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mardi 5 mai 2015

C'est simplement scandaleux!

Par Ali Fkir, 5/5/2015

Ce mardi, 5 avril 2015, elles/ils étaient des dizaines à être là, à être devant la préfecture de Mohammedia. Il suffit d'aller voir les baraques où elles/ils habitent. Il suffit de les voir de près, de les écouter attentivement, pour se rendre compte de leur descente aux enfers terrestres, pour se rendre compte de la profondeur des "bas-fonds" sans issue de la société où elles/ils ont trouvé "refuge". 

A qui la faute?
- Au système politico-économique établi
- Au poids écrasant des valeurs culturelles et sociales dominantes, valeurs qui font de la femme un simple accessoire de l'homme.
- Aux dirigeants de ce pays qui font régner le pouvoir sans partage de la corruption, du clientélisme, de l'intimidation, de la répression....
Tout cela se matérialise dans:
*L'habitat insalubre (l'entassement dans des baraques).
*Absence d'écoles, de dispensaire...
*Chômage structurel
*Objet de pratiques quotidiennes dégradantes de la part des représentants de "la loi" (la loi????!!!hhhh)
....
Aujourd'hui l’État prétend vouloir éradiquer les bidonvilles. Le gouvernement prétend vouloir aider les veuves... blablabla.
LA RÉALITÉ?
-Les veuves, les divorcées n'ont pas le droit de "bénéficier" du logement tant souhaité par les victimes de la précarité, et tant promis par les potentats de l'Etat et leurs appendices locaux
-les jeunes mariés ces dernières années n'ont pas le droit de "bénéficier" du logement tant souhaité et tant promis par les potentats
 Les victimes accusent les autorités locales (caïd, moukadem...)  d'enfoncer le clou pour accentuer (cyniquement) la douleur des victimes. Selon les victimes de l'arbitraire:
* Un caïd aurai dit à une dame âgée qui habite une baraque depuis des décennies (la carte nationale porte l'adresse): nous allons détruire ta baraque et tu n'auras qu'aller chercher asile à la "maison des vieillards" (dar al ajaza). Un intrus va certainement bénéficier du "n°" de la victime. Sa baraque étant recensée.
* Une veuve, très jeune, se voit dire par un caïd, on va mettre tes enfants à l'orphelinat et débrouille toi pour le reste.
* Ceux qui on pu "bénéficier" d'un demi lot se retrouve dans l'obligation de payer pour l'installation d'eau, d'électricité, de payer les "arriérés"(???!!!), l'enregistrement....UNE VÉRITABLE FORTUNE POUR DES SANS-REVENUS. C'est du pur chantage!
* Les distributeurs de lots réservent les "coins"(très appréciés) à des "fantômes", business oblige!, de même qu'il y a des lots non attribués. Les gens se connaissent bien, des intrus se retrouvent parmi les "bénéficiaires".
   Les victimes demandent une commission impartiale pour enquêter sur les pratiques nauséabondes!
L'AMDH, section de Mohammedia est scandalisée par ces pratiques. Elle   écoute les victimes. Elle rend visite aux victimes. Elle ne peut que dénoncer les abus et exprimer sa solidarité avec ces victimes.

                  Ali Fkir, le 5 avril 2015


samedi 23 novembre 2013

Mohammedia sur le volcan des tensions sociales, les étudiants en grogne

Mohammedia connait quotidiennement des marches des exclus, des marginalisés, des laissées-pour-compte. L'AMDH, section de Mohammedia, est là pour se solidariser avec les victimes de l'arbitraire, pour dénoncer les violations. La première responsable de la préfecture ferme la porte de son bureau devant les représentants de l'AMDH. Que demandent ces citoyen-nes sans droits de citoyenneté?
 
- Un logement décent
- Les papiers administratifs
- Le respect de leur dignité

La réponse des autorités: la répression.Des arrestations. Demain, mardi 19 novembre 2013, aura lieu le premier procès de 7 personnes dont 5 femmes. Parmi elles l’étudiante Lamiaa (2ème année, sciences économiques) toujours en détention arbitraire.
Les femmes sont les premières victimes, car elles sont à l'avant-garde de ce mouvement de protestation. Les veuves, les divorcées et même des mariées sont exclues de "l'éventuelle opération" de la distribution de lots.
Des couples qui datent de moins de 5 ans sont aussi exclus.
Les services concernés refusent de délivrer des papiers administratifs (extraits d'acte de naissance...).

A Mohammedia règne l'arbitraire le plus scandaleux. Devant l'attitude de la "sourde-oreille" des autorités locales, des militant-es de la l'AMDH, section de Mohammedia , des victimes de l'arbitraire commencent à parler d'une marche pour dénoncer tout cet arbitraire, cette répression, ce refus de discuter avec les citoyenNEs, avec l'AMDH.
Les sections de Bernoussi, de Casablanca, de Mohammedia, et le bureau régional de l'AMDH( en plus des 3 citées, les sections de Benslimane, d'El jediad, de Sidi Bennour, de Berrechid, de Had Soualen...) sont concernées.
Dans ce cadre là, des membres du bureau de la section de Mohammedia et d'autres militant-es (4 militantes et 3 militants), et malgré les conditions climatiques difficiles, ont rendu visite aux victimes de plusieurs douars/bidonvilles de la périphérie de Mohammedia et ce, le 18 novembre 2013.
La solidarité agissante avec les victimes des politiques antisociales de l'Etat makhzenien nous interpelle.
Bravo militantes et militants de l'AMDH, section de Mohammedia !
Préparons une riposte énergique! Nous n'avons pas le choix devant ce qui se passe, devant le mutisme des autorités, devant le refus de la préfecture d'accorder audience au bureau de l'AMDH et aux représentant-es des citoyennes.
Ali Fkir, le 18 novembre 2013

Mohammedia le 19 novembre 2013/ les étudiants de l'ENSAM en grogne.

Les étudiants de l'ENSAM ont observé avec succès un sit in devant la présidence de l'Université Hassan II à Mohammedia et ce, le 19 novembre.
 
Ils nous ont déclaré:
- L'Ecole nationale supérieure des arts et des métiers, a été créée en 2009 (sans locaux).
- Les constructions devraient s'achever en 2013
- Aujourd'hui (année universitaire 2013/2014) pas toujours de locaux
- Les étudiants courent entre l'ENSET, la fac de droit et la FST.
- Les étudiantes ratent plusieurs cours. Les salles se retrouvent souvent occupées par les étudiants locaux
Les étudiants accusent l'université de mensonge. Sur le site de l'ENSAM on prétend ouvrir 5 filières. Une fois inscrit, l'étudiant se trouve obliger de choisir entre les deux filières réellement existantes.
L’improvisation et l'arbitraire tuent la créativité, assassine l'espoir.
Ali Fkir, le 19 novembre 2013
https://www.youtube.com/watch?v=xxy1TQpMeZkhttps://www.youtube.com/watch?v=xxy1TQpMeZk