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mercredi 19 février 2014

Lakome à nouveau accessible au Maroc (en https).





Par h24info.ma, 20/2/2014
 
 Ali Anouzla,et son site d'informations "Lakome"
Ali Anouzla, poursuivi depuis septembre 2013 pour "apologie au terrorisme" a confirmé avoir demandé la réouverture de son site d'informations "Lakome" en janvier dernier. ©montage H24info

Lakome, rendu inaccessible par l'ANRT en octobre dernier, est à nouveau accessible au Maroc. Hier, Ali Anouzla annonçait être prêt à ouvrir un autre site d'information Lakome est à nouveau accessible depuis le Maroc, en version arabophone ou francophone à condition d'ajouter le protocole HTTPS avant l'adresse du site:  https://www.lakome.com
 
Un évènement dont le timing ne peut être fortuit. Hier mercredi, Ali Anouzla, poursuivi depuis septembre 2013 pour "apologie au terrorisme" confirmait avoir demandé la réouverture de son site d'informations "Lakome" en janvier dernier, et assurait être prêt à en ouvrir un nouveau (Lakome2.com) en l'absence de réponse.
  
Pour rappel, le journaliste avait été arrêté le 17 septembre dernier à Rabat pour avoir publié sur la version arabophone de Lakome un lien vers une vidéo d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) appelant au jihad, dans le cadre d'un article consacré à ce document inédit.

Inculpé pour "aide matérielle", "apologie" et "incitation au terrorisme", Ali Anouzla a été remis en liberté provisoire un mois plus tard, à la suite de la mobilisation de la soviété civile et de la médiatisation de l'affaire au Maroc et à l'étranger.
Entre-temps, l'accès aux versions francophone et arabophone du site d'information avait été bloqué dans le royaume par l'ANRT en octobre 2013, les autorités se basant sur une demande de suspension "provisoire" formulée par Ali Anouzla lui-même avant sa sortie de prison.

Aucune des versions n'a -encore?- été actualisée.
 

vendredi 25 octobre 2013

Affaire Anouzla : Jamaï et les avocats vont s’expliquer mardi 22/10

Par demainonline, 21/10/2013

Abderrahim Jamaï, l'un des quatre avocats d'Ali Anouzla (Photo DR)
Abderrahim Jamaï, l’un des quatre avocats d’Ali Anouzla (Photo DR)
Le mardi prochain, à 16h00, au Club des avocats de Rabat, rue Afghanistan, dans le quartier de l’Océan, les quatre avocats du journaliste Ali Anouzla, maîtres Abderrahim Jamaï, Abderrahman Benameur, Khalid Soufiani et Naïma El Guellaf, accompagnés d’Aboubakr Jamaï, vont tenir une conférence de presse dans laquelle ils expliqueront ce qui se passe dans la défense du directeur de Lakome après l’apparition d’un nouveau avocat, Hassan Semlali.
En effet, depuis quelques jours, Me Semlali, qui s’est présenté comme nouvel avocat d’Ali Anouzla, a commencé à gérer la défense de ce dernier sans en informer le quatuor qui jusqu’à présent a mené la charge.
Après le fameux communiqué de lundi 14 octobre, dans lequel Anouzla annonçait la suspension de son site, sans en convenir apparemment avec l’autre fondateur, Aboubakr Jamaï, il y a eu, une décision jugée brutale par les supporters du journaliste, le changement de serrures des locaux du même site, ainsi que l’ordre donné à l’ANRT (Agence nationale de réglementation des télécommunications) qui a, avec la complicité de Maroc Télécom, a rendu inaccessible depuis le Maroc la consultation des deux sites de Lakome (arabe et français).
Il est donc apparu urgent pour ses premiers défenseurs de donner une explication à l’opinion publique marocaine. D’autant plus que Hassan Semlali, qui dans la passé a défendu Anouzla dans d’autres affaires, a commencé à parler de l’affaire Anouzla comme s’il était son seul défenseur.
Semlali, un proche d’Ilias El Omari, le dirigeant du PAM, le « parti de Sidna », aurait été selon l’entourage de Jamaï à l’origine du dernier communiqué d’Anouzla. Celui-ci aurait été rédigé et tapé dans son cabinet. De même, d’après le dernier communiqué de Jamaï, Semlali aurait reconnu lors d’un échange tendu avoir été celui qui a transmis aux autorités marocaines la demande de suspension des deux sites.
Demain, lundi, le quatuor d’avocats visitera Ali Anouzla dans la prison de Salé pour s’enquérir de ses intentions. De cette rencontre découle leur décision de continuer ou non à assurer la défense de leur client.