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samedi 17 mai 2014

Maroc: le pouvoir multiplie les procès contre des manifestants du 20-Février


  Par Ilhem Rachidi, 12/5/2014
Un procès, un de plus, se tient en ce moment à Casablanca : une dizaine de jeunes militants du mouvement du 20-Février sont emprisonnés pour avoir manifesté. Méthodiquement, le pouvoir réprime un à un des groupes ciblés pour faire taire une contestation qui est de plus en plus dispersée.

Maroc, correspondance. Ils sont plusieurs dizaines de manifestants à être venus ce mardi après-midi 6 mai de Rabat, Casablanca ou Marrakech, pour soutenir ceux qu'on appelle désormais « les détenus du 6 avril ». Avant l'audience, dans ce procès qui va encore durer des semaines au rythme d'une séance hebdomadaire, ils crient leur colère devant le tribunal de première instance de Aïn Sbaa, un quartier situé à l'est de Casablanca. « Liberté immédiate pour les détenus politiques ! » ; « Ils sont détenus pour nous, nous militons pour eux ! » Plusieurs anciens prisonniers, dont Samir Bradley et Younes Belkhdim, condamnés par ce même tribunal en 2012, sont venus dénoncer ce qu'ils considèrent comme un procès politique.

Manifestation devant le tribunal, mardi 6 mai.Manifestation devant le tribunal, mardi 6 mai. © (dr)
Le 6 avril, onze manifestants du mouvement du 20-Février sont violemment arrêtés alors qu'ils participent à une manifestation syndicale d'une dizaine de milliers de personnes. Un homme qui prenait des photos d'un café et qui n'a aucun passé militant a été, lui aussi, embarqué par les policiers. Ils sont aujourd'hui poursuivis pour « manifestation non autorisée » et « violence contre les forces de l'ordre ». Ils encourent des peines de deux à cinq ans de prison, d'après leurs avocats.
À la surprise générale, deux d'entre eux, Amine Leqbabi et Fouad Elbaz, ont été placés en liberté provisoire à l'issue de leur garde à vue de 48 heures, après avoir signé un procès-verbal dans lequel ils nient ces accusations. Neuf autres, qui n'ont pas signé de procès-verbal, ont été transférés à la prison de Oukacha, à la périphérie de Casablanca.
« C'est un procès fabriqué, regrette Youssef Raïssouni de l'AMDH (Association marocaine des droits humains). Ils sont poursuivis pour organisation de manifestation non autorisée mais ce cortège était autorisé. Ils sont aussi poursuivis pour actes de violence à l'égard des agents de l'autorité mais il y a des vidéos qui prouvent le contraire. Les autorités cherchent à intimider le mouvement et empêcher toute action militante. »
« Nous avons été arrêtés parce que nous sommes membres du mouvement du 20-Février et le Makhzen (l'administration royale) veut se venger de nous. Ils me poursuivent parce que je suis militant », affirme Amine Leqbabi. « La stratégie du Makhzen a changé. La répression et les arrestations ont nettement augmenté. Au début du mouvement, lorsque nous avions un poids dans la rue marocaine, le Makhzen ne nous embêtait pas mais ensuite, avec l'affaiblissement de la mobilisation, le pouvoir a commencé à avoir recours aux arrestations », explique-t-il.
Trois ans après les grandes mobilisations, écho des autres grandes révolutions arabes, le mouvement du 20-Février est en effet en difficulté (lire ici notre précédent article). La structure du mouvement, ouvert à tous, sans leader ni mécanisme de décision, a rapidement laissé apparaître de profondes divisions tandis que les syndicats et les partis de la gauche institutionnelle se tenaient à distance (la gauche radicale, elle, ayant soutenu le mouvement). Les contestations se poursuivent mais de manière dispersée tandis que le pouvoir marocain a peu à peu repris en main la situation par une répression ciblée sur quelques groupes militants. D’après l’AMDH, au moins 2 000 personnes ont été arrêtées depuis février 2011. L'actuel procès des « détenus du 6 avril » est une nouvelle illustration de la pression sans relâche exercée par le pouvoir.
Parmi les accusés, il y a Mustapha Aarass, un membre de Attac-Tanger, Ayoub Boudad, membre de l'Union des étudiants pour le changement du système éducatif (UECSE), organisation créée en 2012 dans la foulée des premières grandes manifestations, Hakim Sarroukh, étudiant en philosophie et militant de l'Union nationale des étudiants du Maroc (UNEM). Hamza Haddi, 20 ans, un militant connu du M20, en est à sa troisième incarcération.
« Hakim Sarroukh avait juste quitté le cortège de l'UNEM pour aller voir les militants du mouvement en queue de manifestation, et il n'est pas revenu », raconte un membre de l'UNEM qui manifestait ce jour-là. Plusieurs manifestants témoignent d'une présente policière particulièrement importante. Ils décrivent une intervention violente, avec coups de mégaphone et insultes.
Comme chaque mardi depuis le début du procès, l'entrée au tribunal est un parcours d'obstacles. Il faut convaincre à deux reprises des policiers pour pouvoir assister à l'audience. Pourtant, d'après la loi marocaine, les audiences sont publiques. « Je vais voir avec mon chef », dit un policier qui semble ignorer cette loi. Il autorise finalement des membres de l'AMDH à entrer et, par la suite, quelques militants supplémentaires.

