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vendredi 21 novembre 2014

Le royaume du Maroc dos au mur.( 39ème édition EUCOCO)


Par Mohsen Abdelmoumen, 20/11/2014
 
Haidar-Esquivez-Chomsky-1-copie

La 39 édition de la Conférence Européenne de Support et Solidarité avec le Peuple Sahraoui (EUCOCO) s’est déroulée à Madrid ce 14 novembre en présence du président de l’EUCOCO, Pierre Galand, du Président de la République et SG du Front Polisario, Mohamed Abdelaziz, de l’infatigable militante sahraouie des droits de l’Homme, Aminatou Haidar, et de plus de 300 militants pour l’indépendance du Sahara occidental, en provenance des cinq continents. Assistaient également à cet événement majeur, des représentants de gouvernements reconnaissant la République arabe sahraouie démocratique (RASD), des députés et membres élus nationaux et internationaux, des organisations politiques et syndicales, des ONG, des associations d’amitié avec le peuple sahraoui, et de nombreux juristes. L’Algérie était représentée par le président du comité national algérien de solidarité avec le peuple sahraoui (CNASPS), Said Layachi. Le président Mohamed Abdelaziz a rendu hommage aux pays qui soutiennent les causes justes dans le monde, à leur tête l’Algérie « pour ses positions en faveur de l’application des résolutions de l’ONU ». Le président de l’EUCOCO, Pierre Galand, a exhorté la communauté internationale à adopter une politique « cohérente » vis-à-vis de la question sahraouie et de permettre au peuple sahraoui d’exercer son droit à l’autodétermination. Il a également fustigé l’Union européenne  pour son « attentisme » et sa politique de « deux poids deux mesures » concernant le conflit sahraoui, marqué par le refus du Maroc de respecter la légalité internationale. Cette conférence a été suivie samedi 16 par une vaste manifestation dans les rues de la capitale espagnole où des milliers de personnes ont réclamé un vote sur l’indépendance du Sahara occidental occupé depuis 1975 par le Maroc, et pour demander au gouvernement espagnol d’intervenir afin que les Sahraouis soient en mesure de voter et de décider de leur statut.
Le célèbre linguiste et philosophe américain Noam Chomsky et le Prix Nobel de la Paix argentin Adolfo Pérez Esquivel, ont tenu à apporter leur soutien à la juste cause sahraouie au cours de cette conférence. Ainsi le royaume moyenâgeux du Maroc se trouve plus que jamais acculé face au soutien manifesté au peuple sahraoui par des personnalités de premier plan telle Kerry Kennedy, la fille de Robert Kennedy et nièce du président des Etats-Unis J. F. Kennedy, juriste et militante des droits de l’Homme, de nombreux artistes comme Javier Bardem, Pedro Almodovar, Penelope Cruz, et bien d’autres, qui apportent leur voix aux nombreux mouvements citoyens en faveur de l’autodétermination du Sahara occidental. Comme ce fut le cas pour la cause palestinienne qui a été soutenue par de nombreuses célébrités issues du monde intellectuel, scientifique, artistique et par de grands mouvements civils à travers le monde, cette solidarité internationale prend désormais de l’ampleur. Au demeurant, d’après nos sources, un véritable climat de paranoïa s’est installé au palais royal marocain. En effet, le roi soupçonne tout son entourage suite aux innombrables révélations fracassantes de notre ami Chris Coleman dont les documents ultraconfidentiels diffusés en avalanche sont d’une extrême gravité à l’encontre du régime fasciste du Makhzen et de ses « amis » occidentaux que ce dernier a réussi à corrompre afin d’empêcher, dans une tentative vaine et désespérée, le dénouement définitif de la question sahraouie qui ne se résoudra que par une seule option, l’autodétermination du peuple sahraoui comme stipulé dans les différentes résolutions de l’ONU. Il appert que le directeur général de la DGED (Direction générale des études et de la documentation), Mohamed Yassine Mansouri, est vivement critiqué par des officiers supérieurs pour le grand amateurisme avec lequel il gère les services secrets extérieurs marocains, mais comme il est un ami du roi qui l’a nommé à ce poste, personne n’ose critiquer le manque de discernement de Mohamed VI. Même les noms de certains agents secrets, ainsi que leurs adresses emails ont été révélés par Chris Coleman.
