Chers amis lecteurs de solidmar,

Solidmar est fatigué ! Trop nourri ! En 8 ans d’existence il s’est goinfré de près de 14 000 articles et n’arrive plus à publier correctement les actualités. RDV sur son jumeau solidmar !

Pages

Affichage des articles dont le libellé est Ahermoumou. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Ahermoumou. Afficher tous les articles

mardi 4 novembre 2014

Toutes ces victimes de la répression du régime se sont retrouvées à Rabat::

Rabat le 2/11/ 2014;

Ils étaient (femmes et hommes ) des centaines de militant-es des droits humains et surtout des anciens prisonniers politiques à défiler le 2 novembre 2014 à Rabat. Les rescapés des bagnes de Tazmamart, de Klaat M'Gouna...les anciens élèves-militaires d'Ahrmamou, les rescapés des soulèvements de juin 1981, de janvier 1984...et surtout les anciens prisonniers politiques ittihadis et marxistes léninistes...
Toutes ces victimes de la répression du régime se sont retrouvées à Rabat::
- Pour dénoncer l'attitude de l'Etat vis-à-vis des revendications légitimes des victimes de la répression makhzenienne
- Pour exiger les excuses officielles
-Pour dénoncer le harcèlement dont sont victimes actuellement les organisations des droits humains
- Pour exiger la libération des prisonniers des causes justes
- Pour exiger la démocratie afin que ne se reproduisent pas de telles atrocités
- Pour exiger la fin de l'impunité dont jouissent les bourreaux

dimanche 17 octobre 2010

Ahermoumou : La lutte légitime contre la stupide rancune des décideurs marocains

Par Ali Fkir, 16/10/2010
Ahermoumou, petite ville enclavée au sein des montagnes du Moyen Atlas (région Boulmane-Sefrou-fès), a perdu (sur décision de Hassan II) son nom amazigh, historique, au profit du nom  de Ribat-al-Kheir, qui, historiquement, ne veut rien dire.
Pourquoi cette tentative d'effacer de la mémoire des Marocain-es le nom de cette région?
Les élèves officiers de l'école militaire d’Ahermoumou, ont été impliqués (la plupart inconsciemment) dans la tentative du coup d'État du 10 juillet 1971, qui avait coûté la vie à une dizaine de généraux, à des dizaines de cadres militaires et civils de l'État, à des dirigeants politiques et autres diplomates...
La réaction de Hassan II, qui était miraculeusement sorti indemne de cette tuerie, fut impitoyable. On parle de centaines de cadets militaires qui ont disparu, la région d'Ahermoumou fut sanctionnée: la marginalisation, plus l'enclavement...changement de nom. Toute une population qui n'avait rien à voir avec le putsch avorté est jusqu'à aujourd'hui traitée comme ennemie par l'État.
Les habitant-es ont décidé de descendre dans la rue pour manifester leur colère et leur détermination à lutter pour leurs droits de citoyenneté.
Dénonçons les politiques rancunières des décideurs. Plusieurs régions sont ainsi punies pour avoir connu des évènements sociaux ou politiques anti despotiques (Ahermoumou, Khénifra, Goulmima, Tinjdad, Amallagou,...)


Les femmes d'Ahermoumou dans les rues (14 octobre 2010)

 Message transféré de Boughlala Hamid   13/10/ 2010 
مسيرة شعبية باهرمومو
ساكنة حي سهب اليازغي باهرمومو(رباط الخير اقليم صفرو) تخرج من جديد في مسيرة شعبية يوم الخميس 14 اكتوببر 2010 ابتداء من الساعة الثامنة والنصف صباحا من سهب اليازغي في اتجاه باشوية المدينة حوالي2500م احتجاجا على وضعية حيهم والتهميش الذي يطاله منذ سنوات عدم وجود قنوات الصرف الصحي، الطرق، انقطاعات الماء والكهرباء، وجود مطرح الازبال قرب الحي .....الخ
لذا نناشد كل الضمائر والقوى الحية والاقلام الحرة الى دعم هذاالشكل النضالي المشروع
للمزيد من المعلومات يرجى الاتصال ب: محمد 0649989153
او مصطفى0662625510

jeudi 6 mai 2010

Ahermoumou puni au temps de l’impunité...

Par Abdelmajid Baroudi, 6/5/2010
Le Forum Vérité et Justice organise une caravane à Ahermoumou le 8 Mai 2010 . Cette visite s’inscrit dans le cadre de solidarité avec les régions, victimes des années de plomb.Voici un modeste hommage à mon village natal.
Ahermoumou, tribu d’Ighzrane (aghzer au pluriel, Ighzrane nom amazigh signifie ruisseau) est un village situé entre le Moyen Atlas et le Rif. Le langage amazigh parlé par les Ighazranes se caractérise par un mélange de l’accent rifain et celui du Moyen Atlas. Ahermoumou est une zone enclavée. Privée de toutes infrastructure de développement. Avant les événements de Skhirat, (1971) la caserne militaire contribuait à l’activité commerciale du village. A la souffrance matérielle, causée par l’éradication de l’école militaire, s’ajoute une autre souffrance. Cette fois –ci d’ordre politique. Juste après les événements de Skhirat, une vague d’harcèlements fut lancée contre la population locale. Les habitants d’Ahermoumou étaient la cible des dépassements organisés par « les forces de l’ordre ».
Depuis lors Ahermoumou, c’est d’ailleurs le même cas d’autres régions du Maroc, considérées par le système de fief de rébellion, est qualifié de mal aimé du roi (msakhit al malik). Il a donc fallu bannir et détruire la signification du mot Ahermomou de la mémoire des marocain. Pour ce faire, le régime a procédé à la modification du nom du village, en le remplaçant par «Ribat al kheir ». Depuis le temps, démunir Ahermoumou de toute opportunité de développement local et le maintenir au coté des zones marginalisées, est la récompense offerte par le régime aux Ighzranes. Malgré tout ce qu’ils ont enduré, les habitants d’Ahermoumou sont restés fidèles à la connotation originale d’ Ahermoumou.