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samedi 27 août 2016

Rabat veut dicter à la communauté internationale ce qu'elle doit écrire sur le Maroc et le Sahara Occidental

Diaspora sahraui, 24/8/2016
 
Le gouvernement marocain veut dicter aux institutions internationales ce qu'elles doivent écrire sur la situation au Maroc et au Sahara Occidental. C'est la raison pour laquelle, il a procédé à l'expulsion de la composante civile et politique de la MINURSO.

Rabat a demandé au Secrétaire Général de l'ONU et à la Commission Européenne d'être "concerté au moment" de la rédaction de leur rapports sur le Maroc et le Sahara Occidental.

"Le Maroc a toujours exprimé sa désapprobation à l'égard de l'approche prônée dans la rédaction de ce rapport annuel qui est basée sur des appréciations émanant de la société civile, le gouvernement n'étant pas concerté au moment de sa rédaction. Ce qui conduit à la publication de données parfois biaisées voire dépassées", dixit l'argument du Makhzen présenté dans une réunion avec Rupert Joy, l'ambassadeur de l'Union Européenne à Rabat.

mardi 10 novembre 2015

[Video] Le gouvernement marocain insensible aux appels du pied de Human Rights Watch et Amnesty International

 Human Rights Watch et Amnesty International, 8/11/2015
A l’instar d’Amnesty international, Human Right Watch a révélé avoir également écrit au gouvernement Benkirane pour demander de nouvelles réunions. Des requêtes auxquelles l’exécutif n’a pas encore répondu.
Le 4 novembre le directeur général d’Amnesty Maroc confiait à Yabiladi que son ONG avait demandé au gouvernement Benkirane de tenir une réunion de haut niveau à Londres pour dissiper le « malentendu » entre les deux parties. Deux jours plus tard, c’est au tour de Human Rights Watch de révéler que Kenneth Roth, son directeur exécutif, a exprimé la même requête. Il a envoyé à cet effet une lettre datant du 22 septembre, sollicitant des rencontres en octobre avec des responsables marocains.
HRW indique que « le lendemain, le porte-parole du gouvernement, Mustapha Khalfi, a suggéré lors d’une conversation téléphonique avec Human Rights Watch que le rendez-vous pourrait avoir lieu « dans une à deux semaines ». Nous sommes en novembre sans qu’aucune réunion n’ait lieu ou qu’une date ne soit annoncée pour de futures discussions entre l’ONG américaine et des membres du gouvernement.

Pressions
« Mais au lieu de répondre à Human Rights Watch en fixant une date pour le rendez-vous réclamé par le Maroc, M. Khalfi, ainsi que d’autres hauts responsables marocains, ont passé le mois dernier à vilipender Human Rights Watch et ses collaborateurs dans les médias », déplore HRW. Il faut rappeler qu’en octobre le ministre de la Communication a bénéficié du renfort du ministre de la Justice, Mustapha Ramid pour égrainer les reproches à l'égard des ONG des droits de l’Homme.
A deux reprises le ministre de la Justice a tiré à boulets rouges sur HRW et Amnesty, les accusant d’être des caisses de résonance des thèses du Polisario sur le conflit du Sahara occidental. La première fois c’était à l’occasion d’un entretien accordé à la chaîne saoudienne Al Arabiya et ensuite lors de son passage devant la commission de la législation à la Chambre des représentants.
HRW considère que « la position actuelle du Maroc à son égard s’inscrit dans un contexte d’intolérance croissante envers les organisations indépendantes de défense des droits humains et d’autres voix critiques ». La réaction de Human Rights Watch et les révélations du directeur général d’Amnesty Maroc à notre site visent à mettre la pression sur le gouvernement Benkirane pour qu'il accepte de renouer le fil du dialogue avec les deux ONG.

lundi 30 mars 2015

L’errance sans fin de 400 mineurs non accompagnés n’a pas interpellé le gouvernement Benkirane

