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samedi 9 mars 2013

Le 8 mars à la marocaine, adaptation makhzen...


Ali Fkir  a partagé une photo de Samir Bradley.
الاحتفـال بـعـيـد الـمـرأة في المغرب --- اليوم في الرباط ------
الاحتفـال بـعـيـد الـمـرأة في المغرب --- اليوم في الرباط ------



Regardez la "rose" qu'on offre aux marocains à l'occasion du 8 mars 2013.
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C'était au Maroc, le 8 mars 2013 et ce, à quelques mètres du siège du "parlement", pas loin des ministères, pas loin du palais royal. J'ai vu de mes propres yeux le tabassage des victimes par des forces de "l'ordre" (???!!!!) déchaînées, j'ai vu de mes propres yeux des jeunes diplômées marocaines se faire traiter de tous les noms et autres adjectifs dégradants. C'EST LE 8 MARS A LA MAROCAINE ! LA SPÉCIFICITÉ (notre richesse !!!!) OBLIGE!
Ali Fkir de passage à Rabat le 8 mars 2013
 
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Ali Fkir a partagé une photo de Adam M Kadraoui.
صورة مؤثرة لطفلة من منطقة خميس الزمامرة، يبدو أنها لم تتخط بالكاد ربيعها الخامس، وهي منكفئة على حداء أحدهم تلمعه في مشهد تقشعر له الأبدان

الطفلة تشتغل مكرهة كماسحة للأحدية بخميس الزمامرة حتى يتسنى لها مساعدة والدتها، التي تعاني من مرض عضال.
Nos féministes des palaces ne parlent jamais de ça !
La question de la femme reste au fond une question de classes sociales!
La plupart de celles (et de ceux) qu'on nous montre à la télévision makhzenienne ont des bonnes qui bossent jour et nuit, mal nourries, mal vêtues, non soignées, souvent violentées...et des entreprises où les ouvrières sont moins payées que les ouvriers, eux-même déjà surexploités. 
A Oulmès, les ouvrières de la société "Oulmès" appartenant à la patronne des patrons courent depuis des années derrière leurs légitimes droits. La "justice" et autres administrations concernées restent complices de la patronne des patrons.
صورة مؤثرة لطفلة من منطقة خميس الزمامرة، يبدو أنها لم تتخط بالكاد ربيعها الخامس، وهي منكفئة على حداء أحدهم تلمعه في مشهد تقشعر له الأبدان

الطفلة تشتغل مكرهة كماسحة للأحدية بخميس الزمامرة حتى يتسنى لها مساعدة 



والدتها، التي تعاني من مرض عضال.


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A la veille de la Journée internationale de la femme, les agressions continuent contre les femmes sahraouies

Par EM, El Aaiún, Sahara Occidental occupé,Le 7 Mars, 2

mulher 2 mars 7th, 2013 | By | Category: Nouvelles mulher 1 
Deux femmes sahraouies ont été blessées après une intervention brutale des forces d’occupation lors d’une manifestation de femmes sahraouies devant le siège de la province de Smara occupée.
Un groupe des femmes sahraouies avait organisé un sit-in de protestation contre la décision des autorités d’occupation de suspendre leurs salaires, mesure punitive pour leurs actions d’activistes politique envers l’occupation marocaine. C’est alors que les forces d’occupation sous l’égide de Bacha (vice gouverneur) et l’officier Amer Hakim vice divisionnaire chef de la zone de sécurité ont dirigé une intervention violente contre les protestants en blessant Mme Doito Lkhdar et Khadija Dbaij , les deux ont été transportées à l’hôpital de la ville.

lundi 4 mars 2013

A Toulouse, 8 mars 2013, grève des femmes !



A Toulouse,
8 mars 2013, grève des femmes !
Contre l’exploitation salariale/domestique/sexuelle

Parce que le 8 mars n’est pas « la journée de la femme » mais une journée internationale de LUTTE des femmes et de mobilisation citoyenne, et parce que la crise est passée par là, à Toulouse le 8 mars c'est la grève des femmes.
Grève au travail, grève à la maison !

Parce qu’il s’agit de lutter contre le mythe de l’égalité-déjà-là.

Parce qu’il s’agit de lutter pour réduire l’écart entre l’égalité des droits et l’égalité des faits : à travail égal les femmes gagnent 27% de moins que les hommes, 70% des travailleurs à temps partiel et bas salaires sont des femmes, en moyenne la retraite des femmes est de 780€ quand celle des hommes est de 1500€, les femmes effectuent encore 80% des tâches domestiques, etc.

Parce qu’en période de crise, les femmes sont toujours les premières à faire les frais des politiques d’austérité notamment via la casse des services publics : en 10 ans à peine 180 centres IVG et 144 maternités ont fermés, etc.

Parce que 40 ans après la soit disant libération sexuelle, la sexualité des femmes est encore opprimée et exploitée : l’accès à la contraception et à l’IVG est menacé, les femmes homosexuelles subissent à la fois sexisme et lesbophobie, les femmes sont culpabilisées de ne pas avoir d’enfant, les femmes sont sanctionnées d'en avoir, etc.

