !

18 Juillet 2016

Motion de censure citoyenne !

Bonjour, vous recevez ce mail car vous faites partie des  signataires de la pétition Nuit Debout. La loi travail revient une dernière fois à l’Assemblée Nationale cette semaine. Si rien n’est fait, elle sera considérée comme adoptée. Le refus de cette loi ne doit pas être ignoré. Ne nous laissons pas faire !  

Soutenez l’initiative citoyenne d’une motion de censure transparaissant ayant pour objectif de faire tomber la loi El Khomri lors du retour prochain de la loi à l’Assemblée Nationale. Loi qui sera imposée à nouveau sans le consentement des député-e-s au moyen du 49-3 - article "constitutionnel" permettant de déroger aux articles les plus fondamentaux de la Constitution...
Appelez votre député-e, poussez le/la  à signer cette motion de censure. Prenez rendez-vous avec lui /elle pour lui demander des comptes. Rappelez-lui que vous avez  un rendez-vous électoral prévu l’an prochain, et qu’à ce moment là, il sera trop tard.
Interpelez le/la sur les réseaux sociaux avec le hashtag #motioncitoyenne


mercredi 22 juin 2016

La « casse » de l’hôpital Necker : histoire d’une manipulation politique

Gazette Debout,Journal indépendant de la Nuit Debout

Les mots d'excuses sur la façade de l'hôpital Necker après la manifestation du 14 juin. Estelle Nuit Debout - DR
Les mots d’excuse sur la façade de l’hôpital Necker après la manifestation du 14 juin. Estelle Nuit Debout / DR
REPORTAGE – Fracasser les vitres d’un hôpital pour enfants. Quel beau symbole pour le gouvernement, avide d’images choc pour discréditer les manifestants et minorer leur rancœur à l’encontre de ses choix politiques. Mais Gazette Debout a pu contacter certains militants qui étaient dans la tête du cortège. Et leur avis est sans appel : tous condamnent ce dommage collatéral à l’encontre de l’hôpital Necker. Retour sur ce qu’il faut bien appeler une manipulation politique.
 
Dès le lendemain du défilé du 14 juin, le Premier ministre Manuel Valls, s’est précipité à l’hôpital Necker en compagnie de la ministre de la Santé, Marisol Touraine, et du directeur général de l’Assistance Publique des Hôpitaux de Paris (AP-HP), Martin Hirsch. « Ce qui s’est passé ici est intolérable et doit sonner comme un signal d’alarme pour notre société », a-t-il déclaré. Lors d’une interview sur France Inter, il a parlé d’un établissement « dévasté ». De son côté, Bernard Cazeneuve a fustigé « les hordes de manifestants violents » qui s’en prenaient aux « vitres de l’hôpital » annonçant que « l’enfant des policiers tués à Magnanville était hospitalisé ».

samedi 21 mai 2016

Quelques nouvelles du mouvement social en France

Retrait de la loi Travail

Contre la loi travail : une mobilisation décisive
Avec le 49.3, le gouvernement a sorti les gros moyens pour tenter de faire cesser la mobilisation : annulation des débats à l’Assemblée, chantage et pression sur les député-es « récalcitrant-es ». Pour le mouvement social, l’encadrement policier agressif des manifestations, la répression violente contre les manifestant-es, les expulsions brutales comme à Rennes où c’est le Raid qui est intervenu à la Maison du peuple occupée par les opposant-es au projet de loi travail, et le refus de répondre aux milliers de manifestant-es.
Le gouvernement en agissant de la sorte, l’Assemblée en muselant une grande partie de ses membres jouent un jeu dangereux et perdent ce qui leur reste de « légitimité ».
Notre objectif n’a pas changé. Le gouvernement peut la décréter, le Medef la rêver, nous ne voulons pas du projet de loi travail : pas de facilitation des licenciements, pas de protection en moins pour les travailleurs et les travailleuses les plus exploité-es, pas d’inversion de la hiérarchie des normes, pas d’augmentation de
notre temps de travail…

Nous voulons le partage du travail entre toutes les mains disponibles, ne pas perdre notre vie à la gagner, un statut protecteur des droits pour tous-tes les salarié-es…
Notre calendrier n’a pas changé, nous sommes encore plus déterminé-es. Cette semaine, les 17 et 19 mai, nous manifesteront dans toutes les villes. Les cortèges de Solidaires accueillent et accueilleront tous ceux et celles qui veulent manifester ensemble et de façon déterminée. A partir du 17, partout où les assemblées générales le décideront, dans les services, les ateliers, les bureaux, nous voterons la grève et discuterons de la reconduction le lendemain. Le processus est enclanché dans les transport (rail, routiers), la pétrochimie, les docks, l’énergie… Les appels à la grève et les préavis sont déposés.
PNG - 44.1 ko
Nous appelons donc :
- tous-tes les salarié-es, les étudiant-es, lycéen-nes, chômeur-euses, retraité-es à descendre dans les rues, particulièrement les 17 et 19.
- à réunir des assemblées générales sur nos lieux de travail et à engager la grève et la reconduction.
- à signer massivement le texte de la pétition : http://motiondecensure.fr
- à travailler ensemble, syndicats, nuits debout, appels loi travail non merci, on bloque tout… pour occuper ensemble l’espace et le débat publics et reprendre le contrôle de nos vies.

Debout la nuit, le jour, dans la grève, dans la rue, jusqu’au retrait total,
nous pouvons gagner !

TOUTES ET TOUS EN GREVE


samedi 30 avril 2016

Nuit Debout: un remix de la Commune de Paris ?







Les crises ont toujours une valeur constituante. Krisis (κρίσις) signifie choix, la décision. Krino (κρίνω), le verbe dont dérive le substantif krisis, signifie séparer, distinguer ordonner. Rupture, choix, nouvel ordre. Les crises n'ont jamais eu une issue acquise d'avance,  univoque. Des facteurs dialectiques jouent dans les crises, impliquant par définition  une possibilité, ou une autre, ou encore une autre. Des contradictions réelles" qui font marcher l'histoire, pourrait- on dire.
La Grande Récession en Europe a entraîné un appauvrissement dramatique de la population, une baisse des revenus du travail comparable seulement avec celle enregistrée dans l'immédiat après-guerre. Les inégalités ont énormément augmenté, en raison d'une redistribution gigantesque de la richesse vers le haut, et plus de 25 millions de personnes (19 dans la seule zone euro) sont exclues de la population active. Les élites économiques et institutionnelles ont déchargé sur les citoyens le coût de l'assainissement budgétaire, en prenant, dans la foulée, la crise comme prétexte pour infliger le coup final au modèle social européen et à sa civilisation du travail. Une austérité combinée avec des contre-réformes du marché du travail pour réorganiser les sociétés européennes en fonction des intérêts du capital, la subrogation de la démocratie par un succédané, une gouvernance fonctionnelle. Une structure postmoderne du pouvoir, dans laquelle la souveraineté cède la place à la règle, à sa «rationalité mathématique», à la primauté de la procédure sur la décision démocratique, sur le consentement.

La crise des grandes organisations politiques de masse, des corps intermédiaires, a certainement favorisé cette dérive, ainsi que la faiblesse intrinsèque de la pensée critique, à savoir la soumission intrinsèque d'une part de celui-ci à l'idéologie dominante, à la suite de la défaite du mouvement ouvrier du XXe siècle et des transformations qui ont affecté la sphère productive, les relations entre le capital et le travail.