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mardi 27 septembre 2011

Dans la station balnéaire de Saïdia, « La prostitution fait partie du développement économique de la région »

 par ibnkafka, 25/9/2011

Le plan Azur contribue au développement du Royaume, à en croire cet article sur Saïdia, station estivale à la frontière algéro-marocaine:

Marrakech et Agadir ne sont pas les seules villes où la prostitution monte en flèche. A Saïdia, le coût de la vie de plus en plus élevé, le chômage et des situations familiales précaires poussent de nombreuses femmes à se prostituer. Reportage. (…)

« Je ne sors pas tous les soirs pour travailler. La journée, je suis serveuse dans un restaurant de la marina, mais cela ne me fait pas gagner assez. Dans l’Oriental, il n’y a pas de vrai travail avec un bon salaire pour les femmes. Alors je n’ai pas le choix », résume-t-elle. Ces « extras », elle les monnaye entre 700 et 800 dirhams au printemps et 1 000 dirhams en été. Fraîchement divorcée, elle transfère une grande partie de l’argent à ses sœurs qui gardent sa petite fille de 4 ans à Rabat. « Mes sœurs ignorent le travail que je fais », avoue-t-elle. (…)

«Je me prostitue depuis mes 17 ans. Je le fais toujours avec la peur au ventre. Même après tant d’années, c’est toujours aussi difficile. On ne s’habitue jamais». Fatima

« C’est toujours dangereux, on ne sait jamais sur qui on tombe. Les Rifains sont souvent très violents », confie Asmae. (…)

« A cette heure-là, impossible de trouver une fille qui ne soit pas une prostituée ici », juge Yassine, jeune étudiant oujdi attablé avec trois amis. Depuis la création de la station balnéaire en 2008, le phénomène de prostitution a pris de l’ampleur. « Elles sont de plus en plus nombreuses. La région était vide avant, alors c’est un marché vierge. Saïdia est connue pour cela maintenant », raconte Rachid, patron d’un restaurant de la marina, avant de poursuivre « Dans l’Oriental, les femmes et les hommes sont séparés depuis l’enfance. Du coup, dès qu’ils peuvent se le permettre, et notamment avec l’argent des trafics, les Rifains viennent dans les boîtes et ils payent. On laisse faire et on ignore le problème parce que la prostitution fait partie du développement économique de la région », estime-t-il. (Le Soir 25/9/2011)

Et ces bienfaits se répandent à travers le Royaume, à en croire ces avis de touristes:

Une dernière chose, j’ai remarqué la presence de prostitués dans le hall, vers 20h00 / 20h30 …. Etant avec femme, enfant et amis, ça m’a un peu dérangé …. je dirais qu’une presence si visible, risque de nuire à force à ce superbe établissement.
L’Hotel est envahi de prostituées (attirées par la clientèle du casino et de la discothèque).
“Grand lupanar de luxe….”
L’hôtel est dès le début de soirée envahit par des groupes de jeunes femmes qui ne viennent pas là pour profiter des installations du Spa mais bien pour vendre leurs charmes!.. Cela est terriblement désagréable et vraiment glauque et surtout totalement indigne d’un établissement qui se revendique palace… Impossible de ne pas y faire attention, elles viennent s’asseoir à côté de vous et vous fixe du regard lourdement.
Dérangeant quand vous êtes en voyage en amoureux et pas vraiment en ligne avec l’image que l’hôtel vend. Je ne saurai que ne pas recommander l’hôtel aux familles et couples.. Et le laisser aux personnes avides de jeux et de plaisirs diverses…
http://ibnkafkasobiterdicta.wordpress.com/2011/09/25/la-prostitution-fait-partie-du-developpement-economique-de-la-region/