Au cours de la 39 Conférence de l’EUCOCO, la militante sahraouie des droits de l’homme, Aminatou Haidar, a déclaré qu’elle espérait qu’ « après la reconnaissance par le gouvernement espagnol de l’Etat palestinien, la deuxième étape sera la reconnaissance de la RASD ». Interrogée au sujet de la nouvelle formation politique Podemos et de sa relation avec le Sahara occidental, elle a répondu : « Son nom a un sens. Podemos fait tout son possible pour soutenir la justice et le changement de politique. Nous comptons sur eux comme nous avons toujours compté sur les autres partis de l’Espagne. De plus, c’est un nouveau parti qui vient de la base, une base jeune. Nous avons beaucoup d’espoir. » Le chef de Podemos, Pablo Iglesias, qui était présent à cette conférence, a affirmé le soutien et l’engagement de son organisation avec la cause sahraouie. Aminatou Haidar a également évoqué l’aggravation de la situation de la population sahraouie dans les territoires occupés par le Maroc. « Depuis le cessez-le-feu de 1991, le peuple sahraoui a tenu une lutte pacifique. Combien sont douloureux les arrestations arbitraires, les assassinats et la torture qui se produisent dans les prisons marocaines, mais aussi dans les rues où se trouve la population sahraouie. Il n’y a aucune possibilité de manifester et de former des associations de défense des droits de l’Homme. Le Maroc refuse l’autorisation à notre association, la CODESA.» Aminatou a parlé de sa crainte concernant les jeunes Sahraouis dans les territoires occupés qui pourraient penser à recourir à la violence pour faire valoir leurs droits légitimes. « Ce sont des jeunes opprimés et désespérés qui cherchent à attirer l’attention de la communauté internationale. Les défenseurs des droits humains sont sous la pression des jeunes Sahraouis, nous voulons les guider vers la résistance pacifique mais ils se demandent combien de temps encore ils devront endurer cette situation parce que la communauté internationale ne fait rien. Je ne cache pas notre inquiétude, bien que jusqu’à présent nous n’avons pas vu d’acte de violence ou à caractère violent en zone occupée contre les leaders politiques marocains ». La militante a aussi dénoncé les conditions déplorables dans lesquelles se trouvent les prisonniers politiques sahraouis. « Nous avons près de 80 prisonniers d’opinion, dont 22 ont été condamnés par la Haute Cour militaire. Ils ont été condamnés à de lourdes peines allant de 20 ans de prison à la réclusion à perpétuité. Le Maroc ne les reconnaît pas en tant que prisonniers d’opinion mais comme des prisonniers de droit commun. Le Maroc a promis d’annuler les procès militaires, mais nous n‘avons rien vu jusqu’à présent. Les prisonniers ont commencé une grève de la faim le 8 Novembre pendant 48 heures et en entameront une autre le 26 pour envoyer un message aux participants du Forum international sur les droits de l’Homme qui se tiendra à Marrakech » un forum dont l’association qu’Aminatou préside, la CODESA, a été exclue. « Le Maroc se justifie en disant que notre association est un parti politique qui défend le droit à l’autodétermination, afin de ne pas lui accorder de légalité.»Suite au discours du roi du Maroc du 6 Novembre dernier, Aminatou Haidar craint que la situation se détériore davantage : « C’est une incitation à la haine contre les Sahraouis, légitimant