Chers amis lecteurs de solidmar,

Solidmar est fatigué ! Trop nourri ! En 8 ans d’existence il s’est goinfré de près de 14 000 articles et n’arrive plus à publier correctement les actualités. RDV sur son jumeau solidmar !

Pages

Affichage des articles dont le libellé est CRS. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est CRS. Afficher tous les articles

dimanche 10 août 2014

Du jamais vu en France ! Les CRS défilent avec les manifestants pour Gaza



Du jamais vu en France ! Les CRS défilent avec les manifestants pour Gaza


La dictature mondiale se fissure de toutes parts, y compris en France.

Trop c’est trop. Depuis un peu plus d’un an, on leur a tout demandé, avec un seul mot d’ordre : « réprime et ferme-là ». Le mariage pour tous, les quenelleurs, les interdictions des spectacles de Dieudonné habillées à la hâte de procédures légales, couvertures de falses flags devant des synagogues et maintenant couverture d’un .


Oui, trop c’est trop. Les forces de l’ordre françaises n’en peuvent visiblement plus de se voir transformer peu à peu en organisations similaires aux sections d’assaut hitlériennes ou aux forces de la Savak du Shah d’Iran pour la protection d’une dictature commandée de l’extérieure. Il était à prévoir que les forces de l’ordre réagissent un jour ou l’autre. C’est fait. Ce n’est peut-être qu’un petit début, mais le geste est plein de signification, et le gouvernement piloté de l’étranger ferait mieux d’en tenir compte. L’ de France regorge d’exemples de ce genre, et l’on sait comme cela se termine dans ces cas-là. A moins de n’utiliser que des agents étrangers, il y a des limites à la répression contre la et les libertés. 
Les mensonges éhontés passent de plus en plus difficilement, d’autant plus difficilement que tout le monde a conscience d’être pris pour un imbécile ; et l’on ne peut pas demander à un collaborateur méprisé de la sorte de faire correctement son travail.


Merci à Gossard Alexandre
Sources : https://www.facebook.com/photo.php?v=10152402056799221&set=vb.570484220&type=2&theater

http://reseauinternational.net/du-jamais-vu-en-france-les-crs-defilent-les-manifestants-gaza/

dimanche 3 août 2014

Manifestion de soutien au peuple palestinien, avec les CRS !

Révoltée par les excès de pouvoir de Valls, une unité de CRS semble avoir mis la crosse en l'air aujourd'hui à Paris. Sur leur passage on aurait chanté "Salut, salut à vous, braves soldats du 17eme, chacun vous admire et vous aime". L'Intérieur et l'IGS sont sur les dents. Toute notre solidarité va à ces fils du peuple revenus au peuple.
Christophe Ruggia de Denfert-Rochereau à la place des Invalides
Après le scandale des manifestations interdites, quel plaisir de voir les CRS défiler avec nous cet après-midi, en tête d'un cortège scandant : "Israël assassin! Hollande complice!"