jeudi 1 juillet 2010

Saïdia : La station balnéaire côté cour

Par Suzannah Horowitz, journaliste, barricades, 1/7/2010
• Aucune unité médicale opérationnelle sur place
• Hygiène, santé, entretien… Encore des griefs
• Le tourisme médical, un segment encore inexploité
LA station pilote du plan Azur vient de boucler sa première année en ce mois de juin. Après la période de rodage, des ajustements ont été opérés: extension de la marina, station-service pour l’approvisionnement du port de plaisance en carburant, renfort de sécurité, hypermarché et commerces, station d’épuration… Mais ces efforts ne doivent pas occulter les points noirs au tableau de cette station: les odeurs nauséabondes des eaux usées, des sacs noirs en plastique amoncelés non loin des parcours de golf, des lézards, des scorpions et même, tenez-vous bien… des serpents dans la broussaille entre les lots de villas et le port de plaisance!
Plus encore, l’inexistence d’une clinique revient sur toutes les langues. «Il est inadmissible de développer et lancer une station touristique de dernière génération sans y intégrer une clinique avec des équipements de dernier cri», relevait le président de la chaîne Iberostar, Miguel Fluxa Rossello, lors d’une rencontre sur l’investissement dans le tourisme à Casablanca, en présence de patrons de banques d’affaires internationales, du ministre de tutelle et de dirigeants de fonds d’investissement. «C’est un volet important qui a été jusque-là omis ou ignoré délibérément, le temps d’avoir de la visibilité sur ce business», s’accordent à dire de nombreux touristes sur place. De l’avis de plusieurs médecins, la spécificité du site fait que des milliers de touristes sont exposés au quotidien à des risques certains tels que les intoxications, brûlures, méningites, fièvres, turista, déshydratation… D’où l’obligation de mettre en place des unités d’urgentistes et de soins intensifs, suggère un médecin urgentiste.
Mieux, d’autres installations sont nécessaires pour les interventions d’urgence en chirurgie en plus de blocs pour les pathologies gynéco-obstétricales (accouchements prématurés, complications...), la réanimation, les urgences pédiatriques, l’hémodialyse...
D’ailleurs, l’accident vasculaire cérébral (AVC) est l’un des risques récurrents chez les populations âgées. Idem pour les infarctus du myocarde, la cardiomyopathie, les anévrismes, les insuffisances rénales ou encore les traumatismes crâniens et œdèmes suite à des accidents… Ce qui requiert l’équipement en ambulances médicalisées bien équipées. Aujourd’hui par exemple, l’évacuation d’un cas grave devra se faire en trois quart d’heures au minimum. L’hôpital le plus proche de la station, de surcroît public est El Farabi d’Oujda. Il est à trois quarts d’heures du site, à une soixantaine de kilomètres. L’autre hôpital Derrak, public lui aussi, mais encore plus petit et moins équipé, se trouve à Berkane (soit à une trentaine de km de la station). Pour l’heure, le seul projet médical de la station porte sur une clinique, en chantier depuis plusieurs mois. Interrogé sur l’absence d’une offre médicale dans la station, le management de Groupe Fadesa Maroc (GFM devenue Excelia, qui est une filiale du groupe Addoha) précise qu’un chantier est lancé dans ce sens. Mais pour qu’il devienne opérationnel, il va falloir que des praticiens manifestent de l’intérêt.

http://barricades.over-blog.com/
Relire aussi, dans Solidarité Maroc, 19/6/2009 :"Saïdia ou le grand fiasco immobilier"