les attaques contre les droits de l’Homme et l’oppression de la liberté d’opinion et d’expression. Cela nous ramène au discours de 2009, que le roi avait prononcé à l’occasion de la Marche Noire (Marche Verte) qui est célébrée au Maroc comme un jour férié et qui pour nous est synonyme de souffrance. Ce discours a mené à ma déportation à Lanzarote et m’a conduite à une grève de la faim de 32 jours. S’il n’y avait pas eu la solidarité espagnole et internationale, je serais morte ». En ce qui concerne le rôle des institutions internationales, Aminatou Haidar a déclaré que « la MINURSO est un témoin aveugle, dont les yeux sont bandés. « Ils ne peuvent pas effectuer la surveillance des droits de l’Homme parce qu’ils ne sont pas habilités à le faire, ils n’ont pas un tel mandat. Nous voulons élargir la compétence de la MINURSO et la mise en œuvre d’autres mécanismes de l’ONU ». A propos du suivi de ce que font les représentants diplomatiques accrédités à Rabat, Aminatou a noté que « ce sont les ambassades nord-américaine, britannique et des pays nordiques qui font régulièrement des visites pour entendre la voix du peuple. Ils sont concernés et intéressés, mais ce n’est suivi par aucune amélioration concrète. La situation reste la même et la répression aussi » a-t-elle déploré. De la France, Aminatou a dit: « Elle vient, mais c’est toujours pour faire des recherches afin de préparer des rapports, on ne peut pas dire que ce sont des visites destinées à faire cesser la répression. »
Tenant à adresser un message au peuple sahraoui lors de cette conférence, le Prix Nobel de la Paix argentin Adolfo Perez Esquivel a déclaré : « Ma voix veut avoir le pouvoir de la voix des humbles, la voix qui dénonce l’injustice et proclame l’espoir». Il a cité un vieil adage « l’heure la plus sombre se situe quand l’aube pointe. Je pense que le peuple sahraoui sait qu’il verra l’aube surmonter l’obscurité. Je veux envoyer l’amical soutien d’un frère d’Amérique latine à tout le peuple sahraoui, lui souhaiter beaucoup de force et d’espoir dans cette lutte pour l’autodétermination du peuple pour sa souveraineté, son identité et sa culture. Les gens perdent la mémoire des disparus, mais heureusement, le peuple sahraoui garde une mémoire vivante de son identité et des valeurs à défendre. Non seulement pour le présent mais aussi pour l’avenir des nouvelles générations qui permettront d’atteindre ces objectifs. Pour cela, nous devons unir nos forces ». Le Prix Nobel de la Paix a souligné dans son message quelques points essentiels. « D’un côté, les Nations Unies doivent agir avec plus de force et de discernement, et ne pas se laisser dominer. Nous devons changer la structure de l’ONU, ce qui pour le moment n’est pas possible. Mais l’ONU peut prendre des décisions claires, comme dans le cas du gouvernement marocain afin qu’il respecte le droit à l’autodétermination des Sahraouis. Il y a eu de nombreuses années de souffrance, de douleur, de violations des droits de l’Homme. Les Nations Unies ont mandaté les Casques bleus et, à ce jour, cette force n’a pas rempli son rôle de garant de la paix. Ni là et ni ailleurs. Je pourrais parler de Tahiti, de Chypre et de nombreuses autres régions du monde. Une restructuration est nécessaire pour que la force de maintien de la paix soit réellement au service des peuples et pas pour favoriser les grands intérêts économiques, politiques et militaires. Je suis désolé de dire cela, parce que l’ONU est une institution valide qui peut grandement aider la paix de l’humanité » a déclaré Pérez Esquivel.
