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vendredi 5 décembre 2014

Attac CADTM Maroc demande l'extradition de Blaise Compaoré


Non, le Maroc ne doit pas servir de poubelle pour dictateurs hors d'usage
 De : aziki omar 1/12/ 2014

Le 31 octobre 2014, le peuple burkinabé a chassé du pouvoir le dictateur Blaise Compaoré mettant ainsi fin à 27 ans de règne.
Rappelons que Blaise Comparoré a accédé au pourvoir, le 15 octobre 1987, par un coup d’état et l’assassinat du président Thomas Sankara. 
Alors que Thomas Sankara a marqué l'histoire par sa farouche résistance aux politiques impérialistes, en particulier en appelant à la création d'un front uni contre la dette à Addis Abeba le 29 Juillet 1987, Blaise Compaoré restera quant à lui célèbre pour sa participation dans les différentes guerres de la région (Libéria, Sierra Leone, Côte d’Ivoire), pour avoir été le bon élève des institutions financières internationales et le fidèle serviteur de sa famille et de son clan.
Au cœur de la révolte, le dictateur burkinabé et sa famille ont été exfiltrés par l’armée française en Côte d’Ivoire. N'étant finalement pas le bienvenu, il a alors trouvé refuge au Maroc, le 20 novembre 2014 soit trois semaines après sa chute.  Le 27 novembre, Isaac Zida, le Premier ministre intérimaire du Burkina Faso a annoncé qu'il demanderait au Maroc «de mettre le président Compaoré à la disposition de la justice burkinabè».
Notons que Blaise Compaoré n’est pas le seul dictateur à avoir trouvé refuge au Maroc et que l'accueil de ce dernier coïncide avec l’organisation au Maroc du Forum mondial des droits de l’homme à Marrakech le 27 novembre 2014. A travers cette manifestation internationale le Maroc cherche à montrer un visage démocratique, mais il ne parviendra pas à masquer le fait qu'il est, depuis longtemps, une terre d’asile pour les anciens dictateurs et des violations des droits de l’homme …
De ce fait, ATTAC CADTM Maroc

- Félicite le peuple burkinabé qui a su chasser le dictateur Blaise Compaoré et pour son combat contre la corruption, pour un Burkina Faso de justice et de liberté.
- Exige que Blaise Compaoré soit remis à la justice Burkinabée
- 
Refuse que le Maroc soit une terre d’asile des anciens dictateurs.      
                                                                          
Le Secrétariat national





vendredi 28 novembre 2014

Le Burkina Faso va demander au Maroc l'extradition du dictateur déchu Compaoré



Le Burkina va demander au Maroc l'extradition du président déchu Compaoré
 (Photo AFP)
Le Burkina va demander au Maroc l'extradition du président déchu Blaise Compaoré, a annoncé jeudi le Premier ministre intérimaire Isaac Zida, alors que les autorités de transition ont déjà menacé à plusieurs reprises l'ancien régime de sanctions.
"Si au niveau de la justice, une plainte est déposée contre le président Compaoré, je pense que nous allons demander au Maroc, bien qu'il n'y ait pas d'accord de justice (...) de mettre le président Compaoré à la disposition de la justice burkinabè", a déclaré M. Zida lors d'une rencontre avec la presse nationale.
Blaise Compaoré a fui son pays le 31 octobre pour se réfugier en Côte d'Ivoire avant de rejoindre le Maroc le 20 novembre. Fer de lance du soulèvement contre l'ex-chef de l'Etat, la société civile appelle à des poursuites judiciaires contre Compaoré.
Le lieutenant-colonel Zida a par ailleurs annoncé que le dossier du président Thomas Sankara serait "entièrement rouvert" et que la "justice" serait "rendue".
Le capitaine Thomas Sankara, considéré comme le "Che africain", a été assassiné le 15 octobre 1987 lors d'un coup d’État qui a porté au pouvoir son ami et frère d'armes Blaise Compaoré.

