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mardi 26 avril 2016

Communiqué du Collectif des Journalistes Algériens Solidaires avec le Peuple Sahraoui


Le Collectif des Journalistes Algériens Solidaires avec le Peuple Sahraoui (CJASPS), conscient de l'impasse dans laquelle se trouve actuellement le processus de négociations maroco-sahraoui, rendu possible par l'obstination du Maroc et le renoncement de ses engagements internationaux, constate que l’occupant marocain veut profiter de la conjoncture régionale difficile pour imposer le fait accompli colonial, dans le « territoire non autonome » du Sahara occidental.
Nous prenons note des préoccupations exprimées par le Secrétaire Général des Nations unies, ainsi que de ses recommandations faites, dans son dernier rapport d’avril 2016 sur la situation au Sahara occidental, qu’il a transmis récemment au Conseil de sécurité. Nul ne peut nier, à présent, que le Maroc, cité nommément dans ledit rapport, est la seule partie qui bloque le processus de règlement de la question de l’ancienne colonie espagnole, en foulant le droit international et en violant le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination et à l’indépendance. 
Depuis au moins 2007, le Maroc a considéré unilatéralement « son plan d'autonomie comme seule base pour les négociations », comme l’a souligné M. Ban Ki-Moon dans le rapport, une proposition en opposition avec le Droit international, pour empêcher la recherche d’une solution pacifique, « mutuellement acceptable qui permet l'autodétermination du peuple du Sahara occidental ».


lundi 28 mars 2011

France : Non-hébergement des demandeurs d’asile : l’État hors la loi


Comment qualifier autrement un État qui n’applique ni la loi ni les décisions de la justice quand celle-ci le rappelle à l’ordre ? Tel est précisément le cas de l’État français.

Depuis novembre 2009, plus de 230 demandeurs d’asile, venus en France dans l’espoir d’y obtenir une protection contre des persécutions, ont, avec l’aide d’associations, saisi le tribunal administratif contre le préfet d’Île-de-France parce qu’il ne les avait pas hébergés comme le prévoit la réglementation.
En effet, une directive de 2003 [1] de l’Union européenne oblige les États à assurer aux demandeurs d’asile des « conditions d’accueil comprenant le logement, la nourriture et l’habillement, fournis en nature ou sous forme d’allocation financière ou de bons, ainsi qu’une allocation journalière ».
Il convient de rappeler que les demandeurs d’asile n’ont pas le droit de travailler et n’ont donc pas les moyens de subvenir par eux-mêmes à leurs besoins.
Constatant la violation du droit, le tribunal administratif a presque systématiquement ordonné leur hébergement dans un délai de 48 ou de 72 heures. Comme la préfecture n’appliquait pas ces jugements, certains demandeurs d’asile ont ressaisi la juridiction d’une requête de façon qu’ils soient effectivement exécutés.
Les plaignants ont alors obtenu que le préfet soit obligé de leur verser 50 euros par jour de retard. Pour l’essentiel, l’État continue à ignorer ces injonctions de la justice.
Comment qualifier une telle attitude ? De toute évidence, dans cette affaire, l’État est délibérément hors-la-loi.
Hors-la-loi parce que, pour essayer de dissuader les demandeurs d’asile de venir en France, il les condamne à des conditions de survie absolument inhumaines qui, en violation du droit européen et français en vigueur, réduisent considérablement les chances d’obtenir le statut de réfugié. Comment préparer ses arguments à la belle étoile ?
Hors-la-loi parce que, en dépit de plusieurs centaines de condamnations (des recours semblables à ceux de Paris aboutissent aux mêmes résultats dans d’autres régions de France, en particulier dans le Pas-de-Calais et dans le Nord), l’État continue, comme si de rien n’était, à ignorer le droit et les rappels à la loi que lui adressent les juges.
Les demandeurs d’asile sont nombreux dans le 10ème arrondissement de Paris, qui, avec la proximité des gares du Nord et de l’Est, est devenu un lieu refuge pour de nombreux exilés depuis la fermeture de Sangatte en 2002.
Les pouvoirs publics ont été interpellés à de nombreuses reprises. Face à leur silence les organisations suivantes ont décidé de se regrouper et d’organiser un :

Rassemblement dimanche 3 avril,
à partir de 14h30
à Paris, rotonde de la Villette (place de Stalingrad)
Organisations signataires :
Afghan Awara, ATTAC 9/10, Collectif de soutien des exilés du 10ème, Comité des sans logis,EELV 10,
FASTI,Français Langue d’Accueil , Gist, La Cantine Afghane ,LDH 10/11 ,MRAP,NPA 10 ,PCF 10,
PG 10