lundi 20 août 2012

Roms : « On ne fait que déplacer le problème » selon des policiers



Le démantèlement depuis fin juillet 2012 de plusieurs camps de Roms à Lyon, Marseille, Aix-en-Provence, Paris et Lille, à la suite de décisions de justice, a provoqué la polémique à gauche et jusqu’au sein du gouvernement. « Il y avait eu une interruption jusqu’à ce qu’on sache ce que voulait faire le nouveau ministre de l’intérieur », explique un policier spécialiste du sujet. Mediapart a interrogé quatre policiers qui, sous couvert d’anonymat, ont accepté de raconter la façon dont se déroulent ces évacuations et de dire ce qu’ils en pensent. Et leur discours n’est pas si différent de celui des associations.
Evacuation d’un camp à Villeneuve-d’Ascq, le 9 août 2012. 
Evacuation d’un camp à Villeneuve-d’Ascq, le 9 août 2012.© Reuters/Pascal Rossignol
Dans la carrière d’un CRS, les évacuations de campements de Roms se comptent sur les doigts d’une main. « Droite-gauche, ça ne change pas grand-chose, il n’y en avait pas plus avant, pas plus après le changement de majorité », estime Thomas, après vingt-cinq ans de service. Le 9 août, sa compagnie de CRS a été rassemblée vers 4 heures du matin, direction deux campements de Roms de l’agglomération lilloise. « On nous a donné la destination à la dernière minute, explique-t-il. Par contre, à notre arrivée, le camp était déjà au courant et les associations s’attendaient à notre visite. »
Ce jour-là, deux compagnies républicaines de sécurité, soit quelque 150 fonctionnaires, sont mobilisées pour « boucler » et « sécuriser » le périmètre, d’abord à Lille-Hellemmes, puis à quelques centaines de mètres de là, sur la commune de Villeneuve-d’Ascq. Leur rôle est d’empêcher toute entrée ou sortie du campement jusqu’à ce les agents de sécurité publique et de la police aux frontières (PAF) aient contrôlé et recensé l’ensemble des personnes présentes dans les caravanes et abris de fortune.
Aux yeux des CRS, l’opération, finie vers midi, s’est « bien déroulée », les gens « prévenus », se montrant « coopératifs ». « Ce n’était pas tendu comme mission, malheureusement ce sont de pauvres gens, qui vivent dans un état d’insalubrité totale, avec les rats, dit Thomas. Mais il faut bien en compte les nuisances causées pour les riverains. » « Il n’y a pas eu de bousculade, c’était plutôt bon enfant, relate Pierre, un autre CRS présent. De toutes façons, on ne nous demande pas notre avis, c’est comme lorsqu’on disperse une manifestation où les gens défendent leur emploi. Mais, quand on voit leur misère, c’est plus triste qu’autre chose. Il faut bien qu’ils vivent, ces gens-là.» 
En fait, il trouve tout cela un peu disproportionné. « Deux compagnies, sans compter les effectifs de la sécurité publique et de la PAF, c’est énorme par rapport au nombre de gens qu’on a trouvé sur place (une trentaine de caravanes à Lille-Hellemmes, le premier campement évacué, et moins dans le second, plus petit) », remarque-t-il.
Et peste contre la médiatisation de l’opération. « Quand on est arrivés vers 6 heures du matin, tout le monde était déjà présent : les associations qui nous ont filmés, le directeur départemental de la sécurité, un représentant du préfet, la presse locale et même quelques télés nationales, dit Pierre. Les gens nous attendaient en dehors de leurs caravanes et il n’y avait plus de véhicule roulant. Alors qu’on aurait pu faire le travail correctement et sans soulever l’opinion publique. Si on décide d’aller sur un camp de manouches et qu’on commence à prévenir les gens, forcément tous ceux qui ont un problème avec la loi ou sont recherchés ne seront plus présents. C’est un coup d’épée dans l’eau ! »

« On va avoir de nouvelles plaintes ailleurs »