De son côté, dans un message délivré à travers une vidéo, le philosophe et linguiste Noam Chomsky a déclaré : « Le printemps arabe a commencé en novembre 2010 dans le Sahara Occidental quand la population s’est soulevée dans Gdeim Izik près de Laayoune. Je suis ravi d’avoir l’opportunité d’envoyer quelques mots à la Conférence de Madrid, en soutien et solidarité avec le peuple sahraoui, un peuple qui n’a pas arrêté de lutter courageusement pour sa libération pendant 40 ans. Pendant tout ce temps, l’agression du Maroc et les abus aux droits humains les plus essentiels de la part des forces d’occupation n’ont pas cessé, sans qu’ils répondent de leurs crimes et tout en recevant l’appui direct des pouvoirs occidentaux, principalement de la France, mais aussi de leurs alliés qui ont coopéré honteusement. La dernière colonie d’Afrique attend encore sa libération et la tenue d’un referendum sous les auspices des Nations Unies, organisation qui a la responsabilité d’en finir avec cette horrible époque coloniale. J’ai bon espoir que cette conférence sera d’une grande aide dans la lutte du peuple sahraoui et que tous et toutes pourront bientôt profiter des droits essentiels et de la liberté qu’ils méritent. »
Les justes du monde, éveilleurs de consciences, sont venus s’ajouter au peuple algérien qui a toujours pris fait et cause pour le peuple sahraoui et pour le peuple palestinien. L’Algérie soutiendra toujours les causes justes, c’est un principe fondamental non négociable et définitif qui découle de l’expérience de l’oppression que le peuple algérien a connue pendant 132 ans de colonisation et qui sait ce que représente le colonialisme. Sa connaissance aigüe de la douleur de la nuit coloniale a toujours guidé le peuple algérien dans la voie de la solidarité avec les peuples opprimés de la terre. Le Maroc, dont l’unique préoccupation consiste à calomnier en permanence son seul voisin, semble oublier que l’Algérie est délimitée par une frontière de plus de 6000 km la séparant de six pays à risques avec un terrorisme exponentiel, qu’elle est absorbée par une situation interne et externe périlleuse et ne peut ni ne veut s’offrir le luxe, comme les danseuses de ventre du Makhzen, de créer des ennemis imaginaires. L’Algérie et son peuple connaissent d’autres inquiétudes nettement plus sérieuses qui dépassent le nombrilisme du palais royal marocain et de son Makhzen infect. Il faudra du temps pour que les cancres qui règnent sur le Maroc comprennent que la question du Sahara occidental relève de la décolonisation d’un territoire qui ne leur a jamais appartenu, et si le roi du Maroc, au lieu de faire diversion pour occuper son peuple qui crève la dalle, connaît une poussée d’herpès patriotique, qu’il prouve donc sa détermination et sa virilité en libérant son propre territoire à Ceuta et Melilla, enclaves toujours sous domination espagnole. Le régime marocain, vassal des sionistes, n’a décidément rien à se mettre sous la dent à part rester dans les provocations absurdes à l’égard de l’Algérie, mais nous le répétons, le peuple sahraoui sera libre. Il est clair que la campagne enragée de dénigrement de la part du Maroc à l’égard de l’Algérie sur le plan médiatique et diplomatique n’est que la marque d’une mentalité mesquine dont la bassesse et la médiocrité sont à l’égal de la corruption du palais marocain et de ses maîtres Azoulay, qui ont cru qu’en achetant des journalistes et des diplomates, ils pourraient freiner la roue de l’Histoire. Il y aura toujours des voix comme celles de Chomsky, Esquivel, Bardem, et bien d’autres qui ne pourront jamais être achetées ou étouffées. Tel est l’échec majeur d’un roitelet qui, prenant la suite de son père en opprimant le peuple sahraoui, dévoile le visage immonde de la monarchie marocaine à toute la planète. La cause sahraouie finira tôt ou tard par triompher, n’en déplaise au régime fasciste du Maroc. Le jour viendra où le peuple du Sahara occidental, comme celui de Palestine, goûtera aux fruits de l’indépendance et de la liberté, c’est une nécessité historique.


