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samedi 13 décembre 2014

SOS villages oubliés, faire le bon choix.

Meryem Belarbi Alaoui, SOS villages oubliés, 7/10/2014

Durant ce mois, des zones entières du Maroc ont été déclarées zones sinistrées, d'autres régions souffrent d'un grand froid et sont totalement enclavées, mais au moins bénéficient-elles d'une médiatisation "zaama" et puis enfin il y a des villages, des ksours, des dachachires, des bourgades qui sont sinistrés, souffrant de grands froids, totalement enclavés et pas du tout mediatisés, voire complètement oubliés. 
Normalement, dans ce beau pays, un très grand nombre d'institutions ont fleuri, au cours de ces décennies, pour désenclaver ces lieux, fort nombreux, isolés, le résultat... On le connaît... à faire rougir et à faire rugir. (...)
 Ne pourrions-nous, encore une fois, nous mobiliser et apporter notre soutien à ces populations totalement démunies et complètement ignorantes de leurs droits ? Je reste à la disposition de toute personne qui me sollicite pour cette action.

D’expérience on connait les problèmes de ce genre d' opération. Meryem Belarbi Alaoui a  récolté des dons pré- achetés par les donateurs, ce qui  finit par couter plus cher à acheminer, sans parler des problèmes d' ordre gouvernemental . 
La meilleure solution reste le choix d' un village ou d'une région, aller voir les besoin, récolter les dons en numéraire et cibler les achats dans la région ; rappelez-vous, c' est la solution à laquelle nous étions arrivés la dernière fois . 
Les besoins ne sont pas que la farine, le sucre et l'huile, en plus, il en vient de partout. Je vois plutôt  plus une opération ciblée à savoir par exemple les couches de bébés et les bandes hygiéniques, ça parait futile et pourtant on sait ce que le manque de ces "futilités" peut être primordial à certains moments . Qu' en pensez-vous les amis ?

dimanche 18 mai 2014

TRI ET DISTRIBUTION DES DONS A EKROUCHEN ET DOUARS ALENTOURS.

Photo de Rita La Rebelle.Abdelqader Bagari : Après des centaines de kilomètres parcourus par les participants de la caravane :d' Agadir,Casablanca, Rabat, Marrakech, Fès et Tadla. La tranche de route la plus difficile vient après Leqbab, 26 km de route accidentée,un tronçon de goudron et pistes en pleine montagne qui s'alterne. Arrivés saint et sauf a Ekrouchen dans la nuit,les autorités locales nous ont bien accueillis et tout de suite après le déchargements des dons, commence le tri, un travail colossal effectué par les participants malgré la fatigue du voyage. Ensuite un diner préparé en notre honneur dans la tradition locale nous a été servi. Nous avons terminé le tri et mis en place les dispositions pour bien commencer la distribution le lendemain. Tous les participants ont passé la nuit chez les habitants par petit groupe. Le lendemain, dimanche 23, après le petit déjeuner nous avons procédé a la distribution : par les participants avec l'aide des membres des associations locales qui aidaient au bon fonctionnement de l’opération, mais sous l'observation des participants. Parallèlement un autre groupe a procédé a une visite de l’école du village et donné une formation et des explications sur la vision des finalités de cette action qui se devait être pas comme les autres en ce qui concerne l'avenir du travail social dans la région. Plus de 140 familles satisfaites et il reste pour au moins 30 familles hamdollah, 10 petits douars des alentours d' Ekrouchen servis et des familles du centre aussi,pas moins de 67 familles étaient sur la liste de la fondation Mohamed 5,a priori,mission accompli à 100%.
Merci a tous les donateurs,les participants,les autorités,le chauffeur du mini bus et le chauffeur du pick up,et un grand merci aux habitants d' Ekrouchen et leur accueil chaleureux. A suivre……………..
Photo de Rita La Rebelle.
Photo de Rita La Rebelle.Photo de Rita La Rebelle.Les membres de l’équipe sont Meryem Houari, Sara Boumen, Meryem Belarbi Alaoui et Mohcine Achhab Romancier. Cette équipe exceptionnelle et bien soudée, a effectué un travail non seulement de distribution, mais aussi d'ateliers pour les enfants : art plastique, lavage des mains, brossage des dents et aussi d'écoute et soutien personnalisé auprès des villageois. Je suis fière de leur action et fière aussi de l'aide apportée par tous les donateurs, sans eux cette caravane ne serait pas, entre autres je remercie : MARIE JO, Marilyne Patricia Debernard, Jamila Waadalla,Asis Mam, Najia Elrhaoui AMINA ABDOU,LATIFA HAMDAOUI, HOUDA ( cousine de Leila ), SALMA AMOUR, AMAL TEMSAMANI, FATIHA, NABIL DAOUDI, DES DONATEURS ANONYMES. Je remercie aussi l' équipe hors Maroc Leila Brahmi, Najiba Berrada Berrada, Mohamed Arbai, Hicham Chemlal. Nos bienfaitrices Saida Laroussi, Loubna Youssar, Rachida Gharbi et bien sur tant d'autres mais que je ne peux pas tous les nommer. Suite à quelques difficultés d'autorisation, notre membre Mohcine a réussi après plusieurs négociations avec les autorités à avoir le feu vert afin que l' équipe puisse distribuer les dons. Les dons qui se composaient de 55 sacs de vêtements, 9 sacs de chaussures, 5 sacs de jouets, 2 cartons de fournitures scolaires et de bureau, 300 couches de bébés, 146 couvertures, couettes et autres literies, 4 cartons de produits hygiéniques, (savons, shampoing etc.…) 76 sachets de denrées alimentaires (huile, sucre, thé, riz, féculents), 80 livres pour enfants et un carton de friandises ont couverts les besoins de la population qui rappelons le se compose de 264 habitants. Par ces photos, je tiens à vous montrer en quoi ont servis vos dons, la réalité de la misère et malgré tout ce qui se dit, nous ne ferons pas le bras de fer avec le gouvernement pour savoir à qui incombe de donner ou de financer, car en attendant ce sont des enfants et des familles entières qui en pâtissent. Nous n'avons rien fait d'extraordinaire, juste accompli un devoir de solidarité citoyenne. Je peux vous dire que l'émotion était grandiose, les villageois heureux de savoir que leur compatriotes ne les ont pas oubliés. L' aventure continue, toute l'équipe et moi même comptons sur votre fidélité et votre participation. Encore MERCI DU FOND DU CŒUR.

