Chers amis lecteurs de solidmar,

Solidmar est fatigué ! Trop nourri ! En 8 ans d’existence il s’est goinfré de près de 14 000 articles et n’arrive plus à publier correctement les actualités. RDV sur son jumeau solidmar !

Pages

Affichage des articles dont le libellé est chute du dictateur Ben Ali. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est chute du dictateur Ben Ali. Afficher tous les articles

mercredi 19 janvier 2011

La presse marocaine appelle à tirer les leçons de la chute de Ben Ali en Tunisie

Les journaux du pays évoquent "un tremblement de terre qui a frappé le monde arabe".
Par le Point.fr, 17/1/2011
La presse marocaine a salué lundi la chute du président Zine el-Abidine Ben Ali sous la pression de la rue et souligné que cet événement est une "leçon" pour les responsables du Maghreb et du monde arabe. "Ce qui s'est passé en Tunisie pèsera sur le Maghreb et le monde arabe. Les responsables de cette région sont appelés à en tirer les leçons", a écrit le quotidien arabophone Al-Alam, proche du parti de l'Istiqlal, dont le secrétaire général est l'actuel Premier ministre marocain Abbas el-Fassi.
"Les peuples n'ont plus besoin d'être encadrés et contrôlés. Les événements de Tunisie ont montré que la rue a su imposer l'option qui lui semblait convenable", ajoute le journal. "Ceux qui pendant longtemps ont exprimé leur admiration pour le modèle tunisien doivent avoir honte aujourd'hui avec ce qui se passe dans ce pays", estime pour sa part le quotidien Attajdid, proche du Parti islamiste justice et développement (PJD, opposition parlementaire).
"Un tremblement de terre" pour le monde arabe
Lorsque le président Ben Ali a quitté son pays vendredi, les journaux marocains avaient déjà bouclé leurs éditions de la fin de la semaine. Les événements de Tunisie n'ont ainsi été traités par la presse marocaine que lundi. "La fuite de Ben Ali montre à quel point la question des libertés est fondamentale, et notamment la première d'entre elles, la liberté d'expression", souligne dans un éditorial le quotidien proche de l'Union socialiste des forces populaires (USFP, coalition gouvernementale), Al-Ahdath Al-Maghribiya.
Pour le quotidien indépendant Akhbar Al Yaoum, "ce qui s'est passé en Tunisie est un tremblement de terre qui a frappé le monde arabe, donnant naissance à la première révolution arabe dans un petit pays proche de nous". "La corruption, la rente, les privilèges, l'enrichissement illégal, auxquels s'ajoute l'absence de libertés ont engendré la révolution du jasmin en Tunisie", ajoute le quotidien.
SOURCE AFP

mardi 18 janvier 2011

La chute de Ben Ali, célébrée au Maroc

Par Oumar Baldé,17.01.2011
Après la chute de Ben Ali en Tunisie, le temps est à la fête au Maroc. Du moins chez la Coordination marocaine de soutien aux démocrates tunisiens (CoMaSoDeT) qui compte organiser des festivités pour célébrer le départ du président tunisien. Après la Tunisie, la coordination étend son champ de bataille à l’ensemble des pays du Maghreb.
13 janvier
Le départ de Ben Ali est célébré au Maroc, du moins par une partie de la société civile. La CoMaSodet qui avait organisé, jeudi 13 janvier, le sit-in de soutien au peuple tunisien semble être aux anges après la chute du président tunisien. Elle compte organiser ce jeudi 20 janvier, des festivités pour fêter la fin du règne de Ben Ali. L’événement est prévu au siège de l’UMT (Union Marocaine du Travail) à Rabat, nous confirme Mohammed El Aouni, coordinateur du CoMaSoDet.
Mais selon El Aouni, cette cérémonie ne se limitera pas uniquement aux manifestations artistiques : « Nous allons également transformer le Coordination marocaine de soutien aux démocrates tunisiens à une Coordination marocaine de soutien aux démocrates maghrébins », renchérit le militant de défense des Droits de l’Homme. L’objectif est de « soutenir le mouvement démocratique au Maghreb », ajoute-t-il.
Cette cérémonie intervient à un moment où les interrogations ne cessent de fuser sur un éventuel effet domino. En effet, beaucoup craignent encore que la Tunisie ne serve d’exemple aux jeunes des autres pays du Maghreb notamment en Algérie et au Maroc. Mais aussi en Mauritanie où un homme de 43 ans s’est immolé à son tour ce lundi, devant le sénat à Nouakchott rapporte Associated Press.
Dans son édition de ce lundi, le quotidien arabophone marocain Assabah, rapporte que les rassemblements seraient interdits dans le Royaume. La vigilance serait également renforcée au Maroc dans certaines zones jugées sensibles.