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samedi 4 octobre 2014

Le régime Makhzenien du Maroc commet un nouveau crime ignoble

Par Mohsen Abdelmoumen, 3/10/2014


                               Le militant sahraoui des droits de l’Homme assassiné,
                                           Hassana Elouali Aaleya. D.R.

Le régime fasciste du Maroc vient de commettre un nouveau crime, cette fois contre le militant sahraoui des droits de l’Homme, Hasanna Elouali Aaleya, membre du Comité contre la torture détenu à la prison de Dakhla, et mort dans la nuit de ce 28 septembre. Dans un communiqué daté du 27 septembre, les prisonniers politiques de la prison de Dakhla ont dénoncé la brutalité des autorités pénitentiaires marocaines à l’égard de leur camarade Elouali, laissé sans soins médicaux malgré un état de santé fortement dégradé suite à plusieurs grèves de la faim et aux tortures subies. Sous la pression de la population sahraouie qui suivait de près l’état de santé d’Elouali avec indignation et colère, les autorités coloniales du Maroc ont décidé de transférer le militant à l’hôpital militaire, où il n’a eu droit à aucun examen médical de contrôle. Il a immédiatement été transféré dans une salle spéciale, entouré par des agents de police. Sachant qu’il était diabétique, au lieu de faire baisser son taux de sucre, on lui a administré un sérum glucose, augmentant son taux jusqu’à 7, ce qui l’a précipité dans un coma entraînant son décès. Il s’agit d’un meurtre commis impunément et dans l’indifférence totale des ONG qui se targuent pourtant de défendre les droits de l’Homme, mais uniquement quand cela les arrange. 
Le régime criminel du Maroc dévoile une fois de plus son visage hideux avec la « liquidation » d’un prisonnier politique, suivie par une répression sauvage de la manifestation de la population sahraouie de Dakhla, descendue dans les rues le 29 septembre pour manifester contre cet assassinat délibéré. Aucun reporter d’Occident ou d’ailleurs ne s’est déplacé pour filmer les événements, car les Occidentaux, la France en tête, ont toujours soutenu la monarchie moyenâgeuse du Maroc qui torture et extermine la population du Sahara occidental dans l’opacité la plus complète. Le régime d’apartheid du Maroc a eu son Steve Biko en la personne d’Elouali qui a été traité de la manière la plus inhumaine qui soit. Cela nous renseigne sur le degré de fascisation de l’Etat marocain qui n’hésite pas à assassiner la population sahraouie en bénéficiant du silence et de la complicité de la communauté internationale
Le Sahara occidental reste l’une des dernières illustrations du colonialisme, comme la Palestine, et le peuple sahraoui continue à compter ses morts dans les geôles infâmes du régime tortionnaire marocain. Quand le roitelet criminel du Maroc sera-t-il jugé à l’instar des autres despotes d’Afrique et d’ailleurs qui ont élu domicile à La Haye ?
La libération du peuple sahraoui est une exigence historique, n’en déplaise au roitelet du Maroc et à ses maîtres occidentalo-sionistes. Ce n’est pas un hasard si l’apartheid qui sévit au Sahara occidental est similaire à celui vécu par le peuple palestinien, puisque la monarchie marocaine est très liée à Israël, notamment à travers ses conseillers sionistes Azoulay. Les crimes commis par le Maroc dans les territoires occupés du Sahara occidental sont presque du copié-collé de ce que fait Israël dans les territoires occupés de la Palestine. Ces deux cas qui relèvent du colonialisme restent suspendus au bon vouloir des puissants et aux agendas des uns et des autres. Quant aux peuples, leurs souffrances s’accentuent de jour en jour, avec leur lot de chagrin, de larmes et de sang. Le peuple du Sahara occidental doit impérativement retrouver sa liberté au même titre que le peuple palestinien, et ce n’est pas un roitelet insignifiant qui pourra empêcher la roue de l’Histoire de tourner. Les régimes occidentaux méprisables qui se vantent d’être des démocraties tout en brisant des nations et des civilisations, portent une responsabilité flagrante dans la non-résolution du sort du peuple du Sahara occidental et chaque mort s’ajoute à la longue liste de crimes dont ils sont tous complices. Chaque homme libre est amené à lutter pour l’indépendance du peuple sahraoui comme il est amené à se battre pour le peuple palestinien. Une manifestation a eu lieu aujourd’hui vendredi 3 octobre à Paris à la mémoire d’Elouali, martyr du peuple sahraoui. Espérons que ce mouvement de solidarité marquera le début d’une prise de conscience sur ce qui se passe dans les territoires occupés du Sahara occidental dont le peuple est en train de subir l’oppression quotidienne à huis clos. 
Messieurs les chefs d’Etat occidentaux, arrêtez votre hypocrisie et vos deux poids deux mesures ! Quand il s’agit de l’Ukraine ou de Hong Kong, vous savez activer toutes les ONG pour préserver vos intérêts. Ici, nous sommes face à un assassinat politique délibéré, où êtes-vous donc ? Où sont vos Human Right Watch, Amnesty International, Freedom House, etc. qui ont dévasté des pays sous le prétexte mensonger de la défense des droits de l’Homme ? Où est le sénateur John McCain et ses valeurs du capitalisme ? Vous et votre régime vassal du Maroc portez la responsabilité pleine et entière de la mort d’Elouali. Cet assassinat politique supplémentaire est révélateur de votre véritable visage criminel et fasciste, celui de l’impérialisme qui n’a jamais changé et qui ne changera jamais. Le sang des peuples est votre élixir. Viendra le jour où l’heure de la justice sonnera et où vous payerez pour vos crimes envers l’humanité entière. Quant à nous, notre plume sera toujours du côté des opprimés où qu’ils se trouvent, face à l’ignominie de l’oppression.
Mohsen Abdelmoumen
Reçu de l'auteur pour publication
  

Source : Mohsen Abdelmoumen
http://mohsenabdelmoumen.wordpress.com/...
 