  Lire dans le journal de Noura Ousbouh : S.O.S ANFGOU.

SVP NE RESTEZ PAS INSENSIBLES.......NOUS N'AVONS PAS LE DROIT DE LES IGNORER, REGARDEZ LE PETIT GARÇON CE QU'IL PORTE EN GUISE DE BOTTES.

7 h ·




dimanche 10 mars 2013

Voyage de reconnaissace à TASSAMERT

Par Mohcine Achhab, romancier, SOS VILLAGES OUBLIÉS, 3/3/2013
Bonjour les ami-es, vous trouverez ci-dessous le compte rendu de la visite effectuée au village Tassamert , par Meryem Belarbi Alaoui , Mohamed Talbi, & Mohcine Achhab Romancier , illustré de quelques photos ! Vous trouverez d'autres photos aussi , dans un album à part! Merci pour votre solidarité !


MISSION TASSAMERT
Photo de couverture

 Situation :
Le village de Tassamert  se situe au fin fond du Grand Atlas, au bas de la montagne Assamer qui frôle Jbel El Ayachi.
Il fait partie de la circonscription d’Amougar, région d’Imilchil, province de Midelt.
Tassamert est le féminin de Assamer qui veut dire « l’endroit le plus longtemps ensoleillé », d’où le nom de cette montagne.
Il y a deux villages avoisinants, Afraskou et Ait Yaecoub qui est un peu plus grand et qu’on peut considérer le chef lieu local après Amougar où il y a le collège, le médecin et la caïdat…le chef lieu régional! 
Nous sommes partis à trois, Mohcine, Meryem et Med Talbi du village Ait Yaecoub, nous étions arrivés à la tombée de la nuit et nous avons été reçus par Mbarek, le président de l’association « Nafia pour le développement économique et social » qui nous a présentés aux hommes du village. Nous avons tenu une réunion avec les villageois et qui a duré trois heures à peu près.
Deux points essentiels ont été traités au cours de cette réunion : la connaissance du village : statistique, maladies, scolarisation… et le potentiel développement du village.
Concernant la population du village elle se compose de :

Hommes
87
Hommes chargés de famille
38
Femmes
71


Enfants de moins de 12 ans
106


Garçons
41
Scolarisés
16
Filles
49
Scolarisées
21
Bébés
De 0 à 24 mois
  16



Soit une population totale de 264 personnes.