Copyright Yabiladi.com
http://www.yabiladi.com/articles/details/4262/chute-celebree-maroc.html

التنسيقية المغاربية

لمنظمات حقوق الإنسان

Coordination Maghrébine des Organisations des Droits Humains
COMMUNIQUE
Par le secrétariat de la CMODH, 17/1/2011
La CMODH félicite le peuple tunisien pour la chute du dictateur Ben Ali et souhaite que cet événement historique ouvre la voie à une ère de démocratie en Tunisie
A la suite du soulèvement populaire qu’a vécu la Tunisie durant un mois environ - du 17 décembre 2010, date de l’immolation par le feu du jeune Mohamed BOUAZIZI - la Tunisie a connu un événement historique incarné par l’éviction et la fuite de Tunis du dictateur Ben Ali après 23 ans de pouvoir ouvrant ainsi la voie à la possibilité d’un développement démocratique et au respect des Droits Humains dans ce pays.
Tout en rappelant son communiqué du 28 décembre 2010, à la suite de la répression sauvage dès le début du soulèvement populaire, la Coordination Maghrébine des Organisations des Droits Humains (CMODH) composée de 24 organisations maghrébines déclare ce qui suit :
- Elle félicite les masses populaires tunisiennes et leurs forces démocratiques à l’occasion de la chute du tyran Ben Ali et l’ouverture de la voie vers un développement démocratique et le respect des Droits Humains.
- Elle félicite également les 5 organisations des Droits Humains Tunisiennes membres de la CMODH qui ont souffert de différentes formes de répression et d’acharnement notamment contre la Ligue Tunisienne de défense des Droits Humains(LTDH) et le Conseil National pour les Libertés en Tunisie (CNLT).
- Elle demande aux grandes puissances et aux différents états maghrébins, notamment le pouvoir libyen, de respecter la volonté du peuple tunisien de décider de sa destinée et de choisir le régime qui répond à ses aspirations démocratiques et au développement du pays.
- Elle réaffirme sa condamnation de la répression sauvage subie par le peuple tunisien durant le pouvoir de Ben Ali et en particulier durant la période du soulèvement populaire marquée par la mort de dizaines de victimes par balles réelles, de centaines de blessés et un nombre incalculable d’arrestations.
- Elle appelle à la libération de tous les prisonniers politiques tunisiens et au respect du droit au retour de l’ensemble des exilés ainsi qu’à la satisfaction des revendications légitimes du mouvement des Droits Humains tunisien et en premier lieu celles de la LTDH et du CNLT tout en leur permettant d’exercer, dans l’immédiat, leurs activités en toute liberté.
- Elle demande la réparation des conséquences des violations graves des Droits Humains dont a souffert la Tunisie résultant de la répression politique et de la dépravation économique : pillage des biens publics, corruption, népotisme, etc. …..
- Elle demande également le jugement des responsables des violations graves et l’indemnisation des victimes (individuellement et collectivement),
- Elle réclame la mise en œuvre de mesures constitutionnelles, juridiques, politiques, économiques, institutionnelles et éducatives pour l’instauration d’un Etat de Droit prévenant ainsi tout retour aux violations graves des droits humains.
- Enfin, la CMODH qui n’a pas été épargnée par le régime de Ben Ali et a subi ses exactions, espère pouvoir se rendre bientôt à Tunis et mener librement ses activités dans ce pays maghrébin.