 



   

mardi 4 mars 2014

Comment le Makhzen contrôle l’immigration marocaine en Belgique et infiltre les institutions

 

Chronique de Mohsen Abdelmoumen, 6/3/2014


Le Makhzen ne ménage aucun effort afin de maintenir sa domination sur les ressortissants marocains installés sur le sol belge et qui restent néanmoins les esclaves soumis de la monarchie féodale, vassale du sionisme. Notre attention a été attirée par un ancien article daté de février 2010 de Baudouin Loos, journaliste du quotidien belge Le Soir, dans lequel il rapporte différents témoignages où l’on peut lire que le Makhzen s’efforce de récupérer des dizaines d’élus belges issus de l’immigration marocaine, et que la grande majorité de ceux-ci sont régulièrement invités par Rabat, le roitelet du Maroc s’assurant de leur allégeance. 
 Comment s’en étonner, sachant que la pédophilie est très répandue surtout dans l’élite politique belge (voir les affirmations de Laurent Louis au parlement belge) et que le tourisme sexuel se pratique couramment au Maroc ; ces phénomènes sont très liés et constituent les deux facettes de la même médaille. Pour le député national Ecolo Fouad Lahssaini, «il est dommage que beaucoup d’élus issus de l’immigration n’ont pas envers l’avenir du Maroc une position consistant à promouvoir la démocratie et une économie saine, car le Makhzen, relais du conservatisme et du chauvinisme au Maroc, paralyse le développement et la vision des Lumières. Or, les Marocains ici ou là-bas n’attendent que cela : la démocratie et la transparence». Certaines sources évoquent même l’existence d’une cinquième colonne, puisque la plupart des élus belgo-marocains appartenant aux trois grands partis traditionnels sont loyaux au Makhzen comme, parmi tant d’autres, Abdelrhani Belhaloumi, conseiller communal écolo à Saint-Gilles, Mostafa Ouezekhti, PRL-FDF, et Fouad Ahidar, PS. Des Belges ont également succombé au chant des sirènes, comme Philippe Moureaux, ténor du Parti socialiste, ministre d’Etat, sénateur et ancien maire socialiste de Molenbeek, commune bruxelloise, époux en secondes noces d’une Belgo-Marocaine de 35 ans sa cadette, et qui a organisé des soirées en faveur de la marocanité du Sahara Occidental financées