Les deux CRS, tout comme un autre policier de la sécurité publique, sont d’accord : « C’est comme d’habitude, on n’a fait que déplacer le problème. » Des garages privés, réquisitionnés, ont tracté la plupart des caravanes vers la fourrière. Les rares qui pouvaient rouler ont été restituées à leurs propriétaires.
Selon le policier local, « les familles se sont éparpillées, quelques-unes à la Haute Borne (un quartier de Villeneuve-d’Ascq abritant un parc scientifique où d’autres familles de Roms étaient déjà présentes), d’autres le long d’une voie ferrée clôturée à Lille-Hellemmes ». Selon l’un des CRS, plusieurs familles ont également pris la direction de Carvin, à une vingtaine de kilomètres de Lille et dans le département voisin du Pas-de-Calais. En convoi encadré par des motos de la police « parce vu l’état de leurs caravanes, sur l’autoroute… ».  
« On nous demande de les évacuer, mais personne n’est prêt à les accueillir sur son département, assène Pierre. Le problème n’est donc pas réglé, on n’a fait que mettre de la poudre aux yeux. » « Peut-être que dans deux ans, je referai le même travail avec les mêmes personnes », remarque Thomas. 
Le policier de la sécurité publique s’attend lui à « de nouvelles plaintes ailleurs ». A l’en croire, les policiers locaux interviennent cependant peu sur les campements : « Ça nous est arrivé pour des nuisances à la fumée, le bruit et quelques interpellations en flagrant délit sur des vols à la roulotte, mais c’est toujours compliqué pour nous d’aller sur le site, explique-t-il. Je pense qu’ils volent par nécessité. Ce sont surtout des GPS, des ordinateurs portables ou autres laissés en vue à l’intérieur des véhicules. » Selon ce policier, l’évacuation du campement de Lilles-Hellemmes le 9 août « n’est pas sans lien » avec l’inauguration du Grand Stade, tout proche, qui a eu lieu le 17 août. « Le visage que la métropole voulait offrir n’était pas forcément celui-là », dit-il. 
L’éparpillement des familles peut parfois déranger des enquêtes en cours sur des réseaux de délinquance organisée. Mais ces derniers ne concernent que quelques campements, minoritaires, selon un policier appartenant à un service d’investigation. « Si nous faisons une investigation importante, nous essayons d’être présents lors des démantèlements pour savoir où ils se déplacent, explique-t-il. Nous sommes en étroite liaison avec les services locaux pour connaître les délais et s’adapter. Mais nous n’allons pas empêcher une évacuation, parce qu’une enquête est en cours. »
En fait, note-t-il, tout dépend des objectifs des évacuations de campements : « Si on est dans une logique où on veut reloger les gens, les scolariser, chercher à les intégrer, il faut obligatoirement négocier avec eux auparavant, ne serait-ce que pour savoir combien souhaitent être relogés. » Un point crucial sur lequel la réunion interministérielle sur les Roms, prévue mercredi 22 août et qui sera présidée par le premier ministre Jean-Marc Ayrault, devra trancher.

mercredi 2 février 2011

A-t-on aujourd’hui, le droit de s’indigner en France ???

INDIGNEZ-VOUS !
Par Josette Rétif (professeur retraitée),28/1/2011

A-t-on aujourd’hui, le droit de s’indigner en France ???
Voilà l’expérience que je viens de vivre et qui me permets d’en douter.
Le 20 janvier, je prenais l’avion à Roissy pour rentrer à Bamako, au Mali où je vis actuellement.
L’avion était prévu à 16 h 05... Il est parti à 20 h 45 !!

Que s’est-il passé pendant ce temps ?
D’abord nous n’avons pu embarquer qu’après une attente de ¾ d’heure… c’est tellement habituel qu’on n’y a même pas prêté attention. On s’installe dans l’avion normalement (250 passagers) et tout à coup un homme avec un brassard de la police arrive et distribue à certains passagers un tract en leur demandant de le faire circuler aux autres. Imaginez l’interrogation des passagers non francophones.

Voilà quelques passages du texte :
« Vous avez peut-être été sollicité… pour vous opposer à l’embarquement d’une personne expulsée de France… qui embarquera sur ce vol…. La décision de reconduite est un acte légitime de l’Etat Français….. Le délit (empêcher l’expulsion) sera puni d’une peine de 5 ans d’emprisonnement et 18000 euros d’amende. » etc etc…. (texte intégral en pièce jointe)
De plus le policier nous a précisé que l’expulsé allait manifester son opposition en criant, en hurlant, en se débattant et de s’excuser pour le désagrément… que cela ne durerait que 5 mn et qu’après le départ de l’avion tout serait terminé !!
L’ expulsé est arrivé, encadré par la police et a commencé a hurler « lâchez moi, je veux pas partir… »

