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vendredi 7 août 2015

Au Maroc, allaiter au travail est encore difficile


Au Maroc, allaiter au travail est encore difficile
Crédit : Daniel Peinado/Flickr.

L’Unicef défend l’allaitement mais rappelle qu’au Maroc, le droit de donner le sein au travail n’est pas toujours respecté, ou du moins facilité.

Tous les ans, la semaine de l’allaitement maternel qui a lieu du 1er au 7 août tente de défendre les bienfaits de cette pratique sur la santé des enfants. Dans un communiqué publié ce 4 août, la section marocaine de l’Unicef explique que 38 % des enfants dans le monde sont exclusivement allaités au sein pendant leurs six premiers mois, mais qu’au Maroc, ce taux est de 27,8. Des chiffres jugés « inquiétants » par l’organisme, et qui sont largement en baisse, à regarder les données officielles du ministère de la Santé. En 1992, encore 51% des enfants étaient nourris exclusivement au sein durant les six premiers mois de vie.

Si l’Unicef s’inquiète c’est que les vertus du lait maternel ne sont plus à prouver. 
« Une récente étude internationale a constaté que les enfants qui ont été allaités pendant au moins un an sont restés plus longtemps à l’école, ont obtenu des scores plus élevés aux tests d’intelligence et gagnent mieux leur vie à l’âge adulte en comparaison avec ceux qui ont été allaités pendant un mois seulement », note Regina De Dominicis, représentante de l’Unicef au Maroc citée dans le communiqué. Il est reconnu par l’Organisation mondiale de la santé que le lait de la mère fournit toutes les calories et nutriments dont l’enfant a besoin pendant les premiers mois de la vie et continue de couvrir la moitié ou plus des besoins nutritionnels pendant le second semestre de vie, et jusqu’à un tiers de ces besoins pendant la deuxième année. Il favorise le développement sensoriel et cognitif et protège le nourrisson contre les maladies infectieuses et chroniques. L’allaitement précoce, c’est-à-dire l’administration dans la demie-heure qui suit la naissance du premier lait qui sort du sein de la mère, serait essentiel pour la santé de l’enfant. Or, seuls 26,8 % des femmes le pratiqueraient, d’après les chiffres du ministère.

Droit à une heure par jour sur son lieu de travail

L’alimentation au biberon se retrouve particulièrement en milieu urbain et dans les foyers à revenus moyens ou élevés. Les principaux obstacles à l’allaitement maternel sont d’ailleurs les politiques en milieu de travail, qui ne tiennent pas forcément compte de cet impératif et qui empêchent ainsi des femmes de pratiquer l’allaitement comme elles le souhaiteraient. Au Maroc, le code du travail accorde aux femmes le droit à une heure d’allaitement par jour durant les 12 mois qui suivent la reprise de leur travail après l’accouchement, et exige que toute entreprise qui occupe au moins 50 salariées se dote d’une chambre spéciale pour l’allaitement. Mais d’après l’Unicef, cette disposition « n’est pas largement mise en œuvre sur le terrain ». 
Le ministère s’est donné comme objectif à l’horizon 2016 d’arriver à 50 % d’allaitement précoce et 50 % d’allaitement maternel exclusif le premier semestre.
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vendredi 17 juillet 2015