Les enfants des rues marocains squattent

 le port de Mellilia

Hassan Bentaleb, libe-ma 30/3/2015



Les enfants des rues marocains squattent le port de Mellilia00 est le nombre d’enfants marocains non accompagnés qui vivent à Mellilia. La grande majorité d’entre eux vit dans la rue, y passe la journée et une partie de la nuit.  Souvent, ces enfants errent au port de la ville et dans ses  alentours dans l’attente d’une occasion idoine pour traverser le Détroit. 
Chaque jour, entre 50 et 60 mineurs marocains sont appréhendés par les agents de la Guardia civil et placés  dans les centres de protection sociale, a rapporté un communiqué de l’AUGC, une association représentative des officiers de la Benemérita. 
Une situation qu’elle dénonce aujourd’hui estimant qu’elle est due au manque de contrôle de la part des autorités de la ville de Mellilia.  Selon cette ONG, les abris pour mineurs relevant du ministère de la Protection sociale enregistrent un déficit en ressources humaines notamment au niveau des effectifs de la police chargée du contrôle. Les enfants placés dans ces centres entrent et sortent sans aucun respect des horaires et des règlements en vigueur, souvent en escaladant les murs pour faire la belle. 
 
Et qu’en est-il de la position du gouvernement marocain qui a la responsabilité de garantir le retour et la réinsertion familiale de ces enfants migrants ? Le Maroc et l’Espagne ont ratifié un mémorandum d’entente sur les migrants mineurs non accompagnés en décembre 2003 et l’ont transformé en accord binational en 2007. 
Selon celui-ci, les autorités espagnoles ont le droit de rapatrier les mineurs non accompagnés après les avoir identifiés et localisé leurs familles. Si elles n’y parviennent pas, les enfants peuvent être remis aux autorités marocaines, à charge pour elles de localiser leurs familles ou de les placer dans des institutions spécialisées ou dans  des orphelinats.
Pourtant, plusieurs ONG œuvrant dans le domaine de la protection des enfants ont reproché à cet accord d’être davantage motivé par des intérêts nationaux – la sécurité des frontières – que par la volonté de protéger les enfants et que le « meilleur intérêt » de ceux-ci n’est guère pris en compte.
Les lois en vigueur au Maroc sont également épinglées et accusées de ne pas assurer une protection  suffisante aux enfants durant tout le processus de migration. La loi 02-03 relative à l’entrée et au séjour des étrangers au Royaume, à l’émigration et à l’immigration irrégulière (2003) est pointée du doigt puisqu’elle intègre les mineurs dans son champ d’application et prévoit la pénalisation de leurs actes ainsi que leur emprisonnement. 
Un rapport de l’UNICEF sur la migration en Espagne des enfants marocains non accompagnés a enfoncé le clou en indiquant que malgré la volonté politique de les protéger conformément au droit national et international, les mécanismes utilisés pour les rapatrier et les réinsérer manquent de cohérence, d’efficience et de coordination et ne sont pas conformes aux normes internationales.
 

http://www.libe.ma/Les-enfants-des-rues-marocains-squattent-le-port-de-Mellilia_a60545.html

dimanche 21 décembre 2014

Sale temps pour le Makhzen : Coleman est de retour

Diaspora Saharaui, 21/12/2014


Le Makhzen marocain a survécu aux coups d’Etats, aux complots militaires et civils, aux luttes des démocrates, aux soulèvements du dénommé Printemps Arabe, grâce notamment au soutien des puissances occidentales. Jusque-là, le régime du Maroc se croyait invulnérable. Mais soudain, un homme ou groupe d’hommes, sous le pseudonyme de Chris Coleman renversent la balance et les géants du Makhzen sont devenus des pygmées. 
Du jour au lendemain, la machine du Makhzen est ébranlée. Tous les secrets de sa politique sur le Sahara Occidental sont dévoilés. Le hacker Coleman n’a pas choisi le sujet de l’argent volé par les responsables marocains ni leurs comptes en banque à l’étranger, ni les violations des droits de l’homme, ni les mensonges sur le modèle démocratique marocain. Non, il a visé la question du Sahara Occidental, devenue la raison de vivre de la monarchie marocaine pour affirmer son leadership dans la région du Maghreb et l’Afrique du Nord.
Coleman a ouvert les yeux des marocains qui voyaient dans l’invasion du Sahara Occidental l’épopée du siècle. Il a dévoilé les défaillances d’une diplomatie marocaine basée sur ce dont le régime excelle : la corruption et le mensonge.
Grâce à Coleman, les marocains ont découvert que la communauté internationale considère le Maroc comme un pays colonisateur qui occupe un territoire non-autonome et qui doit respecter le droit à l’autodétermination des sahraouis.
Mais le véritable cauchemar du Makhzen est que le déballage continue et le gouvernement marocains doit s’attendre au pire. 
La réactivation, ce matin, du compte Twitter de Coleman, était un cadeau de Noël pour les démocrates et une gifle pour les sujets du Makhzen
Joyeux retour parmi nous, Coleman et au diable les nervis du Makhzen!

samedi 27 septembre 2014

« Lhaqed » va-t-il obtenir le Prix Sakharov 2014 ? Dans l'angoisse Mohammed VI donne des leçons à l'ONU...