Aussitôt, certains passagers se sont levés, indignés par la scène imposée. Le personnel d’Air France ainsi que les policiers présents leur ont intimé l’ordre de s’asseoir sans quoi l’avion ne partirait pas et que tous les passagers seraient débarqués. Il faut préciser que jamais on n’a su les raisons de son expulsion.
 Devant la détermination des passagers révoltés, le commandant de bord a pris la décision de reconduire l’avion au parking et appel a été fait à la police.
On a vu tout à coup surgir une vingtaine de CRS casqués, matraque et bouclier à la main (!!!) défilant en file indienne dans les travées de l’avion et se tenant, chacun à l’épaule du précédent. Jusque là tout le monde avait été très digne mais là le débarquement de la force publique dans l’étroit espace devenait des plus comiques et pourtant on avait pas envie de rire.
Les passagers qui s’opposaient à l’embarquement de l’expulsé ont été virés à terre. Précision importante le premier policier qui est intervenu photographiait tout le monde en interdisant à qui que ce soit de filmer où photographier. Un passager a d’ailleurs été expulsé pour cette seule raison. Je n’ai pas pu photographier mais rien ne m’interdit d’écrire.
J’ajoute qu’un CRS a filmé TOUTE la scène d’expulsion des passagers. Une famille de maliens, les parents et
3 très jeunes enfants sont descendus de l’avion pour avoir manifesté verbalement leur opposition. Les 3 bébés n’avaient pas mangé et n’avaient pas dormi pendant toute l’intervention. Le père était choqué par le déploiement des forces militaires devant de si jeunes enfants.

Et sur ordre du premier policier, les CRS se sont saisi de passagers assis qui avaient simplement manifesté leur indignation verbalement.On nous a demandé qui avait encore quelques chose à dire… si vous n’êtes pas d’accord, descendez !!

Il faut bien avouer que devant une scène aussi immonde, devant un tel déploiement de la force on (JE) manque terriblement de courage. On se dégonfle et on a honte. Et on se sent extraordinairement impuissant devant « le savoir faire français en matière de maintien de l’ordre » prôné par MAM.

J’ai pensé aux gens qui, pendant la dernière guerre, étaient témoins des actions de la police de Vichy, que faire, que dire devant un flingue ou une matraque, ou les aboiements des cerbères de l‘ordre….
Quoiqu’ait fait cet homme, on n’avait pas à prendre 250 passagers en otages, sans leur donner les raisons de cette décision.

Pourquoi ne pas nous avoir averti avant l’embarquement ??? Nous aurions pu prendre notre décision en toute liberté. On cautionne, on embarque. On ne cautionne pas, on prend un autre avion.
Pendant ce temps, des familles, des amis… nous attendaient à Bamako. Heureusement le téléphone fonctionnait. Mais que disait Air France sur son site : « En raison de problèmes techniques l’avion a dû faire demi tour » !!!… (Cf. copie d’écran en pièce jointe). Devra-t-on déposer plainte contre Air France comme certains l’ont fait pour les actions de la SNCF ???
Les passagers contestataires débarqués, l’expulsé a continué à protester… Puis finalement a été reconduit à terre.
Mais les passagers contestataires ont refusé de donner leur identité ; donc on a dû faire l’inventaire de ceux qui restaient dans l’avion et ensuite décharger tous les bagages pour en extraire ceux des débarqués.
Tout ça pour ça !!
Combien a coûté cette scène immonde, en argent, en stress, en mobilisation policière inutile. Car ces gens qui ont été virés ne sont pas des bandits, ni des rebelles encore moins des terroristes mais simplement des gens qui s’indignent...
Inévitablement des slogans radicaux ont surgis : les blancs dans leurs pays, les noirs en Afrique…
De tels évènements ne peuvent qu’exacerber les extrémismes. Alors ne nous étonnons pas des prises d’otages. A mépriser des peuples, à les sous- payer, on ne peut qu’obtenir des révoltes aveugles et incontrôlées.
Cet évènement auquel j’ai assisté ne m’inspire pour le moment qu’une seule réflexion : « J’ai HONTE et j’ai la rage »
jo.retif@orange.fr