Nouvel épisode du feuilleton Maroc, terre d'asile pour dictateurs déchus : Blaise Compaoré

La présence de Blaise Compaoré sur le territoire marocain vivement contestée

Ouagadougou (© 2014 Afriquinfos) – L’arrivée de l’ex président burkinabè au Maroc a suscité des réactions au sein de la classe politique marocaine. Certaines organisations ont chacune dans un communiqué donné sa position, sur l’arrivée de l’ancien homme fort d’Ouagadougou dans le royaume chérifien. Et pour la plupart, le président déchu n’aurait pas sa place au Maroc.  

http://www.afriquinfos.com/fotografias/fotosnoticias/2014/11/8/int-62304.jpg
 Lendemains de longevité au pouvoir en Afrique francophone : le cas de Blaise Compoare, d'abord exilé en Côte d'Ivoire.
LOME (© 2014 Afriquinfos).
 
A peine arrivé au Maroc le jeudi 20 novembre dernier, des partis politiques de gauche s’opposent à l’exil de Blaise Compaoré sur leur sol. Il s’agit du Parti Socialiste Unifié (PSU) et de la Voie Démocratique (VD).Pour la Voie Démocratique, le message est clair. Il faut expulser Compaoré, car le pays ne saurait être complice des anciens dictateurs. «Nous demandons l’expulsion de Compaoré et refusons que le Maroc soit une terre d’asile pour des anciens dictateurs, a indiqué Mustapha Brahma, secrétaire national du parti, avant d’inviter les associations des Droits de l’Homme à faire du départ de ce dernier, l’une de leurs préoccupations .
 «Nous appelons les associations ayant déclaré le boycott de la deuxième édition du Forum mondial des droits de l’Homme de placer cette question au cœur de leurs revendications qui seront soulevées lors du sit-in de protestation qu’elles comptent organiser le jeudi 27 novembre à Marrakech. » Le Parti socialiste unifié a exprimé son refus de voir  « l’auteur» des crimes que Compaoré aurait commis durant les 27 années à la tête du Burkina-Faso.Depuis son arrivée au Maroc, Blaise Compaoré  serait logé depuis le samedi 22 novembre, dans un palace dans la ville de Marrakech après un séjour de trois semaines en côte d’ivoire.
NDLR SOLIDMAR: Driss El Yazami devrait inviter le Beau Blaise à son Cirque de Marrakech

samedi 15 novembre 2014

L’ancien président Blaise Compaoré trouve refuge au Maroc

L’ancien président Blaise Compaoré trouve refuge au Maroc

14 novembre 2014 - 19h55
L'ancien président Blaise Compaoré trouve refuge au Maroc

Poussé vers la sortie par les manifestations au Burkina Faso, l’ancien président Blaise Compaoré va trouver refuge au Maroc, après trois semaines passées en Côte d’Ivoire, pays d’origine de son épouse.

Cet exil de l’ancien président aurait fait l’objet d’un accord entre le président ivoirien Alassane Ouattara et le Roi Mohammed VI, d’après La Lettre du Continent, et ce départ devrait intervenir dès la semaine prochaine via un avion de la flotte présidentielle ivoirienne.
Selon la même source, l’ancien président burkinabé sera accompagné de son conseiller spécial Mustapha Chafi, qui possède une résidence au Maroc, ainsi que son fidèle aide de camp Joseph Céleste Moussa Coulibaly qui avait déjà négocié son départ vers Ouagadougou.
- Par: Bladi.net

mercredi 5 novembre 2014

Blaise Compaoré chassé par son peuple ! Il ne doit pas échapper à la justice


Aux amis du Burkina, bravo mille fois, et merci mille fois d'avoir mené et gagné cette lutte, ça fait plaisir, les victoires... ne lâchez rien pour la suite, restez intègres et déterminés. Vous montrez l'exemple au monde entier!!!



