Par Ali Lmrabet, Demain online
Rachad Bouhlal à gauche et Serge Berdugo au centre lors d’une remise d’un wissam aux Etats-Unis (Photo DR)
Quand ils ne sont pas occupés à faire du shopping (savonnette par ci,
shampooing par là) pour « Sidi » et « Lalla », les diplomates marocains
mènent une guerre impitoyable contre les rares journalistes
indépendants qui restent au Maroc.
Dans le passé, on avait de forts soupçons sur cette guerre
souterraine, aujourd’hui il existe des documents qui prouvent que des
diplomates marocains montent des cabales contre les journalistes qui
dérangent le régime.
Dans une note non signée adressée au ministre des affaires étrangères, mais qui est sûrement l’œuvre ou bien du secrétaire général ou bien de la directrice des affaires américaines,
ce (ou cette) haut fonctionnaire fait part à son patron de la réunion
qu’il a eue avec le conseiller politique de l’ambassade des Etats-Unis à
Rabat, David Greene.
Des cinq sujets abordés avec l’Américain, le fonctionnaire marocain a cru bon de placer « L’éventuel octroi d’une bourse au journaliste Ali Anouzla » en deuxième position. Après « La cause nationale et le Conseil de sécurité », mais avant le reste des autres sujets évoqués, comme par exemple le rapatriement d’un certain Younés Chekouri, citoyen marocain détenu à Guantanamo.
Au sujet d’Ali Anouzla, le diplomate écrit :
« S’agissant de l’éventuel octroi d’une bourse d’études universitaires, dans le cadre du programme « Mireille Fellowship », au journaliste Ali Anouzla, j’ai précisé à M. Greene qu’au cas où l’Ambassade américaine à Rabat aurait proposé l’attribution de cette bourse, ce Département aurait souhaité être approché comme il l’a été il y a deux ans au sujet d’un membre d’Al Adl Wal Ihssane, tout en soulignant que cette information, si elle s’avère vraie, serait inquiétante et inacceptable ».