Philippe Moureaux, ténor du Parti socialiste,
complètement dévoué au Makhzen. D. R.
avec l’argent public.
 Philippe Moureaux, l’arroseur arrosé, a été éjecté de son fauteuil de bourgmestre, malgré son dévouement au Makhzen et son soutien inconditionnel au Maroc dans le dossier du Sahara Occidental. Retourner sa veste au gré du vent étant dans leur nature, les Marocains ont choisi un autre maître issu du Parti libéral. Dure a été la chute de Philippe Moureaux.
Les propos tenus dans l’article du Soir n’ayant jamais été démentis, la véracité des témoignages s’avère donc le reflet de la réalité. Ainsi, d’après ces éléments, les nombreuses associations marocaines qui pullulent sur le territoire belge, les mosquées, les grands partis traditionnels, les conseils municipaux, les parlements et même le gouvernement sont tous infiltrés par des gens à la solde d’un Etat étranger. L’immigration marocaine en Belgique représentant environ 1 400 000 individus, la plus grande majorité d’entre elle vit dans la crainte du Makhzen qui exerce une pression en permanence. La présence des services secrets marocains en Belgique a d’ailleurs déjà provoqué quelques problèmes à la Sûreté de l’Etat belge dont le chef, Alain Winants, a dû exiger le rappel de trois agents au Maroc en 2008 pour leur «ingérence» et autres «activités hostiles». Le rapport 2008 de la Sûreté belge signalait que le lobbying pouvait signifier «pousser une communauté à défendre les intérêts de son pays d’origine, parfois au détriment de ceux de son pays d’accueil, l’idée étant de rappeler qu’une communauté doit avant tout allégeance à son pays». L’ambassadeur du Maroc à Bruxelles, Samir Addahre, a déclaré dans un journal belge en septembre 2010 que l’intégrisme a pris pied en Belgique et que des poseurs de bombes s’y sont introduits, et que «dans le cadre d’une action concertée, le Maroc encadre la communauté marocaine de Belgique, en conformité avec les valeurs de tolérance et d’ouverture que nos deux pays partagent», confirmant ainsi l’influence du Maroc sur sa diaspora. Dont acte. Nul besoin d’ailleurs d’être professionnel pour exercer des activités de surveillance, de simples citoyens jouent les indicateurs, comme l’affirment d’autres témoignages qui évoquent le fait que bien des Marocains se portent volontaires par «patriotisme», pour les honneurs, des intérêts commerciaux ou même des petits trafics à protéger. Un député d’origine marocaine raconte les pressions qu’il a subies lorsqu’il a été invité en 2008 à une conférence dédiée à la position belge sur le Sahara Occidental, et où 90 % du public était composé de perturbateurs. Un caméraman filmait tout ce qui s’y déroulait à l’affût du moindre propos contraire aux intérêts marocains et les propos du député lui ont valu d’être qualifié de traître et de recevoir plus tard des menaces de mort. Il est des sujets qui ne doivent pas être évoqués sous peine d’être insulté, menacé, voire tabassé. Une marche citoyenne de la communauté belgo-marocaine s’est déroulée le 4 novembre 2012 pour peser sur le travail de négociation de Christopher Ross, l’émissaire de l’ONU. On aurait pu penser qu’il s’agissait d’une manifestation spontanée, sauf qu’elle a été organisée en sous-main par l’ambassade du Maroc, qui a pesé de tout son poids pour une présence massive. L’épouse de l’ambassadeur, Samira Sitaïl, a démarché dans les rues et les commerces pour racoler les gens et les inciter à participer, les mosquées ont pris le relais et une troupe de chanteurs a même été déplacée du Maroc pour animer la manifestation. L’ambassadeur s’est joint à la marche avec divers élus, comme Fouad Ahidar, ainsi que le grand rabbin de la communauté juive en Belgique, Albert Guigui, qui avait été invité. L’ambassadeur, petit pantin aux mains de son roitelet n’a pas hésité à s’attaquer à l’Algérie qui n’a pas riposté en tolérant les propos contre notre pays dans le journal télévisé d’une chaîne publique belge, tout cela parce que nous n’avons pas un pouvoir fort. Le Maroc en profite pour mener campagne inlassablement via ses satellites implantés dans le cœur de Bruxelles, capitale européenne, et tout le territoire belge. Des questions essentielles se posent donc. -

Les élus qui ont prêté serment à la Constitution belge ont-ils le droit de prêter allégeance au roi du Maroc ? La Belgique peut-elle tolérer la présence d’élus d’origine marocaine qui soutiennent la politique du Makhzen concernant le dossier du Sahara Occidental, l’un des derniers territoires à décoloniser selon l’ONU ? La Belgique respecte-t-elle le droit international en prenant parti via ces élus contre le peuple sahraoui en faveur de la monarchie du cannabis et de la débauche ? La Maroc a inondé le territoire belge de cannabis en faisant des enfants belges des débris toxicomanes, la loi du pays tolérant la consommation jusqu’à 3 grammes par personne mais interdisant son commerce et sa distribution. C’est dire l’hypocrisie du régime belge qui permet aux Marocains de diffuser leur venin par le biais du cannabis. Le royaume de Belgique, laxiste, reste une terre promise pour le Makhzen et ses sbires avec la complicité des autorités belges qui ont besoin d’un électorat analphabète et illettré, bref des moutons à tondre qu’elles activent à chaque élection via des milliers d’associations marocaines surnommées ASBL (associations sans but lucratif subsidiées par l’Etat, qui sont en fait des commerces ou des cafés qui ne paient pas les taxes inhérentes à l’activité commerciale), et où le cannabis côtoie les thèses du Makhzen, très bon cocktail pour semer la propagande et maintenir la communauté marocaine dans la soumission totale au roitelet du Maroc.
Mohsen Abdelmoumen





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Source : Algérie patriotique
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