Protestation des syndicats

La salle est comble et la présence policière palpable. Les neuf détenus entrent en faisant le signe de la victoire, très amaigris par une récente grève de la faim d'une semaine, mais souriants. Les plaignants sont – encore une fois – absents. L'un des dix avocats présents – ils sont une quarantaine –, Mohamed Messaoudi, attire l'attention sur l'état d'un détenu qui souffre de tuberculose. Le juge n'a jusque-là pas cru nécessaire de l'hospitaliser. Il s'ensuit un vif échange sur l'accès aux soins des détenus entre l'avocat et le juge, qui refusera d'accorder un suivi médical aux détenus.
Début mai, plusieurs dizaines de militants emprisonnés ont observé une grève de la faim simultanée d'une semaine dans les prisons de Casablanca, Marrakech, El Hoceima, Taza, Fès et Kénitra, pour dénoncer les conditions de leur détention mais aussi pour appeler à la libération tous les détenus politiques.
Un autre avocat, Abderrahman Benamar, demande au juge d'ordonner aux policiers, conformément à la loi, de faire entrer tous ceux qui veulent assister à l'audience. Il passe le reste de l'audience à dénoncer les nombreuses incohérences des accusations et les irrégularités des procès-verbaux. Pour la défense, le dossier est vide et les arrestations sont illégales.
Quelques-uns des accusés photographiés durant l'audience. 
Quelques-uns des accusés photographiés durant l'audience. © (dr)
Fait défiant tout logique, les militants sont accusés d'avoir organisé une manifestation non autorisée au sein d'une manifestation autorisée. Ils auraient été arrêtés alors qu'ils scandaient des slogans contre le régime, sans qu'on sache toutefois lesquels. « Aucune loi n'interdit ce type de slogans, expliquera Me Benamar après l'audience. Cela relève de la liberté d'expression. » Les autorités justifient l'intervention des forces de l'ordre par une demande des organisateurs de la manifestation, qui auraient voulu écarter des éléments perturbateurs. Depuis, les trois centrales syndicales (CDT, UMT, FDT) ont démenti cette version dans une lettre de protestation où elles condamnent ces arrestations et évoquent un retour aux « années de plomb », la pire période de la dictature de Hassan II.
D'après l'accusation, les militants auraient ensuite frappé les policiers avec des bâtons et jeté des pierres. Pourtant, ces objets n'ont pas été présentés au tribunal. De plus, les certificats médicaux des plaignants sont datés du 6 avril à 10 heures alors que les forces de l'ordre ne sont intervenues que deux heures plus tard.
Lorsqu'ils ont été placés en garde à vue, les détenus ne savaient pas de quoi ils étaient accusés. Ils n'ont pas non plus été autorisés à joindre leurs familles. Me Messaoudi intervient alors, soulignant que « selon la constitution octroyée de 2011 », les détenus doivent être remis en liberté jusqu'à leur jugement définitif. Sans surprise, le juge refuse à nouveau toute libération. La prochaine audience se tient le 13 mai. Les accusés sont emmenés en quelques secondes, sans que leurs proches puissent les saluer.
À la sortie du tribunal, la déception se lit sur les visages. « Je n'ai pas honte de mon fils ! », crie la mère de Hamza Haddi, alors que les slogans reprennent de plus belle. Quelques manifestants pro-régime, présents à chaque audience, crient « Vive le roi ! ».