A l’école, deux instituteurs prennent en charge les 6 différents niveaux du primaire comme suit, les élèves de 1ére et 2 éme en une classe et les quatre autres niveaux dans une autre classe. Les cours n’ont pu débuter qu’en octobre 2012 après maintes revendications des villageois. A part les deux classes, l’école ne dispose d’aucune autre infrastructure, ni sanitaires, ni mur de clôture, ni électricité. Un petit réservoir d’eau y a été installé récemment 

Les vitres des salles de classes cassées ne sont point réparées. La scolarisation des filles est écourtée à l’âge de 10 ans – après le 3éme ou le 4éme niveau scolaire ; les garçons à la 6éme année, du primaire bien sur !  Le seul élève ayant pu atteindre le niveau du bac, suit ses études actuellement à Imilchil. 
Aussi, le dispensaire le plus proche est Ait Yaecoub, dans lequel juste un infirmier assure le service. Quant au médecin –disponible uniquement les jeudis- et la sage femme les plus proches sont à l’hôpital d’Amougar qui est à 20 km de Tassamert.
Lors d’un accouchement difficile qui nécessite l’intervention de la sage femme, les gens font appel à l’ambulance d’Amougar qui leur revient à 250 DH pour l’hôpital d’Amougar et 500 DH s’ils doivent se rendre à Rich qui se trouve à quelques 84 km de Tassamert.
Les maladies les plus fréquentes chez les habitants sont  urologiques, intestinales provoquées essentiellement par la consommation d’une eau non traitée puisque le village ne dispose toujours pas d’un réseau d’eau potable.
Par ailleurs, les habitants du village ont invoqué les différents problèmes de santé connus d’eux. Ainsi, ils ont fait cas de deux femmes paralysées, une autre qui boîte et qui a besoin de béquilles, 5 personnes non-voyantes, une naine et un simple d’esprit. Il est certain qu’une caravane médicale serait plus à même de donner un diagnostique plus exact. 
Côté électricité, en plus de l’école, le local de l’association Nafia, 8 autres foyers n’ont pu accéder à l’électricité vu le coût élevé de l’opération qui est de 2700 DH pour le branchement seulement, plus les frais de poser l’installation interne qui s’élève à 2500 DH environ, soit un total de plus de 5000 DH.

Après la réunion, les villageois ont tenu à nous faire visiter la mosquée qui est dans un état de délabrement total, et qui peut à tout moment s’écrouler (voir photos).
N’oublions pas que dans ce genre de coin la vie sociale se passe en grande partie autour de la mosquée qui est aussi un lieu de réunion des villageois.
Outre la mosquée, nous avons visité  la maison du président de l’association, qui à l’instar de la plupart des maisons du village est complètement dénudée, c.a.d, il n y a ni matelas ni autre espèce de commodités ; le sol est fait de terre battue. 

La deuxième partie de la réunion a été axée sur les possibilités de développement durable du village.
Très conscients que la caravane qu’ils attendent avec impatience, ne peut résoudre leurs réels problèmes, les villageois ont manifesté clairement leur volonté de pouvoir pratiquer des activités génératrices de revenus.
Dans ce sens, ils préconisent l’élevage car c’est une peuplade à fort penchant pour les troupeaux et l’aspect montagnard de la région offre la possibilité d’un bon développement de cette activité ; quant à l’agriculture, le pommier peut y être introduit vu que le climat et la nature du sol permettent d’avoir d’excellentes pommes.
Ils ont aussi exprimé l’envie de faire de l’apiculture.

Ce sont là, les trois possibilités proposées par les villageois, concernant l’activité masculine, quand à l’activité féminine, ils ont évoqué le besoin d’apprendre le tissage des tapis, ceux fabriqués actuellement sont de qualité médiocre et ne peuvent être commercialisés, aussi un atelier de tricotage pour mieux affronter l’hiver.
Ces femmes en question se consacrent aux travaux les plus durs du village, allant des champs, à la forêt pour bûcher, ramener les fagots de bois sur leurs dos à travers des chemins très escarpés et bien sûr les travaux domestiques. Choses qu’elles commencent à l’âge de 14 ans au maximum, l’âge adulte pour une femme dans ces régions. 
Le dernier point soulevé lors de la réunion est l’alphabétisation qui a été unanimement souhaitée par tous les villageois et les hommes ont exprimé le souhait que leurs femmes puissent apprendre à lire et à écrire aussi.
Rappelons que l’unique langue parlée dans le village est l’Amazigh ; rares sont ceux qui parlent le dialecte arabe.
Les villageois ont beaucoup insisté pour que nous soyons leur  porte-parole, et rapporter leur situation, telle qu’elle est,  afin qu’ils sortent de leur enclavement.
Ils tiennent d’ailleurs à remercier toutes les personnes qui se solidarisent avec eux dans leur misère !

  Alors, mes amies et amis, vous êtes toujours partants dans cette aventure avec nous ?

                                 Fait par MerYem BELARBI ALAOUI
                                          & MohCine ACHHAB Roma