Travail des "petites bonnes" au Maroc: Nouveau visage de l'esclavage moderne


Publication:
CHILD WORK MOROCCO
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SOCIÉTÉ - Selon le "collectif pour l'éradication du travail des petites bonnes", entre 60.000 et 80.000 fillettes de 8 à 15 ans sont exploitées comme domestiques au Maroc. Une forme de traite humaine qui perdure dans ce pays demeuré très inégalitaire, et qui touche la majorité des pauvres. Comment on en est arrivé là? Et comment s'en sortir?
Appréhender un tel phénomène n'est pas chose aisée, mais l'on peut structurer les principaux déterminants autour de deux aspects: l'offre et la demande du travail domestique. Du côté de l'offre, le chômage (9,9% en 2014) et son corollaire la pauvreté (15% en 2014), conduisent les parents à devenir incapables de subvenir aux besoins de base de leurs enfants, ce qui les contraint à donner leurs petites filles à des familles plus aisées afin, d'une part, de se décharger du fardeau de subvenir à leurs besoins, et d'autre part, avoir un revenu supplémentaire, quoique modeste, pour être capable d'assumer la charge des autres enfants.
Étant le lot de familles nombreuses, les parents en position de faiblesse ne pourraient négocier des conditions dignes pour l'accueil de leurs filles, ce qui explique aussi que les familles d'accueil ont tendance à abuser de leur pouvoir, surtout devant le silence des petites filles. Celles-ci deviennent en quelque sorte le bouc émissaire de l'incapacité des parents à assumer leurs responsabilités.
La rareté des opportunités d'emploi et d'activités génératrices de revenu, rend le travail des petites filles dans les villes inéluctable. L'endettement des parents, se trouvant au pied du mur, les pousse à donner leurs filles sans se préoccuper des conditions de leur travail.

samedi 6 octobre 2012

Une syndicaliste proteste dans un domaine agricole royal, elle est kidnappée

Par Badr Soundouss, demainonline, 5/10/2012


Une syndicaliste de l’Union marocaine du travail (UMT) qui avait protesté contre contre le licenciement de 86 ouvrières du domaine agricole Dar Salam, près de Rabat, qui appartient à la famille royale marocaine, a été kidnappée dans la soirée du mercredi.
Selon un communiqué de la section de l’UMT de Rabat, les personnes qui ont séquestré la syndicaliste lui ont bandé les yeux, l’ont gardée la nuit de mercredi à jeudi puis toute la journée de jeudi, et ne l’ont présentée au procureur du roi à Rabat que le vendredi matin.

Cette opération rappelle les détentions des islamistes par la DST qui les gardait un temps suffisant pour les torturer, puis les remettait à la police judiciaire qui trafiquait les dates d’arrestation avant de les présenter au parquet. C’est ce qui est arrivé au champion du monde boxe thaïe, Zakaria Moumni. Pour avoir exigé un droit, il a été kidnappé par la DST, torturé au centre de détention clandestin de Témara puis présenté à la justice par la PJ qui a falsifié sa date d’arrestation et condamné à trois ans de prison pour « escroquerie ».
Cette fois-ci il s’agit d’une syndicaliste qui défendait les droits de 86 ouvrières licenciées par une responsable du domaine royal de Dar Salam.
Le « crime » commis par cette syndicaliste est, selon les autorités, d’avoir menacé par téléphone la responsable du domaine royal.
Un horrible crime qui mérite effectivement une brutale séquestration par les services secrets et une disparition forcée pendant 48 heures.
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Lors d'une journée d"étude ,organisée par l'AMDH
sur les droits des travailleur/ses,on a encore une fois dressé le bilan, grâce aux interventions des conferencier/es et les témoignages des représentant/es des sections,un bilan catastrophique :

Aucun respect de lois, pas de smig, pas de cnss, pas de bulletin de paie et surtout aucun droit à l'organisation syndicale, bureau sitôt formé, sitôt expulsé, le ministère du travail, n ' a-t-il pas reconnu lui même que le code de travail n 'est respecté que dans 15 pour cent des usines, qui ont plus de 50 ouvrier/es ! 

Les photos d’ouvrières blessées ou même mortes suite à des accidents pendant leur transport dans des conditions inhumaines me hantent encore, les témoignages sur les ouvrières "exportées" au nord de la Méditerranée , nouvelle traite des esclaves avec comme négrier un État arrogant au dessus de tout questionnement...et ce qui me rend amère, très amère, c'est que l'opinion publique a normalisé  ce genre d'abus , ça n’émeut point , comme si c’était normal, que ça ne mérite pas qu'on en parle!!!
Tu trouveras des statuts, des articles, des cris d'indignation pour un fait divers , mais pour la classe qui bosse le plus et dans les conditions les plus inhumaines je veux dire ces ouvrières agricoles, ces ouvrières du textile, ces ouvriers des mines..., silence radio...juste amère...
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vendredi 28 septembre 2012

UMT Khénifra : éboueurs en danger !