Les détenus, épuisés par leur grève de la faim, passeront une semaine de plus en prison. Hamza Haddi a perdu douze kilos. Ayoub Boudad et Hakim Sarroukh ne pourront peut-être pas se présenter à leurs examens de fin d'année. Amine Leqbabi, qui n'a pas été emprisonné, est pour sa part à la recherche d'un emploi. « Après mon arrestation, ma patronne m'a viré parce que la police le lui a demandé. Elle m'a dit : "Tu travailles avec nous et tu t'éloignes du mouvement, ou tu t'en vas." Moi, j'ai choisi le mouvement, bien sûr ! », dit-il.

samedi 12 avril 2014

L’AMDH-Paris/IDF condamne l’arrestation de 11 militants pacifiques du mouvement du 20 février lors d’une marche syndicale et réclame leur libération immédiate et sans conditions.



L’AMDH-Paris/IDF condamne l’arrestation de 11 militants pacifiques du mouvement du 20 février lors d’une marche syndicale et réclame leur libération immédiate et sans conditions.
L'Association Marocaine des Droits Humains Paris/Ile-de-France (AMDH-Paris/IDF) a appris avec consternation l'arrestation de 11 jeunes militants du mouvement du 20 février lors de la marche syndicale du 6 avril 2014 à Casablanca au Maroc.
D'après les témoins sur place, l'arrestation a eu lieu à l’intérieur du cortège. Les policiers ont encerclé les militants dès le début de la manifestation, attendant le moment propice pour intervenir, tabassant puis arrêtant 11 d’entre eux qui ne faisaient que scander pacifiquement des slogans dénonçant la situation désastreuse du pays.
Ils sont poursuivis pour « violence envers un agent de la force publique dans l’exercice de ses fonctions » (article 267 du code pénal marocain) et « participation » et « organisation d’une manifestation non déclarée » (article 11 et 14 du décret sur les rassemblements publics). Deux militants sont poursuivis en liberté provisoire. Neuf autres sont poursuivis en état d’arrestation. Nous précisons tout de même que la marche syndicale était parfaitement autorisée par les autorités.
Ces arrestations sont en contradiction flagrante avec le discours officiel et avec les engagements de l’État marocain notamment le «Pacte international relatif aux droits civils et politiques » ratifié par le Maroc le 3 mai 1979 et les articles 25 et 29 de la constitution de 2011 sur le droit et la liberté de réunion et de manifestation. D’autant plus que le Maroc vient de voter, lors de la vingt-cinquième session du Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU, le 28 mars 2014, une résolution portant sur la « promotion et la protection des droits de l'homme dans le contexte de manifestations pacifiques ».
Par ce communiqué, l'AMDH-Paris/Ile-de-France :
Ø     Condamne vigoureusement ces arrestations arbitraires (en dehors de tout cadre légal) et ciblées. 
Ø     Estime que les raisons de l'arrestation de ces militants pacifiques sont liées à leurs opinions politiques et à leur engagement au sein du mouvement du 20 février.
Ø     Demande la libération immédiate de tous ces militants et l’abandon de toutes les charges contre eux.
Ø     Appelle toutes les personnes et organisations militantes au Maroc, en France et en Europe à faire pression pour obtenir la libération immédiate de ces jeunes.
Ø     Affirme son attachement indéfectible à la cause des détenu(e)s politiques et d’opinion au Maroc qui sont environ 300 prisonniers (ères).

