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vendredi 13 mai 2016

Sahara occidental: un nouvel avis de la Cour internationale de justice est nécessaire



BRUXELLES -10/5/2016

 La population sahraouie pourrait saisir l’Assemblée générale de l'ONU pour demander un nouvel avis consultatif de la Cour internationale de justice de La Haye sur les conséquences de la non application des conclusions auxquelles la Cour était parvenue en 1975 afin d’imposer l’exercice du droit à l’autodétermination des Sahraouis, a plaidé mardi l’expert belge en droit internationale, Eric David.
"Tout ce que les Sahraouis pourraient éventuellement faire, c’est essayer d’obtenir de l’Assemblée générale des Nations unies qu’elle demande un nouvel avis consultatif sur les conséquences de la persistance par le Maroc de ce refus d’appliquer les conclusions auxquelles la cour était parvenue en 1975", a-t-il déclaré à l’APS en marge de la semaine d'hommage aux prisonniers politiques sahraouis, organisée depuis lundi à Bruxelles.

vendredi 25 mars 2016

Les membres du conseil de sécurité et le secrétariat général de l'ONU sont ceux qui ont la responsabilité sur la MINURSO




Carlos Cristobal, 25/3/2016

Nous pouvons regretter les dernières décisions unilatérales du Maroc et appeler à un nouveau consensus entre toutes les forces politiques sur la question du Sahara occidental
Nous pouvons regretter la tension croissante entre l'organisation des Nations Unies (ONU) et le Maroc sur le Sahara Occidental, et condamner les décisions du gouvernement marocain d'expulser les 73 membres de la Minurso (mission des Nations Unies pour l'organisation d'un référendum Du Sahara occidental) et d'autres organisations internationales du territoire et de fermer la base militaire de la Minurso à Dakhla.

Mais pouvons-nous rappeler que le conseil de sécurité et le secrétariat général de l'organisation des Nations Unies sont ceux qui ont la responsabilité sur l'autorisation, la conception et la structure des missions de maintien de la paix ? Nous ne pouvons pas permettre que l'une des parties du conflit entrave activement et impunément le travail de l'ONU avec l'assentiment de certains membres du conseil de sécurité. Nous rappelons en outre que, selon l'arrêté de la cour internationale de justice de La Haye du 16 octobre 1975, le Maroc n'a pas de "Liens de souveraineté" avec le territoire de celui qu'il prétend être, en prétendant expulser la Minurso.

Aussi,  montrons-nous notre incompréhension devant le silence complice de la part tant du Conseil de Sécurité que de l'Espagne devant ces actions, qui ne font qu'alimenter un conflit dont la résolution est d'une importance capitale pour la stabilité régionale et sur le fait que notre pays a une indéniable responsabilité historique.

Enfin, nous lançons un appel aux gouvernements en fonction et à l'ensemble des forces politiques pour qu'une bonne fois pour toutes nous arrêtions de tourner le dos  à ce dossier et, par extension, au peuple sahraoui, de façon à ce que la position que l'Espagne défendra au Conseil de sécurité pour le mois d'avril, lorsque l'on renouvellera le mandat de la Minurso, soit le fruit d'un consensus entre les différentes forces représentées au congrès des députés.

vendredi 8 mai 2015

Pratiques coloniales S.O. "Une honte pour le monde entier"dénonce un journal angolais

aps, 7/5/2015 

Sahara occidental: un journal angolais dénonce l'occupation et condamne les violations des droits de l'homme

Sahara occidental: un journal angolais dénonce l'occupation et condamne les violations des droits de l'homme
 
ALGER - Un quotidien angolais a récemment dénoncé les pratiques coloniales du Maroc au Sahara occidental, où les violations des Droit de l'Hommes sont quasi-quotidiennes, regrettant également l'incapacité de l'Onu à mettre un terme à l'occupation.
En réaction au renouvellement, par le Conseil de sécurité de l'ONU, du mandat de la Mission de l'Onu pour le Sahara occidental (Minurso), Jornal De Angola, sous le titre: "Une honte pour le monde entier", s'est interrogé sur "les prérogatives" de la mission onusienne de "pouvoirs pour s'occuper des violations des droits de l'Homme dans les territoires sous occupation marocaine".
Paru le 1 mai dans Jornal de Angola, M. José Goulao, préfère se demander "si cette institution dispose de pouvoirs pour s'occuper des violations des droits de l'Homme dans les territoires sous occupation marocaine".
L'auteur de l'article, José Goulao, a révélé dans ce contexte que les derniers déplacements du roi marocain dans certains pays d'Afrique, où il a promis "argent et investissements", "visaient à influencer l'Union africaine et neutraliser sa position favorable à l'introduction des Droits de l'Homme. dans le mandant de la Minurso".
Le journal, dénonce, en outre, un fossé immense entre les discours de la communauté internationales sur la défense des Droits de l'Homme et la réalité sur le terrain dans les territoires occupés.
"Le respect des droits de l'homme, comme principe de base, primordial dans la Charte de l'Onu est omniprésent dans les discours lors de tous les fora mondiaux à la limite d'un verbiage nauséeux -parce que perverse et hypocrite- fait finalement et d'une manière honteuse l'objet d'une tricherie diplomatique.
Ce comportement illustre comment les autorités internationales mettent les vies de dizaines de milliers de personnes en compétition avec les intérêts d'une monarchie (marocaine)", lit-on dans l'article du Jornal de Angola.
"En quatre décennies, l'Onu s'est révélée incompétente pour résoudre la question du Sahara occidental et dans l'organisation d'un référendum permettant à ce peuple (sahraoui) de décider de son avenir, incluant son indépendance", a également déploré le journal.
"Le Maroc profite de ce temps pour coloniser et altérer démographiquement, à la manière israélienne, les territoires occupés et de manœuvre dilatoire en manœuvre dilatoire, il empêche un recensement sérieux et objectif", a mis en garde le journal.
La communauté internationale laissant tout ceci se passer devant ses yeux, "agit d'une manière aussi basique qu'elle continue encore à avoir des doutes sur la capacité des envoyés de l'Onu à témoigner des violations des Droits de l'Homme, souvent cruelles dans le quotidien tragique du peuple du Sahara martyrisé", a encore écrit le journal angolais.
"Quand l'Onu décidera de s'occuper sérieusement de la résolution du problème su Sahara occidental, probablement le peuple de ce territoire (...) aura disparu. On appelle ça, la politique du fait accompli, une preuve que sur la scène internationale le crime est récompensé", regrette-t-il.
En outre, l'auteur de l'article à dénoncé les accords signés par des États, notamment ceux de l'Union européenne, portant sur les l'exploitation illégale des richesse du peuple du Sahara occidental.