Lhaqed, lors de sa sortie de prison en 2012 (photo DR)
Lhaqed, lors de sa sortie de prison en 2012 (photo DR)

A peine dix jours nous séparent du mardi 7 octobre 2014. Le pouvoir marocain n’aime pas cette date, il la déteste même, comme il déteste tout miroir qui lui renvoie son image, que des tonnes de cosmétiques n’arrivent pas à embellir. Il aimerait bien dormir le soir du lundi 6 octobre et se réveiller le matin pour découvrir qu’on est le mercredi 8 octobre et que le mardi 7 octobre a simplement disparu par magie.

En effet, le mardi 7 octobre est la date qu’a choisie le Parlement européen pour sélectionner les trois finalistes du Prix Sakharov 2014 pour la liberté de l’esprit, sachant que le vainqueur sera annoncé jeudi 16 octobre.
Pour un régime qui n’est pas très ami avec la liberté et encore moins celle de l’esprit, son inquiétude trouve du sens.
Le choix des trois finalistes se fera parmi les sept nominés (à titre individuel ou au sein d’une liste) qui ont été présentés le 23 septembre dernier. On y trouve en particulier le jeune rappeur marocain, Mouad Belghouat, plus connu sous le nom de Lhaqed, emprisonné trois fois pour avoir osé exercer son talent et exprimer par son art les aspirations de sa génération à une vie digne. Il a quitté la prison il y a quelques jours en attendant un jugement en appel le 13 octobre.
Les autres candidats qui ont été choisis par les groupes parlementaires européens ont des trajectoires différentes mais se rejoignent pour défendre la cause des droits de l’Homme.
On y trouve, à titre d’exemple, Mahmoud Al’Asali, professeur de droit à l’Université de Mossoul, tué en juillet dernier après avoir défendu le droit des chrétiens, dont le nom est soumis par le groupe des Conservateurs et réformistes européens, en même temps que Louis Raphael Sako, né en Irak et patriarche de l’Église catholique chaldéenne.
De son côté, le groupe de la Gauche unitaire européenne / Gauche verte a nominé les rappeurs Mouad Belghouate et Ala Yaacoubi (Weld El 15 en Tunisie) ainsi que le blogueur égyptien et activiste politique Alaa Abdel Fattah.
Ala Yaacoubi a été condamné en juin 2013 à deux ans de prison ferme pour avoir offensé la police dans une chanson, au moment où il était déjà sous le coup d’une peine de deux mois de prison pour un autre clip similaire. Il a encore été condamné il y a quelques semaines à quatre mois de prison.
Par ailleurs, le groupe de l’Alliance progressiste des socialistes et démocrates (S&D) et le groupe Alliance des démocrates et des libéraux pour l’Europe a choisi de présenter la candidature de Denis Mulwege, un gynécologue congolais spécialisé dans le traitement des victimes de viol et fondateur de l’hôpital Panzi à Bukavu (Congo).
Le Prix Sakharov pour la liberté de l’esprit, d’une valeur de 50 000 euros, est décerné chaque année par le Parlement européen. Il a été créé en 1988 pour honorer des personnalités collectives ou individuelles qui s’efforcent de défendre les droits de l’homme et des libertés fondamentales.
Malala Yousafzai a remporté le prix l’année dernière pour son combat pour l’éducation des filles au Pakistan.
Le groupe Gauche unitaire européenne / Gauche verte qui a proposé les rappeurs marocain et tunisien, en plus de l’activiste égyptien, est très conscient que depuis le déclenchement du Printemps Arabe, l’Union européenne n’a pas été à la hauteur de ses valeurs de démocratie et de liberté. Elle a apporté peu de soutien aux jeunes qui battaient le pavé pour réclamer justice et dignité.
Les gouvernements européens, trop pragmatiques et obsédés par la phobie aveugle de l’islamisme, ont plutôt penché pour les contre révolutions et les réformes superficielles.
Dans le cas du Maroc, l’Union européenne n’a exprimé aucune inquiétude à propos de l’affaire du journaliste indépendant Ali Anouzla, accusé de faire l’apologie du terrorisme, alors que les ONG les plus célèbres du monde comme RSF, HRW ou Amnesty International ont exprimé leur solidarité avec lui et leur indignation face à son arrestation abusive et la suspension arbitraire des sites Lakome dont il dirige la version arabophone.
Le choix de Mouad Belghouat est en soi un premier affront pour les autorités et le gouvernement de Rabat.