Le Bureau de l’AMDH-Paris/Ile-de-France
A Paris, le 9 avril 2014

Contact :
·       Tél : 06 18 66 15 58
·       Email : amdh.paris@gmail.com
·       Facebook: AMDHParis
·       Site web: www.amdhparis.org
·       Twitter : @AMDHParis

La marche anti-makhzenienne du 6 février

Photo de Ali Fkir.
Ali Fkir a ajouté 15 photos.

La marche anti-makhzenienne du 6 février :
Des dizaines de milliers de salariés, des déshérités, femmes et hommes, jeunes et moins jeunes ont défilé dans la dignité, avec défi, avec détermination dans le centre de Casablanca, la capitale économique du Maroc.

  Certains organisateurs, bureaucrates et politicards, ont voulu que cette marche soit une "marche ouvrière de pain" (مسيرة عمالية خبزية) , une marche antipjdiste/islamiste, une mobilisation électoraliste (des élections auront bientôt lieu) ...une marche de mobilisation pour les défilés du 1er mai, une marche pour une "monarchie parlementaire" autrement dit une marche antirépublicaine, antirévolutionnaire...

et bien! les masses populaires qui se sont déplacées ont crié haut et fort leur colère, ont fait de la marche du 6 avril 2014 une marche politique au sens combatif du terme, au sens noble du mot. Tout y est passé, aussi bien les légitimes revendications matérielles des salariés que les slogans politiques à contenu stratégique touchant la nature même du régime.
J'ai vu des banderoles du courant syndical démocratique, à sa tête Amine, Drissi, Khadija Ghamiri..., du mouvement 20 février, d'ATTAC, d'UNEM, des enchômagés...la banderole d'ANNAHJ ADDIMOCRATI (la Voie démocratique, continuité d'ILAL AMAM, organisation
Photo de Ali Fkir.marxiste léniniste marocaine qui a perdu dans le champ de combat des cadres tels les martyr-es Zeroual, Tahani décédés sous la torture, Saïda Mnebhi décédée en prison....), son journal, son communiqué ont été largement distribués au cours de la marche

N'EN DÉPLAISE AUX FORCES CONSERVATRICES ORGANISATRICES, LA MARCHE DU 6 AVRIL EST UNE MARCHE VÉRITABLEMENT POLITIQUE ANTI-GOUVERNEMENT "ISLAMISTE" MAIS AUSSI ANTI-MAKHZEN, A TOUS LES SENS DU TERME, ET ANTI-BUREAUCRATIQUE.

Les forces de répressions ont tenu à marquer le coup, à se venger, elles ont attendu la fin : des militants ont été tabassés, d'autres arrêtés.
 
- Liste provisoire des militants du mouvement 20 février arrêtés:
* Mustapha Aaras (Tanger)
*Mohammed Elharrak (Tetouan)
* Amine Lakbabi Salé jeunes dirigeant de la VD démocratique (Salé)
* Ayoub Boudad (Casablanca)
* Hamza Heddi (Casablanca) hospitalisé
- Fouad El Baze (Salé)
*Hakim Sarroukh (Rabat)
* Youssef Bouhlal (Casablanca)
- Le militant syndicaliste (courant démocratique) Abdelilah Chfichou, a été hospitalisé suite à l'agression policière.

Ali Fkir, le 6 avril 2014


1 - https://www.youtube.com/watch?v=0XgQEea7ZiM&feature=youtu.be
2- https://www.youtube.com/watch?v=lY9QXF2Xbyg&feature=youtu.be
3-//www.youtube.com/watch?v=md6NVmGs6YE&feature=youtu.be
4-https://www.youtube.com/watch?v=50ETHYGCZIw&feature=youtu.be
5-https://www.youtube.com/watch?v=7dNGyekT9lI&feature=youtu.be
6-https://www.youtube.com/watch?v=trTXN6ODs9Q&feature=youtu.be

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h24info.ma,8/4/2014
Lors de la marche du 6 avril des syndicats.
Lors de la marche du 6 avril des syndicats. © Yassine Youssef
Les 11 activistes du Mouvement du 20 février (M20) qui ont été arrêtés dimanche lors de la manifestation syndicale de Casablanca attendent la décision du parquet. L'AMDH réclame leur libération.
Les activistes se trouvent pour l'instant devant parquet du tribunal de première instance de Aïn Sebaa. Interrogés par la Photo de Ali Fkir.police et le procureur du roi, ils attendent désormais de savoir si le parquet décidera de les poursuivre ou non.
Selon le PV de la police, les activistes sont accusés de "violence contre les forces de l'ordre" ainsi que la "participation à une manifestation sans autorisation" nous confie l'avocat des activistes Hammani Saïd. Il a également ajouté que des "éléments de police ont déposé des certificats médicaux censés prouver les violences qu'ils ont subies".