02 novembre 2014

COMMUNIQUE DU RESEAU INTERNATIONAL « Justice pour Thomas Sankara, Justice pour l’Afrique »

L’insurrection  populaire au Burkina Faso a balayé le régime décadent de Blaise Compaoré. Ces jours du 30 et 31 octobre 2014 sont entrés dans l’histoire d’un peuple brave, un peuple mûr, un peuple digne, et au-delà de ça dans l’histoire de l’Afrique et du monde entier. 27 ans de règne de ce mégalomane sanguinaire,  ça suffit !

Le peuple a retrouvé sa dignité bafouée, il reprend son destin en main avec force, intelligence et conviction. Quels moments de joie, quels moments d’émotion !

Dans ces moments décisifs, toutes les forces vives de Burkina Faso se sont unies, pour mettre fin à ce régime corrompu qui a trop longtemps bénéficié du soutien de la communauté internationale, alors qu’il maintenait son peuple dans la misère. Jusqu’au dernier moment alors que Blaise Compaoré a conduit son pays dans le chaos, certains de ces soutiens ont suggéré que ce soit lui qui gère la transition.

Après cette première victoire, il convient sans tarder que les militaires, les organisations de la société civile et les partis politiques de l’ancienne opposition se concertent rapidement, pour une transition apaisée. Le peuple ayant assuré la victoire, il convient de mettre en place rapidement une politique qui s’attaque en priorité à la misère et réponde pleinement aux aspirations populaires.

Le réseau international « Justice pour Thomas Sankara, Justice pour l’Afrique » s’incline devant le merveilleux peuple burkinabè, particulièrement la jeunesse, qui a marché au-devant des forces de sécurité les mains nues. Plusieurs dizaines de personnes ont sacrifié leur vie !  Qu’ils reposent en paix et qu’ils restent dans notre mémoire comme des héros !

Il les remercie d’avoir mis fin à cette hypocrisie de la communauté internationale qui consacrait Blaise Compaoré comme un « homme de paix », lui qui était impliqué dans toutes les guerres qui ont embrasé la région, entrainant des centaines de milliers de victimes. Toutes les forces progressistes en Afrique et dans le monde entier doivent aujourd’hui soutenir concrètement la révolution du Burkina Faso et organiser la solidarité concrète.

Blaise Compaoré a pris la fuite. Il doit être arrêté et jugé pour ses crimes. Nous réclamons une enquête internationale indépendante sur l’assassinat du président Thomas Sankara et de ses camarades le 15 octobre 1987. Aux membres du Congrès américain nous demandons d’exiger que soient ouvertes les archives de l’époque et qu’une investigation soit menée sur une éventuelle implication de la CIA. Aux parlementaires français, nous demandons d’accepter la demande d’enquête parlementaire sur l’assassinat de Thomas Sankara, déjà déposée deux fois à l’Assemblée nationale de la République française, le 20 juin 2011 et le 5 octobre 2012. Nous appelons les peuples du Togo et de la Côte d’Ivoire à exiger que la lumière soit faite sur l’implication de leurs pays dans cet assassinat.

Il ne peut y avoir de démocratie dans l’impunité. La campagne « Justice pour Thomas Sankara, Justice pour l’Afrique », forte des 14.000 signatures déjà obtenues (http://www.thomassankara.net/ spip.php?article866) et du soutien des dizaines d’associations et de partis politiques de par le monde, doit s’amplifier car Blaise Compaoré bénéficie de soutiens puissants que nous dénoncerons sans relâche. Nous devons plus que jamais exiger que justice soit rendue. L’heure de la vérité et de la justice approche. Hâtons-la tous ensemble !

Gloire au peuple burkinabè ! Justice pour Thomas Sankara et ses camarades assassinés le 15 octobre 1987, justice pour toutes les victimes des assassinats et crimes économiques !.