vendredi 19 juin 2009

Saïdia ou le grand fiasco immobilier

Saïdia ou le Grand Fiasco immobilier:
Mercredi 17 Juin 2009, 14h52
Bonjour
Le documentaire de France 5, garde tout son aspect professionnel, et effectivement à nous d’engager certaines réflexions :
Définir les responsabilités :
*/le rapport du Forum mondial humanitaire . confirme que 325 millions de personnes se déplacent chaque année à cause des catastrophes naturelles et du changement climatique. Kofi Annan , son auteur, parle de 300 000 morts essentiellement au sein des populations pauvres. Ce crime est du ressort des multinationales notamment agro alimentaires soutenues par les grandes puissances.
*/ Ce n’est pas de l’écologie politique : de l’Amazonie à Saidia, ce sont les mêmes pilleurs appuyés par des Etats complices.
*/Ce qui se passe à Saaidia n’est pas un acte bêtement irréfléchi ou inconscient. C’est un tout qui se tient, basé sur le maximum de profits ,en peu de temps, et avec un minimum de coûts.
Détruire les richesses naturelles, les écosystèmes, les humains. C’est un choix de société qu’il faut mettre à nu. Quelques exemples:
*/Les forêts d’arganiers, de genévriers thurifères, de cyprès de l’Atlas, de thuyas, de chênes-liège, de chênes zéine, de sapins ou de cèdres, que de saccage délibéré d’une nature que nous avons le devoir de protéger,
*/ l’AMDH a alerté sur la catastrophe des déchets déversés dans l’oued AKZAZ (région Ghafssay,) dans Khmiss ait Amira ( région de Chtouka Ait Baha), la destruction des forêts de cèdre où les gavroches de l’AMDH de Khenifra ont joué un rôle important pour démasquer ce commerce organisé par les mafias de la forêt. Comment un Etat policier qui cherche la petite aiguille dans la poche de Abdellah EL HARRIF(à cause du boycott), ne voit pas ses arbres abattus, transportés et vendus sans se soucier du déséquilibre climatique ?
*/ les palmiers sont arrachés de leur milieu naturel à 500 dhs!!!,
*/ la centrale thermique que l’ONE entend mettre en marche à Safi, comme si la pollution des Maroc-phosphore ne suffisait pas
Alors pour le littoral de Saaidia, comme partout, toujours ce crime se fait( toujours )avec la même carotte : ce projet permettra de créer des centaines d’emplois directs et des milliers indirects !!!Mais dans la réalité, il va profiter à des centaines d’escrocs directs et des milliers de copains indirects.
*/N’oublions pas non plus la forêt du genévrier rouge, déboisée par le monstre immobilier du tourisme de masse: Fadesa.
IMPUNITE TOTALE de FADESA
En plus du crime écologique cette filiale du multinational espagnol a bénéficié de toute une braderie foncière de l’état-complice, sacrifiant les nappes phréatiques contre des terrains de golf , sans oublier les conséquences de déversement des eaux usées dans Moulouya. Le mot catastrophe est trop faible.
Alors deux remarques sur L’IMPUNITE dont jouit Fadesa- :
*/ Par une simple déclaration, elle dépose son bilan, et à aucun moment, elle ne sera inquiétée ; bien au contraire, elle continue son business immobilier à Agadir, Tanger, Rabat Casablanca, Jardins dits de Moulouya (sic)…
*/ Martinsa-Fadesa déclare, en 2006 sa mise en cessation de paiements à Saidia. Or ce projet AZUR devait coûter 12 milliards de dhs ; donc des banques ont accordé des crédits dont 3 milliards directs. Qui paie cette facture, pourquoi un silence total du ministère de tourisme, des banques perdantes ? Y a-t-il un partage de gâteaux ? Y a-t-il un audit, une enquête ???
*/Pire encore Fadesa a clos son exercice 2006 avec un bénéfice consolidé de 230 millions d’euros !!!…
*/ Une année après Martinsa-FADESA se marie avec le groupe ADDOHA à 50% d’un certain Anas SEFRIOUI qui devient en 2008 le mieux rémunéré en dividendes au Maroc. Il a encaissé plus de dividendes que le roi (263 millions contre 244)…
Donc, il y de l’ inconscience écologique chez ce pouvoir, de la complicité de l’Etat, parfois des communes, de l’impunité, des choix de la rente économique dangereux.
Je n’ai pas de leçons à donner, sauf renforcer et/ou coordonner avec les structures qui militent pour préserver cette nature que nous aimons tant.
Respecteusement
Said
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Mer 17.6.09, Mohamed BENATA a écrit :
Salam Aalaykoum,

Merci pour votre intérêt à l'Environnement de notre pays.
On ne peut pas cacher les vérités par des grandes plaques publicitaires ou des spots publicitaires sur les chaines de télévision.
Malgré tous les agissements de la première chaine de Télévision Marocaine 1 et la chaine de TV 2M pour camoufler les défaillances du projet touristique de FADESA les vérités ont été dévoilées par le Film de France 5 qu'on peut retrouver dans ces liens Vidéo: Ce qui est plus grave c'est que les eaux usées de la STEP que va réaliser l'ONEP pour assainir le projet de FADESA seront dirigées sur le SIBE Ramsar de l'Embouchure de la Moulouya et déversées dans l'Oued de la Moulouya. l'avenir va encore montrer cette vérité:

http://www.dailymot ion.com/video/ x9l15a_saidia- ou-le-grand- fiasco-immobilie _news

http://www.dailymot ion.com/video/ x9l36w_saidia- ou-le-grand- fiasco-immobilie _news

http://www.dailymot ion.com/video/ x9l3la_saidia- ou-le-grand- fiasco-immobilie _news

Très cordialement,
S/ BENATA Mohamed

NB: Radio Aswat va diffuser dans son édition du midi 17.06, un interview à ce sujet, Bonne écoute.
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