samedi 24 janvier 2015

Le Maroc, peut-il compter encore sur le soutien de la France dans la question du Sahara?


par Mohamed Fadel Sidi*23/1/2015

Au Maroc, c’est connu, il faut toujours chercher ailleurs les raisons du mécontentement des autorités marocaines. Celles invoquées officiellement ne sont que de la fumée pour cacher les véritables raisons qui sont souvent liées à la question du Sahara Occidental, ancienne colonie espagnole envahie par le Maroc en 1975 et 1979.

Dans le conflit qui l’oppose aux sahraouis, le Maroc se base sur ses relations avec la France pour défier la communauté internationale. Celle-ci renonce à regarder le territoire du Sahara Occidental autrement qu’un territoire non-autonome. En effet, « depuis 1963, le territoire est inscrit sur la liste des territoires non autonomes auxquels s’applique la résolution 1514 (XV) du 14 décembre 1960 de l’Assemblée générale des Nations Unies sur l’octroi de l’indépendance aux pays et aux peuples coloniaux. », comme l’a souligné en mai 2013 la présidente de la commission de l’Union Africaine, Nkosazana Dlamini-Zuma. 

Pendant longtemps, le Maroc s’est appuyé sur la complicité de la France pour contourner la légalité internationale et combattre le principe du droit des peuple de disposer d’eux-mêmes auquel l’ONU s’est attaché pendant près de 40 ans. 

Aujourd’hui, la situation sécuritaire dans la région saharienne a poussé les grandes puissances à revoir leurs positions envers ce conflit qui, en plus, met en cause la crédibilité des Nations Unies et menace la stabilité dans toute la région. Les vives tensions liées à la menace terroriste au Mali et au Sahel en général ont imposé l’inscription de la résolution du conflit du Sahara Occidental dans l’agenda des Nations Unies et des grandes puissances, y compris la France dont le soutien inconditionnel au Maroc allait à l’encontre des efforts onusiens concrétisés dans le processus de paix instauré depuis le 6 septembre 1991.

« Alors je connais aussi le blocage. Il y a la question du Sahara Occidental qui attend son règlement depuis plus de 30 ans. L’impasse actuelle est préjudiciable à tous, je dis bien à tous. Aux familles séparées, aux réfugiés des camps, aux tensions entre les pays du Maghreb. Et s’il y avait un argument de plus qu’il conviendrait d’ajouter, c’est que la crise au Sahel rend encore plus urgente la nécessité de mettre fin à cette situation », avait dit le président français lors de son intervention devant le parlement marocain le 4 avril 2013 durant sa visite au Maroc. 

L’Union Européenne aussi s’est engagé dans la résolution du conflit marocco-sahraoui. « L’UE soutient les efforts de l’ONU pour parvenir à une solution juste, durable pour la question du Sahara Occidental, prévoyant l’autodétermination du peuple sahraoui sur la base des résolutions pertinentes du Conseil de Sécurité de l’ONU », a souligné Mme Mogherini en réponse à une question d’un eurodéputé. 

Federica Mogherini a précisé en outre que l’UE « suit de près » l’évolution de la situation au Sahara Occidental, exprimant sa « préoccupation » concernant ce conflit qui dure depuis 4 décennies et ses « conséquences pour la sécurité, le respect des droits de l’homme et la coopération dans la région ».

Ainsi, du jour au lendemain, le Maroc s’est retrouvé dépourvu de son principal mentor, la France. Une réalité qui a poussé Rabat à suspendre la coopération sécuritaire avec son principal allié. Pour cacher cette réalité à l'opinion publique marocaine, le Makhzen évoquera l'incident de la justice française avec le chef de la DST marocaine, Hammouchi ou celui de Mézouar à l'aéroport d'Orly.

Il a beau invoquer l’immunité diplomatique de ses responsables ou des histoires de blasphémie mais la réalité est là : Ce que le Maroc cherche c’est le soutien de Paris dans la question du Sahara Occidental.
Aujourd'hui, le Maroc, après avoir perdu l'espoir de compter sur le soutien de la France a cédé devant la pression de la communauté internationale et décidé de laisser les responsables onusiens faire leur travail.

*Journaliste sahraoui