  1. À Khénifra les éboueurs -ouvriers de la société "tout propreté" sont en danger !

    Le patron de cette société est dessus de la constitution, au-dessus du code du travail et des conventions internationales ! 
    Pourquoi ? il a de l'argent -beaucoup d'argent parait-il ! et il achète tout et TOUS sur son chemin ! Il a licencié ses ouvriers oralement, car ils ont fondé un syndicat pour défendre leurs intérêts ! 

    Vive l'Etat droit !!! Qui dit mieux???

     umt khénifra éboueurs en danger

mardi 3 janvier 2012

La caravane du 2 janvier du droit syndical bafoué, de la lutte des ouvriers agricoles des domaines royaux est REPORTÉE

Par Marc Ollivier, pour le réseau méditerranéen de solidarité avec les paysans et les ouvriers de l'agrobusiness, 1/1/2012

Bonjour
Je vous fais suivre les appels à solidarité lancés par la Fédération Nationale du Secteur Agricole (Union Marocaine du Travail) pour soutenir la lutte d'ouvriers agricoles des domaines royaux victimes de licenciements.
Une marche de solidarité est organisée le 2 janvier à Rabat pour soutenir leurs actions.
 Il serait utile que ceux qui liront cet appel demain 1er janvier envoient un message de soutien à l'Union Marocaine du Travail pour qu'elle puisse en faire état lors de la marche de solidarité à l'adresse:
Mohamed HAKECH, Secrétaire Général de la FNSA-UMT < fnsaumt@yahoo.fr >.
Merci pour les encouragements qui seront ainsi transmis mardi 2 janvier aux ouvriers et ouvrières en lutte.
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FNSA/UMTRABAT 
LE 30/12/2011



UNION MAROCAINE DU TRAVAIL
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FEDERATION NATIONALE
DU SECTEUR AGRICOLE

Appel pour une solidarité urgente

Depuis le lundi 26 décembre 2011 les ouvriers licenciés depuis 15 mois de la société agricole (Domaines Agricoles/ex Domaines Royaux) à Dakhla, sont en sit-in, jour et nuit, devant les locaux de l’administration de la société , sis Casablanca route Azemour km 5 , dans des conditions lamentables et dangereuses.
Depuis le déclenchement de leur sit-in les forces de polices les ont pourchassés de l’entrée de la société sous menace de détention. Leur banderole déclarant leurs revendications légitimes, a été arrachée et volée, et en plus de tout ça, ces mêmes forces de polices leurs ont enlevé même les couvertures avec quoi ils abritaient du froid glaciale. Sans parler de menaces de répression sauvage qui pèsent sur le lieu de leur sit-in et exprimées tout le temps par les responsables de police.
Et pour rappel, ces ouvriers membres de la Fédération Nationale du Secteur Agricole (F N S A/U M T), font partie de centaine d’ouvriers qui ont été licenciés abusivement depuis 15 mois et ils ont entamés un sit-in à Dakhla durant 5 mois devant la délégation du travail, sans aucune réaction de la part de la société vis-à-vis de leurs réclamations et revendications aussi légitimes que simples et réglementaires.
Ces ouvriers militants, forts de leur détermination et de la justice de leurs cause qui refusent l’humiliation et l’esclavagisme, ont besoin de notre soutien, de votre soutien, du soutien et de la solidarité de toutes les consciences vives et de tout les défenseurs des droits des travailleurs.
Et dans ce but, la (F N S A/U M T) organise une caravane de solidarité de Rabat au lieu du sit-in des ouvriers
à Casa,
le 02 janvier 2012 
depuis le siège de l’U M T à Rabat
à partir du 9h du matin.