Si, le 7 octobre prochain, sa liste est sélectionnée parmi les trois finalistes, l’affront sera encore plus douloureux, et si, le 16 octobre, il gagne le Prix Shakharov, l’affront se transformera en une belle gifle.
Elle rappellera l’octroi par l’ONU en 2013 du Prix des droits de l’Homme à Khadija Ryadi, ancienne présidente de l’Association marocaine des droits humains (AMDH) et actuelle secrétaire générale de la jeune association Freedom Now, Comité de protection de la liberté de presse et d’expression au Maroc.
Alors que Freedom Now se débat avec une justice aux ordres pour arracher la reconnaissance légale de sa constitution, l’AMDH vit depuis des mois au rythme du harcèlement et de l’interdiction illégale de ses activités, dont la dernière est une conférence sur les médias et la démocratie prévue ce samedi 27 septembre.
La veille, le président de l’Union marocaine de la presse électronique, Abdallah Aftat a publié une lettre de démission, en guise de protestation contre les agissements des autorités.
Après avoir rappelé que « les autorités enchainent les attaques à l’encontre des expressions médiatiques, en particulier au niveau des médias numériques », et qu’elles « utilisent différents instruments pour punir tous ceux qui ont choisi une ligne éditoriale qui dérange le pouvoir: procès, harcèlement, arrestations et suspension », il s’indigne contre le projet de Code de la presse liberticide concocté par le ministère de la communication et interpelle le roi pour qu’il assume ses responsabilités dans cette mascarade.
Dans ce contexte lourd, un juge, de surcroit président de chambre à la Cour de cassation et surtout vice-président du Club des magistrats du Maroc, a tenu le 24 septembre une conférence de presse pour dénoncer le harcèlement dont il est victime de la part de son ministre de la justice.
Mohamed Anbar n’a pas sa langue sans sa poche. Pour lui, le vrai responsable est l’organe de renseignement (la fameuse DST) dont le directeur Abdellatif Hammouchi veut continuer à bénéficier de l’impunité, avec la complicité des autres responsables. Le juge avait osé critiquer la décision du gouvernement de suspendre les accords de de coopération judiciaire avec la France suite à la convocation de Hammouchi par le parquet de Paris dans une affaire de torture présumée de marocains ayant la double nationalité.
Les relations franco marocaines demeurent timides pour le pas dire froides.
La décoration par le roi Mohamed VI, le 31 juillet 2011, de ce même Hammouchi, dont l’organe est synonyme de répression, a été perçue comme une humiliation par les jeunes manifestants du Mouvement du 20 février.
La sortie médiatique audacieuse d’un juge, qui tient lui aussi à sa liberté d’expression, tout comme Mouad Belghouat, est une première au Maroc.
Il y a quelques jours, le chef du gouvernement Abdelilah Benkirane prononçait docilement à l’assemblée générale de l’ONU un discours du roi du Maroc, dans lequel ce dernier se permettait de donner des leçons à l’humanité entière à propos du développement durable, et ne cachait pas sa nervosité contre les multiples indices et classements internationaux, qui, plus têtus les uns que les autres, se succèdent pour mettre à nu l’échec de sa gouvernance depuis quinze ans. Que ce soit en matière de développement humain, de liberté d’expression, de lutte contre la corruption ou de qualité de l’enseignement, le palmarès est plutôt pâle.
Heureusement qu’il se trouve encore dans le monde quelques âmes charitables, pour rappeler qu’il est toujours plus raisonnable de savoir balayer devant sa porte.
Ahmed Benseddik

dimanche 14 avril 2013

Contre l'exploitation des gaz et huiles de schiste au Maroc

Nous lançons un appel au Gouvernement Marocain pour annuler les autorisations qui ont été octroyées sans débat public et de s'abstenir à toute concession ou autorisation nouvelle d'exploration ou d'exploitation des Gaz et Huile de schiste sur le territoire marocain.

Nous lançons un appel au Gouvernement marocain pour annuler les autorisations qui ont été octroyées sans débat public et de s'abstenir à toute concession ou autorisation nouvelle d'exploration ou d'exploitation des Gaz et Huile de schiste sur le territoire marocain.