Chers amis lecteurs de solidmar,

Solidmar est fatigué ! Trop nourri ! En 8 ans d’existence il s’est goinfré de près de 14 000 articles et n’arrive plus à publier correctement les actualités. RDV sur son jumeau solidmar !

Pages

Affichage des articles dont le libellé est Hans Corel. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Hans Corel. Afficher tous les articles

samedi 19 décembre 2015

La prétendue souveraineté du Maroc sur les territoires du Sahara occidental occupé, plus que jamais rejetée

La prétendue "souveraineté" du Maroc sur les territoires du Sahara occidental occupé, plus que jamais rejetée
BRUXELLES- Dénoncée par le Front Polisario et le peuple sahraoui qui s'opposent à l'inclusion des territoires du Sahara Occidental occupé dans les accords économiques marocains, la prétendue "souveraineté" du Maroc sur les territoires sahraouis est, aujourd'hui,  plus que jamais rejetée au sein des institutions européennes, même par des Etats membres de l'Union européenne (UE).
Dans un avis concernant l'accord relatif à la protection des indications géographiques et des appellations d'origine des produits agricoles, des produits agricoles transformés, du poisson et des produits de la pêche et modification de l'accord euro-méditerranéen établissant une association entre les Communautés européennes et leurs États membres, d'une part, et le royaume du Maroc, d'autre part, la Commission pêche du Parlement européen a souligné la nécessité que les accords soient conclus dans un contexte de respect total des droits de l'Homme.

samedi 26 octobre 2013

Des fonds de pension suédois au secours du Sahara occidental ?

De Stockholm à Laayoune, au Sahara occidental, la distance est moins grande qu'il n'y paraît sur une carte. La direction des fonds de pension publics suédois, AP-Fonden, a annoncé lundi 30 septembre avoir mis deux sociétés sur sa liste noire d'entreprises "non éthiques", au motif que ces entreprises industrielles du secteur de la chimie, l'australien Incitec Pivot et le canadien Potash, achètent du phosphate extrait au Sahara occidental par une compagnie minière marocaine.
"Le conseil d'éthique discute avec les deux groupes depuis 2010 afin qu'ils cessent leur approvisionnement en phosphate depuis le Sahara occidental ou qu'ils prouvent que le processus d'extraction est conforme  aux intérêts du peuple sahraoui", explique AP-Fonden dans un communiqué cité par l'AFP. Quatre fonds de pension suédois ont, dans la foulée, vendu leurs actions d'Incitec Pivot et Potash.

Un courant pro-Sahraoui particulier en Suède ?
"Le Sahara occidental est sous occupation marocaine depuis 1975 et est sur la liste des Nations unies de territoires non autonomes qui relèvent de la décolonisation, justifie AP-Fonden, en exhumant pour l'occasion un avis juridique du Conseil de sécurité de l'ONU qui avait estimé, en 2002, que "l'exploitation des ressources minières au Sahara occidental sans accord local enfreindrait le Pacte international relatif aux droits civils et politiques et le Pacte international relatifs aux droits économiques, sociaux et culturels". Le conseiller auteur de cet avis, à l'époque, était le Suédois Hans Corell.
En décembre 2012, c'était au tour du Parlement suédois de prendre position dans un dossier aussi sensible et conflictuel que celui de l'ancienne colonie espagnole qui oppose depuis des années le Maroc aux indépendantistes sahraouis, et dans lequel les autres capitales européennes se gardent bien d'intervenir. Une motion avait été adoptée par plusieurs groupes d'opposition, de la gauche à l'extrême droite, demandant au gouvernement suédois, sans succès, de reconnaître sans plus tarder la "République arabe sahraouie démocratique comme Etat libre et indépendant". D'où cette question : existe-t-il un courant pro-Sahraoui particulier en Suède ?

 Lobbying de plusieurs collectifs de soutien
La réponse tient sans doute à la présence depuis longtemps d'une représentation sahraouie à Stockholm et au lobbying de plusieurs collectifs de soutien, dont celui, en particulier, de Western Sahara Resource Watch (WSRW). Depuis 2004, cette organisation, implantée en  Scandinavie, ainsi qu'en Hollande et au Royaume-Uni, milite activement contre l'exploitation des ressources naturelles du Sahara occidental par le Maroc, considéré comme un occupant et un exploitant illégal de ces richesses.
Les actions de ses militants déterminés ont conduit plusieurs compagnies étrangères à renoncer à des projets d'exploitation, comme les entreprises norvégiennes TGS-Nopec (pétrole) en 2002, ou R-Bulk (transport de phosphates) en 2008.  "Les pays nordiques sont très branchés droits humains", se réjouit Jean-Paul Le Marec, secrétaire de la plate-forme de solidarité avec le peuple sahraoui en France. Or, les phosphates représentent une rentrée en devises très importantes pour le Maroc, troisième exportateur mondial, qui possède, après la Chine, les deuxièmes plus grandes réserves de la planète, dont une partie se trouve au Sahara occidental.
Sur place, la décision des fonds de pension suédois n'a été jusqu'ici que très peu commentée. Mais Rabat, qui bénéficie du soutien de plusieurs pays à commencer par celui de la France, pour son plan d'autonomie au Sahara occidental, en lieu et place d'un référendum d'auto-détermination, s'inquiète de plus en plus de l'influence sahraouie en Europe du Nord. La prochaine bataille nord-sud pourrait se jouer autour de la présentation, fin octobre, au Parlement de Strasbourg, du rapport du Britannique Charles Tannock, sur les droits de l'homme au Sahel et au Sahara occidental.