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L’Association de Défense des Droits de l'Homme au Maroc (ASDHOM) exprime sa totale solidarité avec les 15 ouvriers de la société Domaines Agricoles, ex Domaines Royaux, à Dakhla, licenciés abusivement depuis août 2010. Les ouvriers agricoles  sont en sit-in ouvert, jour et nuit, devant les locaux de l’administration de la société à Rabat après avoir observé 5 mois de sit-in devant la délégation du travail à Dakhla sans aucune réaction de la société. Ils ont été licenciés pour s’être organisés au sein de la Fédération Nationale du Secteur Agricole, syndicat affilié à l’Union Marocaine du Travail (FNSA/ UMT).

L’ASDHOM apporte son soutien infaillible à la caravane de solidarité avec ces ouvriers, organisée par la FNSA/UMT et qui partira du siège de l’UMT de Rabat, le lundi 2 janvier 2012, à partir du 9h, pour rejoindre les ouvriers sur lieu de sit-in à Casablanca.

L’ASDHOM dénonce l’exploitation des ouvrier(e)s agricoles et dénonce leurs conditions inhumaines de travail.

Elle condamne l’atteinte au Code du travail marocain dont sont victimes en particulier les ouvrier(e)s agricoles et ce, malgré ses insuffisances de base (Salaires très bas, durée de travail supérieure à la moyenne nationale, 48 heures par semaine en moyenne pour les ouvriers agricoles, recours au travail non déclaré, etc.)

L’ASDHOM dénonce le non-respect du droit syndical. Les autorités marocaines se mettent toujours du côté des employeurs en mettant à leur disposition les forces de l’ordre et les tribunaux pour condamner les salariés syndiqués en vertu de l’article 288 du Code pénal, lequel article viole le droit de grève et porte atteinte à la liberté syndicale des ouvrier(e)s.

L’ASDHOM considère que les revendications des ouvrier(e)s agricoles sont légitimes et que l’Etat marocain doit respecter ses engagements en la matière notamment les conventions fondamentales de l’Organisation Internationale du Travail qu’il a ratifiées.
L’ASDHOM apporte son soutien à la caravane organisée par le FNSA/UMT de Rabat et se dit solidaire du combat que mènent les ouvrier(e)s agricoles pour l’amélioration de leurs conditions de travail.
Elle fait porter la responsabilité de la dégradation des conditions des ouvrier(e)s agricoles et l’exploitation accrue dont ils souffrent aux responsables de l’Etat marocain.
Paris, le 1er janvier 2012
Le Conseil d’administration de l’ASDHOM 

Adresse postale : 79, rue des Suisses 92000 Nanterre
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 Campagne de lutte pour dénoncer la discrimination juridique à l'égard des ouvrier(e)s agricoles

 Par JAITE Mohamed, pour le bureau des Amis de l'AMDH-Paris, 1/1/2012
 Les ouvrier(e)s agricoles (FNSA/UMT) entament une campagne de lutte pour dénoncer la discrimination juridique à leur égard et les conditions de travail inhumaines, et ont organisé un sit-in national à Rabat le 15 Décembre 2011

Dans le cadre de sa lutte continue pour éradication de l’exploitation, de la marginalisation et de la discrimination juridique contre la classe ouvrière agricole au Maroc, et suite à son engagement de principe et sa participation aux larges protestations ouvrières et populaires que connait la Maroc, initié principalement par le mouvement du 20 février et catalysé par les révolutions et les changements en cours dans la région du Maghreb et du Moyen Orient, et en parallèle avec la commémoration de la Journée Mondiale des Droits de l’Homme, 
La Fédération Nationale du Secteur Agricole (UMT) entame une campagne de lutte, du 3 au 15 Décembre 2011 pour protester contre l’exploitation accrue, les conditions sociales et économiques déplorables vécues par les ouvriers (es) agricoles et la discrimination juridique dont ils font toujours l’objet.