dimanche 23 mai 2010

"Hors-la-loi" réveille la guerre des mémoires

Par ANTHONY LESME, Bakchich TV, 22/5/2010
Avant de lire le dossier de Bakchich Hebdo n°25, entretien avec un des spécialistes de l’histoire franco-algérienne, Benjamin Stora. Il revient sur les massacres de Sétif et l’acharnement des nostalgiques de l’Algérie.
En compétition à Cannes vendredi 21 mai, "Hors-la-loi" de Rachid Bouchareb a déjà défrayé la chronique. Avec Lionnel Luca en tête de gondole, l’Histoire n’en finit plus d’avoir la nausée.
Le député des Alpes-Maritimes, ayant pris connaissance d’un premier scénario, alerte fin 2009 le Ministère des Anciens Combattants. Il dénonce « l’encouragement d’une repentance permanente » et les subventions françaises pour le tournage d’un film qui détourne, selon lui, les massacres de Sétif « Ce que je voulais avant tout, c’est que le film ne soit pas dans la sélection officielle française. Le projet me dérange. Il ne représente pas la France mais l’Algérie, cela me convient. »
Mais la polémique s’enflamme avec la demande d’Hubert Falco, le ministre des Anciens combattants, d’une étude des faits historiques traités par le film. Évoquant des« erreurs » et « anachronismes », le Ministère ne cautionne pas la sortie du film et sa présentation à Cannes.
Benjamin Stora est l’un des douze intellectuels à avoir dénoncé la "campagne" lancée contre le film, "symptôme du retour en force de la bonne conscience coloniale dans certains secteurs de la société française, avec la complicité des gouvernants". Il livre à Bakchich son point de vue, en avant-première du dossier sur le film que vous retrouverez dans Bakchich Hebdo n°25, en vente samedi.
Extrait :«Beaucoup d’historiens considèrent que les massacres de Sétif (8 mai 1945) et de Guelma, qui ont duré plusieurs semaines, ont été une sorte de drames fondateurs de la guerre d’Algérie (1954-1962). Tout simplement parce que ces massacres, qui ont fait 103 victimes européennes mais surtout près de 10 000 victimes musulmanes, ont creusé un fossé entre les deux communautés (européenne et musulmane algérienne). Ce fossé ne va plus être comblé. Les passerelles se sont littéralement fracturées. La possibilité d’une sorte d’Algérie française égalitaire et conviviale, où plus de justice devait régner, s’éloigne d’une manière presque définitive. Les européens ont très peur de la démographie musulmane, ils sont dans une proportion de 1 pour 10. Ce qui s’est passé dans la région les amènent à réfléchir et à quitter les campagnes. Certains retournent en France. C’est la première raison. Et les européens ont très peur des algériens musulmans. Selon le mot du Général Tubert (chargé de rédiger un rapport sur les massacres de Sétif en 1945), qui s’adressait aux européens à l’été 1945 « Attention, je vous ai donné la paix pour 10 ans ». On sait ce qui s’est passé par la suite… La seconde raison est qu’une nouvelle génération entre en scène dans le nationalisme. Pour elle, la seule façon de sortir de cette impasse, de ce blocage, est le recours à la lutte armée. »
Présenté au festival de Cannes, le film de Rachid Bouchareb sur le massacre de Sétif, Hors-la-loi, réveille les fadas de l’Algérie française. A lire dans Bakchich Hebdo n°25 en vente en kiosques dès samedi 22 mai.

vendredi 30 octobre 2009

L'Etat marocain agit en véritable hors la loi


Par Ali Fkir,coordinateur, 29/10/2009

Pour empêcher les ouvriers licenciés abusivement par SMESI, filiale de l'OCP, géant économique étatique, d'organiser, le 29 octobre 2009, un sit in devant les locaux administratifs de l'OCP à Khouribga, les forces de répression ont pratiquement quadrillé la ville, bouclant tous les chemins qui mènent à ces locaux. Les autorités, en connivence avec l'OCP, ont créé un climat de peur, terrorisant la population. Les enfants n'ont pas pu aller à l'école dans la quiétude nécessaire.

Au lieu d'imposer à l'OCP le respect de la législation de travail, l'Etat marocain préfère persécuter les prolétaires qui ont tout donné à ce pays et qui se voient après des années de trime jetés à la rue comme des "bons à rien".
En soutenant aveuglement l'OCP, véritable hors la loi dans ce conflit, l'Etat marocain affame délibérément des milliers de personnes, jette dans le désespoir familial des milliers de femmes, empêchent des milliers d'écoliers d'aller normalement à l'école, fait mourir à petit feu des centaines de bébés, les tétines de leurs mamans étant asséchées par le manque de nourriture.
Le comité de soutien aux ouvriers de SMESI, ne peut que condamner ferment cette répression, et réaffirmer son soutien inconditionnel aux victimes de l'arbitraire.
Le comité de solidarité avec les ouvriers de SMESI:
  - Dénonce le licenciement illégal des 850 ouvriers de SMESI
  - Rend l'Etat et son groupe OCP, responsables du drame social que vit la région de Khouribga
  - Exige, entre autres, de l'OCP
* La réintégration des 850 ouvriers licenciés
* L'ouverture des négociations avec le bureau syndical en vue de la titularisation des victimes de l'arbitraire.
* Le respect de la liberté syndicale
La solidarité nous interpelle