 http://maghreb.blog.lemonde.fr/2013/10/01/des-fonds-de-pension-suedois-au-secours-du-sahara-occidental/

dimanche 1 avril 2012

Légumes du Sahara Occidental vendus en France : illégaux, immoraux

Par APSO, 28/3/2012

Les légumes qui poussent au Sahara Occidental ne peuvent être étiquetés Maroc, de même que les légumes qui poussent en Palestine ne peuvent être étiquetés Israël...
Et pourtant, se trouvent partout en France dans nos épiceries et supermarchés des tomates, courgettes et melons des producteurs Idyl, Azura, Les Domaines, affichés comme venant du Maroc...
Or, ces producteurs, dont on trouve les produits sous ces noms, mais aussi "étoiles du sud", Tomates cerises Carrefour... possèdent des immenses surfaces de serres à Dakhla au Sahara Occidental.
Donc, les fruits et légumes de ces entreprises productrices étiquetés Maroc, le sont de façon illégale, puisque tout ou partie des produits viennent du Sahara Occidental.

C'est là une question de logique mais aussi de droit international. Comme la Palestine, le Sahara Occidental est une colonie.
Le droit international, - et sur cette question particulière l’avis du conseiller juridique Hans Corel au Conseil de Sécurité en 2002, précisé en 2008 - dit clairement que les ressources naturelles, ce qui pousse sur la terre d'un Territoire Non Autonome, une colonie, peuvent être exploités avec l’autorisation des peuples originaires, et si cela leur bénéficie... Et notamment pour aller dans le sens inéluctable de la décolonisation, du choix du peuple à décider librement de son avenir.

Double condition qui n’est pas satisfaite dans le cas des productions de Dakhla. Les entreprises citées sont implantées et produisent sans l'accord des Sahraouis qui n’en bénéficient à aucun titre, ni directement ni indirectement. À l’opposé même, les profits faits par le Roi du Maroc, par exemple, dans cette économie, (lire « le roi prédateur » Catherine Graciet, Eric Laurent) ne l’encouragent pas à conduire son pays vers le respect du droit international, et à mettre fin à la colonisation violente de son voisin.
Les Sahraouis en territoires occupés dénoncent le pillage de leur terre, l’épuisement de l’eau fossile, le ballet des camions qui emportent les productions… Les Sahraouis qui survivent de l’aide internationale depuis 37 ans dans les campements de réfugiés ne mangent que très peu de légumes frais et ne peuvent agréer ce trafic qui collabore à les priver de leur terre. Les Sahraouis qui ont dû fuir les territoires occupés pour leur sécurité parce qu’ils revendiquent leur identité affirment aussi leur désaccord par des actes militants de dénonciation.
Un dossier très documenté signé WSRW et EMMAUS Stockholm déploie la problématique, situe les serres, leurs propriétaires, les trajets effectués par les légumes, directement de Dakhla vers Perpignan ou Château Renard.

Depuis décembre 2011, les entreprises et groupes Carrefour, Auchan, Intermarché, ED/Dia, Aldi, Casino, Leclerc, Simply ont été questionnés par APSO sur la quantité de légumes vendus par eux et provenant des territoires occupés du Sahara Occidental. Mais aussi sur leur action éthique en connaissance des faits, puisque lorsqu’ils revendent ils se mettent en position de soutenir une colonisation.
Seul Carrefour a répondu en janvier par l’affirmation de sa neutralité, laissant espérer un retrait rapide des produits concernés des ventes. Un courrier demandant l’échéance du retrait est resté sans réponse à ce jour et d’évidence, les produits Idyl, Azira, Les domaines sont toujours dans les supermarchés, et toujours étiquetés Maroc.

Nous préférerions grandement que ces tomates courgettes, melons… malhonnêtes qui font des milliers de kilomètres, vendus moins chers que les fruits et légumes cultivés ici ou en Espagne soient interdits comme ils le sont en Norvège.
Parce que le Maroc ne respecte ni quota, ni éthique d’étiquette, et que le deal met en péril les petits producteurs européens.

Si les revendeurs s’affichent éthiques et continuent à vendre ces produits, qu’ils respectent ce beau mot, et qualifie plutôt leur pratique d’hypocrite.