Cette campagne se fait en deux phases : 

1 – Des protestations aux niveaux régionaux du 3 au 14 Décembre 2011 : Chaque section locale ou régionale fixera son programme d’action qui contiendra le port du brassard, organisation des sit-in le jour du repos hebdomadaire, ou la fin de la journée du travail et même à l’intérieur des exploitations…
2 - Un sit-in national le 15 Décembre 2011 devant les sièges du ministère de l’Agriculture et le ministère de l’Emploi à Rabat.
A travers cette campagne, les ouvrier(e)s agricoles veulent dénoncer la réalité de leur extrême pauvreté et le bafouement de leurs droits élémentaires
1. Au niveau du salaire : le salaire minimum légal dans l’agriculture est de 60,63 dirhams par jour (5euros), c’est-à-dire 1576 dirhams par mois(140euros), les jours de repos n’étant pas payés (contre 2431 dirhams pour l’industrie et le commerce soit 230euros).Il faut noter que les syndicats ont réussi, grâce à leurs luttes et aux luttes populaires, à obtenir une augmentation de 15% du salaire minimum lors du dialogue social du 26 avril 2011, et que la FNSA/UMT a mené un grand combat pour aboutir à un accord pour unifier le salaire minimum dans tous les secteurs sur 3 années (1/3 par an). Mais nous estimons, à cause des manœuvres de l’Etat et de son protégé patronat agricole, que cet accord ne sera effectif que par une lutte acharnée et continue.
2. Au niveau du nombre d’heures de travail : les ouvrier(e)s agricoles selon le code du travail sont sensés travailler en moyenne 48 heures par semaine contre 44 heures dans l’industrie et le commerce. Mais dans la pratique, ils travaillent plus de 10 heures par jour et dans des conditions très dures (dans les abri-serres à forte humidité et des températures élevées, utilisation des pesticides sans protection...)
3. Concernant les déclarations à la Caisse National de Sécurité Sociale.
Le nombre des salariés agricoles déclarés à la CNSS représente à peine 6% du total des assurés (l’effectif des ouvriers agricoles est estimé à 1 000 000). Ce qui prive la grande majorité d’entre eux de toute couverture sociale et des allocations familiales, et permet aux patrons agricoles de piller des milliards de dirhams par an.
4- Généralisation de la flexibilité du travail par le recours intensif aux entreprises d’emploi temporaire qui sape toute relation de travail stable et les acquis relatifs à l’ancienneté.
5. Le non-respect du droit syndical. Dans la majorité des cas, les ouvrier(e)s syndiqués sont licenciés dès la formation de leur bureau syndical, de même les délégués des salariés sont les premiers victimes (chez ZNIBER et les DOMAINES ROYAUX par exemple) et les autres qui rentrent en grève de solidarité sont également renvoyés à leur tour .Alors que Les autorités se mettent toujours du côté des patrons agricoles et mettent à leur disposition les forces de répression et les tribunaux pour condamner les grévistes, en vertu de l’article 288 du Code pénal. Cet article réprime le droit de grève par le biais de la soi-disant entrave à la liberté du travail .
6. Le transport des ouvrier(e)s agricoles vers les exploitations se fait par des vieux véhicules (remorques, pick up entassés) sans assurance mettant leurs vies en danger, et des accidents souvent mortels se produisent régulièrement dans beaucoup de régions, et avec une complicité totale des autorités qui ne bougent pas le pouce envers ce genre de transport illégale.
7. L’Etat veille à « exporter » les femmes rurales et celles des quartiers marginalisés à travailler dans des champs de fraises en Espagne avec des conditions semblables à celles de l’esclavagisme qu’on croyait aboli dans les pays du Nord.

Ce ne sont ici que quelques aspects des conditions d’oppression et d’exploitation des ouvrier(e)s agricoles, et dont la responsabilité incombe au gouvernement qui veut garantir aux grands capitalistes agricoles une main d’œuvre servile et bon marché , pour soi-disant encourager l’investissement. Notons dans ce carde que le patronat agricole est exonéré d’impôt en bénéficiant, en plus, des milliards de dirhams de subventions et des facilités d’acquisition des terres agricoles.
Nous militant(e)s de la Fédération Nationale du Secteur Agricole (UMT) lançons un appel à tous et toutes les démocrates et défenseurs des intérêts de la classe ouvrière pour se mobiliser dans une vaste campagne de dénonciation de ces violations flagrantes des droits humains.
Nous appelons également tous les réseaux de solidarité ouvrière et rurale, tant à l’échelle régionale qu’internationale, à participer à cette initiative militante, à la faire connaître et la médiatiser largement, et développer des formes de solidarité concrètes.
M. Jaite
Tél : 06.12.84.33.64
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Dernière minute :
Par Ali Fkir, 3/1/2012
 BRAVO la FNSA/UMT !

