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lundi 17 décembre 2012

TOTAL a demandé le renouvellement de la licence au Sahara Occidental





La compagnie pétrolière française TOTAL a demandé un renouvellement d'un an de sa licence controversée au Sahara Occidental occupé. WSRW appelle les investisseurs à se désinvestir de la société.



Le site Business & Human Rights a publié le 14 décembre une déclaration reçue de TOTAL concernant ses opérations au Sahara Occidental.

L'entreprise défend ses opérations et admet que «l'ONHYM et notre filiale locale ont fait une demande de prolongation d'un an pour traiter et interpréter les études sismiques en cours".

Western Sahara Resource Watch a averti récemment que si TOTAL choisit de renouveler sa licence controversée, il demanderait aux propriétaires de la société de s’en désinvestir.

«La décision de TOTAL de poursuivre ses activités, sabote clairement la résolution du conflit et ses opérations violent le droit international. Les propriétaires de la société qui ne veulent pas être associés à ce vol planifié des ressources naturelles du peuple sahraoui devraient procéder immédiatement à leur désinvestissement de l' entreprise ", prévient Erik Hagen, président du Western Sahara Resource Watch.

La large zone du Sahara Occidental dans laquelle travaille TOTAL est occupée par le Maroc depuis 1975/1979. L'occupation du Maroc est condamné par l'ONU.

Voici la déclaration complète de TOTAL (Traduction non officielle WSRW.) :

1. Le 2 décembre 2011, TOTAL E & P Maroc et l'ONHYM (Office National des Hydrocarbures et des Mines) ont reçu une autorisation de reconnaissance couvrant la zone extracôtière Anzarane. Les «informations pertinentes sur zone extracôtière Anzarane » ont été publiées pendant le premier trimestre 2012 sur le site Web de l'ONHYM, ainsi que tous les accords pétroliers, les contrats de reconnaissance et de superficies ouvertes (voir http://www.onhym.com/HYDROCARBURES/PartenariatetCoop%C3%A9rationP%C3%A9trole/Listedespartenaires/tabid/153/Default.aspx)

2. Au cours de la première année de reconnaissance, notre filiale a réalisé diverses études géologiques et géophysiques et a complété un relevé marin au cours de l'été 2012. ONHYM et notre filiale locale ont fait une demande de prolongation d'un an pour traiter et interpréter les études sismiques en cours.

3. Notre filiale locale a mené des travaux d'évaluation dans la même région il y a 10 ans. L’émergence de nouvelles idées sur les potentiels en hydrocarbures de la région, et l'amélioration des technologies sismiques nous amènent à demander une nouvelle autorisation de reconnaissance sur la même zone.

4. Il est important de rappeler qu'une autorisation de reconnaissance n'est ni un contrat d'exploration, ni un contrat d'exploitation. Il permet des travaux d'évaluation et d'enquêtes de nature géologique et géophysique en vue d'évaluer la nature pétrolifère du sous-sol, et elle exclut des forages exploratoires. Ce type d'autorisation de reconnaissance est courant dans l'industrie du pétrole et du gaz, en particulier dans les pays ou régions où l'existence d'hydrocarbures n'a pas encore été démontrée.

5. Notre filiale a travaillé dans la zone offshore susmentionnée en conformité avec les dispositions de la lettre Conseiller juridique de l'ONU datée du 29 Janvier 2002, adressée au Président du Conseil de sécurité des Nations unies, qui stipule que de tels contrats de reconnaissance et d'évaluation « ne sont pas en eux-mêmes illégaux ». Si les résultats de la période de reconnaissance sont encourageants, toutes activités d’exploration et d'exploitation seront menées en conformité avec les « principes de droit international applicables aux activités touchant aux ressources minérales des territoires non autonomes » et non pas « au mépris des intérêts et de la volonté du peuple du Sahara occidental "(voir http://daccess-dds-ny.un.org/doc/UNDOC/GEN/N02/249/87/PDF/N0224987.pdf?OpenElement). Globalement, telle qu'il est exprimé dans notre Code de conduite, « TOTAL respecte toutes les lois, règlements et décisions des Nations Unies et de l'Union européenne" et respecte les règles de UN Business and Human Rights.

jeudi 6 décembre 2012

Total illégal au Sahara Occidental

Par Amis du Peuple du Sahara Occidental 6/12/2012

Communiqué de presse
Total illégal au Sahara Occidental

La compagnie française Total a signé avec le royaume marocain un contrat monstre de prospection pétrolière au Sahara Occidental. La nouvelle carte publiée sur les pages Web de l’ONHYM, la compagnie nationale pétrolière marocaine, montre un bloc massif, couvrant une surface de plus de 100.000 km². Le nom du nouveau bloc est Anzarane Offshore.
Le Sahara Occidental est un territoire non-autonome selon l’appellation onusienne, c’est à dire une colonie. Le territoire est partiellement occupé militairement par le Maroc depuis 37 ans. Plus de 160 000 réfugiés survivent depuis cette date dans le désert algérien, alors que leur territoire est riche.
Lorsque Total - alors TotalFinaElf - a signé une licence pour la même superficie en 2001, le Conseil de Sécurité de l’ONU a demandé à son Bureau juridique de produire un avis sur la légalité de l'accord de l'entreprise avec le Maroc. Le bureau juridique a conclu à la violation du droit international si l’exploration ou l’exploitation étaient menées au mépris des souhaits et des intérêts du peuple du territoire.
Les Sahraouis, le peuple autochtone sur le territoire, n’ont toujours pas été consultés sur la question, ni leur représentant officiel, le Front Polisario. Les activités sont donc illégales.
Selon Western Sahara Resource Watch (WSRW), le contrat sur ce bloc massif de Total au large du Sahara Occidental a été signé le 6 décembre 2011. L'accord est très probablement un accord de reconnaissance - le même genre d'accord détenu par la compagnie dans la même région pour la période 2001-2004. Il se dit que l'accord est valable pour une période de 12 mois.
Cela signifie que l'accord expirera dans les tout prochains jours. Total doit, en d'autres termes, choisir de laisser expirer l'accord sans renouvellement (comme cela a été fait en 2004), de prolonger le contrat, ou de le faire évoluer en un contrat d'exploration à part entière.
Les organisations signataires de cet appel demandent à toute personne ou institution en capacité d’agir de mettre immédiatement ce sujet en question avec la direction de Total. Ils doivent demander à la fois une garantie qu'aucune activité d'exploration n’aura plus lieu au Sahara Occidental occupé, et une explication sur la façon dont cela a pu se produire en premier lieu.
Le retour de Total au Sahara Occidental occupé est une triste nouvelle pour le peuple sahraoui. En faisant cela, Total compromet directement les efforts de paix de l'ONU et sabote le droit international. Nous lançons un appel à la compagnie pour qu’elle reconsidère immédiatement son implication sur ce territoire.
Les signataires feront le nécessaire pour obtenir les condamnations que mérite cette complicité dans l’oppression et la souffrance du peuple sahraoui.

http://ap-so.blogspot.fr/2012/12/communique-de-presse-total-illegal-au.html

Contact :
Amis du Peuple du Sahara Occidental (APSO), apsolument@yahoo.fr
Tel : 01 43 71 62 12
Signataires :
CEDETIM, APSO et son réseau, CORELSO, AFASPA, Union syndicale Solidaires, Sortir du Colonialisme, WSRW, Survie, Caritas Algérie, CNT-F, Association des Sahraouis en France, AARASD, ATTAC, Afriques en lutte,
Parti de Gauche, PCF, Les Jeunes Ecologistes