Le réseau international « Justice pour Sankara Justice pour l’Afrique »

Le 01 novembre 2014, à Ouagadougou, Abidjan, Berlin, Dublin, Dakar, Londres, Paris, Rennes, Montpellier, New York, Washington, Bamako, Lomé, Nairobi, Madrid, Bruxelles, Turin, Ajaccio, Toulouse, Liège
 Contact : contactjusticepoursankara at gmail.com
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 J’éprouve une immense joie en ce jour historique. Ma joie est celle de la famille Sankara, ma joie est celle de vous tous, celle des amis nombreux qui suivent avec intérêt les événements du Burkina.

C’est une véritable joie d’avoir réussi avec le vaillant peuple burkinabé : les femmes, la jeunesse, les organisations de la société civile, les partis d’opposition ainsi qu’une grande partie de l’armée républicaine respectueuse du peuple. Lajoie de voir chassé du pouvoir celui qui croyait que le Burkina lui appartenait éternellement.

Chers compatriotes, chers camarades et chers amis. Blaise Compaoré n’avait jamais imaginé la mobilisation dont vous avez fait preuve ce 30 Octobre 2014. Vous venez de remporter une victoire sans précédent par cette insurrection populaire. En se référant à la révolution du 4 Août, la jeunesse burkinabé a réhabilité le Président Thomas Sankara. Je suis fière de vous, de votre combativité, je vous félicite.

Je tiens à remercier toutes celles et tous ceux qui ont contribué, de près ou de loin, à éviter le chao politique dans lequel Compaoré et ses amis voulaient plonger le Burkina.

Compaoré et ses sbires ont encore endeuillé le peuple. Je partage la douleur des familles éplorées et leur adresse mes sincères condoléances. Je souhaite un prompt rétablissement aux nombreux blessés.

Par ailleurs, j’exhorte ces familles à saisir la justice nationale et internationale pour que Blaise Compaoré réponde de ses crimes.

L’image de médiateur de la sous région dont il s’est drapé ne doit en aucun cas le disculper. Et dire qu’en 2012, il a même caressé l’idée d’avoir le prix Nobel de la paix comme s’il oubliait tous les crimes ourdis depuis 1987.

Ce Monsieur qui était sollicité comme médiateur dans les conflits était en réalité celui qui les attisait. Des pays comme l’Angola, le Libéria, la Sierra Léone, la Guinée, le Mali et la Côte d’ivoire où il a trouvé refuge ont subi ses manœuvres de déstabilisation.

Non, il ne doit pas couler des jours paisibles à Yamoussoukro. Il doit répondre de ses actes et de ses crimes de sang.

Nous devons rester mobilisés jusqu’à la victoire finale qui verra l’organisation d’élections libres, justes et transparentes. En attendant, je souscris à l’idée que la gestion de la transition doit être assurée par les civils afin que soit respecté le caractère démocratique de notre lutte. Cette victoire n’est pas seulement attendue par le peuple burkinabé vus les nombreux messages et témoignages que je reçois à travers le monde.

A nous d’être dignes de cette victoire, à nous de prouver que Blaise Compaoré n’est pas indispensable. Afin que plus rien ne soit comme avant, il appartint aux forces du changement de rester unies et vigilantes, de préparer une alternative politique, économique, sociale et culturelle pour le mieux être des burkinabé.

Vive la démocratie et vive le Burkina.

La patrie ou la mort, nous vaincrons !

Mariam SANKARA
Montpellier, le 1er Novembre 2014-11-02

 
Mariam Sankara est la veuve de Thomas Sankara

samedi 1 novembre 2014

Le Printemps Africain est en marche !


Blaise Compaoré, l'assassin de Thomas Sankara, vient d'être dégagé, malgré le soutien de Hollande ... Vive le peuple de Burkina Faso!
La Présidence à Vie / Le Chef d’État à Vie..., est une maladie arabe et africaine. Il est temps de l'éradiquer !
Photo de Mohammed Belmaïzi.


 

Photo de Mohammed Belmaïzi.
 
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Ibn Kafka
 youtube.com
 
Vidéo impressionnante de Sankara dénonçant sous les yeux affolés de Mitterrand la visite de Pieter Botha en France
 https://t.co/uuTUb44gCM