Parce que les violences sexuelles des hommes contre les femmes sont encore monnaie courante : les femmes sont harcelées dans la rue comme au travail, une femme meurt tous les deux jours et demi sous les coups de son conjoint, une femme est violée toutes les 7 minutes.


Le collectif Grève des femmes rassemble des associations féministes, des syndicats et des partis politiques. De nombreux préavis de grève ont été déposés par des syndicats (santé, éducation, collectivités...). A Toulouse, le 8 mars 2012, plus de 600 femmes ont manifesté dans la rue leur ras-le-bol et leur volonté de changement.



è Vendredi 8 mars à 14h place Jeanne d’Arc : manifestation citoyenne de lutte des femmes


Contact presse
Julie Claret : 06 70 51 23 86
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Colloque d’El Khabar

Les femmes «premières victimes» du Printemps arabe

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le 04.03.13 | 10h00 Réagissez
 © Photo : B. Souhil
 

Le Printemps arabe a-t-il trahi les femmes ? En première ligne, tout au long des manifestations qui ont abouti à un changement de régime en Tunisie et en Egypte, elles subissent aujourd’hui le «retour de bâton».

Le quotidien El Khabar a organisé, hier, à la faculté des sciences politiques d’Alger un colloque ayant pour thème «Les femmes et le Printemps arabe». Des femmes et militantes ont ainsi été invitées à exposer la situation de leurs pays respectifs : Raja Ben Slama, psychanalyste tunisienne, professeur à l’université de Tunis, l’Egyptienne Marry Danial, activiste politique, la Syrienne Lama Tayara, femme de média et de critique cinématographique, ainsi que Samia Belkadi, journaliste algérienne au quotidien El Khabar. La modératrice du débat était la linguiste et professeur Khaoula Taleb Ibrahimi. Les intervenantes tiennent, tout d’abord, à réfuter le concept de «printemps». Elles préfèrent ainsi parler de «révolutions et de contre-révolutions» qui sont toujours en cours.
Ces «mouvements», en dépit de leurs différences, se rejoignent en une grande ligne : la femme. Elles ont ainsi été les premières «victimes» de ces bouleversements. Au Caire, la répression contre la gent féminine, (agression sexuelle, tests de virginité et autres sévices), s’est ainsi manifestée au début même de la révolution de la place Tahrir. En Syrie, le violent conflit, qui perdure, touche durement les femmes dans leur citoyenneté et dans leur féminité. «Elles se retrouvent sans hommes, puisqu’ils sont tous partis, mobilisés ou morts, et sont exposées à tous les dangers», relate Mme Tayara. En Tunisie la «condition féminine» s’est retrouvée prise en otage par des islamistes arrivés au sommet de l’Etat. «Une fois au pouvoir, ils se sont rendus compte qu’ils n’avaient aucun programme sérieux.
Alors ils se sont tournés vers la gent féminine», ironise Raja Ben Slama. Puis, plus sérieuse, elle avoue ne pas comprendre cette politique, et ce raisonnement qui, au final, ne s’inquiète que d’une chose. «Contrôler et régenter la vie de la femme, ses libertés, ses droits et sa sexualité», déplore la psychanalyste tunisienne. «Nous savons aujourd’hui que ce ne sont pas ces révolutions contre un pouvoir qui garantiront pleinement aux femmes le respect de leurs droits, qu’elles soient Syriennes ou issues d’un autre pays du Monde arabe. Dans de nombreux pays, les citoyens ne respectent aucun des préceptes de l’islam. Sauf, évidemment, lorsqu’il s’agit des ‘traditions’ rétrogrades qui maintiennent la soumission de la femme», insiste Lama Tayara.

«Révolutionner les mentalités archaïques»

«Dès lors, ce qu’il faut, c’est une révolution contre cette société rétrograde et discriminatoire envers le sexe féminin», conclut-elle. Même son de cloche pour l’Algérienne. «Il y a de nombreuses discriminations envers les femmes. Pourtant des lois existent, mais qui doivent évidemment être améliorées. Mais ces discriminations viennent et sont perpétuées par la société, les citoyens, hommes et femmes. Ce qui doit être changé, ce sont donc les mentalités archaïques», affirme la journaliste Samia Belkadi. Pourtant, les révolutions et contre-révolutions, qui ont ébranlé les sociétés, et en dépit des nombreuses menaces qu’elles font peser sur les femmes, sont aussi à leur profit. Car dans ces situations où aucun relâchement n’est permis, aucune trêve ne devant être concédée, et ce, au risque de voir les acquis confisqués, les femmes se doivent d’être omniprésentes. «Cela se fait à notre profit, car les femmes sont dans la rue», se réjouit la Tunisienne.
Elles manifestent, elles occupent les espaces publics, elles osent dire tout haut, ce que l’on voudrait qu’elles cachent. Et cette mobilisation a porté ses fruits, en Tunisie par exemple. «La Constitution ne sera pas basée sur la charia, contrairement à ce qui était réclamé par les conservateurs. De même, les acquis du statut personnel ne seront pas remis en question, en perpétuant l’égalité entre femmes et hommes, et non la complémentarité», explique Mme Ben Slama. De même, en Syrie, «aujourd’hui les Syriens ont pris conscience de la valeur de la femme et que rien ne se fera sans elles».