Quelque 10.000 personnes ont défilé dimanche matin dans les rues de la capitale économique lors d'une "marche nationale de protestation et de défense du pouvoir d'achat, de la dignité, de la liberté et de la justice sociales". Si ce rassemblement s'est tenu à l'appel de trois syndicats, certaines ONG et le M20 avaient fait part de leur intention de s'associer au rassemblement.

L'essentiel de la manifestation s'est déroulé dans le calme, mais, "vers la fin, la police a encerclé un groupe puis est intervenue, procédant à au moins neuf arrestations", a déclaré à l'AFP un dirigeant local de l'AMDH témoin de la scène.

Alors que l'écrasante majorité des slogans ciblaient le chef du gouvernement, Abdelilah Benkirane, l'intervention policière s'est produite lorsque des militants du M20 ont scandé "des slogans contre le pouvoir dans son ensemble", a ajouté la même source.

Un sit-in de protestation contre ces arrestations a été organisé lundi soir devant le Parlement de Rabat, regroupant une soixantaine de personnes. Le président de l'AMDH, Ahmed El Haij, présent à la marche a affirmé que "12 personnes au total" avaient été interpellées.

"Nous sommes très inquiets face à ces arrestations arbitraires lors de manifestations pourtant pacifiques", a déclaré El Haij.
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des syndicats appellent à une marche
invitent les citoyen/nes à y participer






le mouvement 20 février


fidèle à lui même

répond present...

des dlogans enthousiastes

ceux qu'on scande depuis le déclenchement du mouvement

je les perds de vue

quand soudain

un jeune vient en courant

m'annoncer que beaucoup de jeunes ont été arretés

quand ? comment? pourquoi?

on apprend par bribes

que arrivés prés d'un petit parc

la police a chargé

tabassé

et enlevé 8...9..jeunes

on n'a pas le nombre exact

on revient en courant

walou..ils ne sont plus là

et la marche continue...

parait qu'un policier en civil

a pris un micro

et inciyé un groupe d'ouvriers

à chanter l'hymne"national....'

on part en courant vers la préfecture de police...

on refuse de nous répondre

mieux

on nous pousse loin du local

les cmi s'y mettent

bousculant quelques uns de nos camarades...

on attend

on attend

un avocat demande l'autorisation au proc pour voir les détenus

walou...

et puis très tard

on apprend qu'ils vont être jugés

et ce matin

au tribunal

ils sont accusés d'avoir organisé une marche sans autrorisation!!!!

et qu'ils auraient tabassé la police

des policiers présentent meme des certificats médicaux....!!!!

je suis sous le choc

je suis abasourdie

qu'on ose arrêter des gens au cours d'une marche...

qu'on les tabasse

qu'on les enferme...

me pose un réel problème...

wach à ce point le makhzen nous méprise???

pourquoi les gens qui étaient autour d'eux n'ont rien fait??

pourquoi ils ont continué de marcher

comme si rien n'est arrivé????

pourquoi la nouvelle a circulé si lentement???

pourquoi on n'était pas si nombreux que ça devant la prefecture????

que se passe-t-il???

le makhzen 

on connait

hadi hia f3aylou

mais nous.....

à force d'emiettement

à force de critiquer toute initiative

à force de trop d'entre-déchiremnts...

on incite le makhzen à devenir plus arrogant que toujours...

et ça ne s'arretêra pas

demain c'est toi

c'est moi..si on ne réagit pas

si on ne vise pas

tous et toutes 

ensemble

ceux qui nous ont ...

j 'arrête

j'ai juste mal

trés mal