La caravane de solidarité avec les 15 représentants des 150 ouvriers licenciés abusivement par la SDA (ex domaine royal) à Dakhla en sit in dans des conditions lamentables depuis des jours n'a pas eu lieu aujourd'hui 02 janvier 2012. 
POURQUOI?
La caravane devrait partir de Rabat à 9 h du matin (composée de militant-es de la FNSA-UMT et autres militant-es de Rabat, Kénitra, Khémisset, Tiflet...), passer par Mohammedia à 10h30, puis par Casa pour s'arrêter là où les syndicalistes (UMT) sont en sit in illimité  (5 km de Casablanca, près du palais royal, sur la route de Dar Bouazza).
Le dimanche soir (1er janvier) les "responsables" (irresponsables) ont eu recours à tous les moyens de communication pour montrer leur bonne volonté à résoudre le problème. Ainsi le SG de l'UMT aurait été contacté plusieurs fois par le ministre de l'intérieur, par Elmajidi (le patron du business royal)...
 Vers deux heures du matin, les 15 syndicalistes ont eu  la surprise de voir arriver des officiels "tout aimable", "gentils", les invitant à aller passer la nuit à l'hôtel, manger au restaurant...Il n'est plus question de bastonnade, ni d'adjectifs qualifiant les ouvriers de traîtres, des vauriens...
Le matin du lundi 2 janvier a eu lieu la 1ère réunion à la Wilaya de Casablanca. La FNSA a été représentée par Les militants: Douraïdi Tahar, Saïd Khaïr Allah, Khadija Ghamiri et le militant Fatmi, représentant des dizaines d'ouvriers licenciés abusivement par la SDA...
L'organisation de la caravane a été reportée et non annulée.
Dans l'attente de la réponse des "officiels", les militant-es restent mobilisé-es.
 Les droits ne s’octroient jamais. On les arrache
  L'Histoire du mouvement ouvrier nous a appris que  l'engagement effectif, le syndicalisme militant, le respect de la volonté des masses laborieuses ...restent la seule voie qui paie 
 La solidarité avec les victimes de l'arbitraire nous interpelle;
                  BRAVO les militant-es de la FNSA-UMT!
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En savoir plus :                
Hassan II avait promis une exonération d’impôt, jusqu’en 2020, pour les agriculteurs (entendre par là, les gros propriétaires fonciers, militaires haut bien placés) ---- Hassan II leur a dit un jour, après le coup d’Etat de Skhirat :
« ne faites pas de la politique, enrichissez-vous », phrase célèbre !).---- Quand le gouvernement de Youssoufi a critiqué cette exonération excessive, on a coupé la poire en deux, et on a retenu 2010…

Et voilà que Mohamed 6, en 2008, au détour d’une phrase, décide, sans consulter ni prévenir personne, de prolonger l’exonération jusqu’en 2014. C’est qu’il est lui-même propriétaire de 12 000 hectares de très bonnes terres ! Et le voilà entrepreneur qui licencie les travailleurs... Un roi qui licencie et met les gens au chômage!!!!!

Par ailleurs, il est à noter que les gros propriétaires terriens ont acquis les terres par moyen de délit d’initié. Ce qui est illicite selon la loi ! Puisqu’ils ont accaparé toutes les terres où on allait construire des barrages… avant même le commencement des travaux. Les petits agriculteurs qui ont vendu leurs terres, à ce moment là, ont été lésés et trahis… Dans quel pays nous vivons!!!???