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lundi 6 février 2012

Seddik Kabbouri s'exprime à sa sortie de prison


Par Mhamed Khouya, 5/2/2012 
Nous tenons à vous informer que tous les détenus de Bouarfa au Maroc ont été libérés hier le 4 février 2012
A cet effet, nous félicitons les détenus libérés et à leur tête le syndicaliste Seddik Kabbouri , leurs famille et toutes les organisations politiques, syndicales et de lutte pour les droits humains, qui les ont soutenus dans leur lutte pour la dignité et la justice.

تم قبل لحظات اليوم السبت 4 فبراير 2012 اطلاق سراح الرفيقين
         الصديق كبوري والمحجوب شنو
        وكافة شباب مدينة بوعرفة الذين تم اعتقالهم على اثر الاحداث التي شهدتها
        المدينة بتاريخ 18 ماي 2011
        تهانينا الحارة للرفاق على معانقتهم للحرية
        ومطالبتنا باطلاق سراح كافة المعتقلين السياسيين القابعين
        بسجون النظام
        عبدالله امهـــارش
 Allocution du camarade Kabbouri après sa libération. Un grand militant.

كلمة المناضل الصديق كبوري في مهرجان استقباله و مجموعته




Zineb El Rhazoui : « Hassan III ne gouvernera jamais »


Par Ali Lmrabet, demainonline5/2/2012

Barcelone.- Dans une interview parue sur le site Web du quotidien catalan La Vanguardia, la journaliste et blogueuse marocaine Zineb El Rhazoui a déclaré, en faisant référence au prince héritier marocain que « Hassan III ne gouvernera jamais, c’est sûr ».

C’était à Barcelone, à l’occasion d’une table ronde organisée
conjointement par l’IEMED (Institut européen de la Méditerranée) et la Fondation Bertelsmann dont le thème était : « La Méditerranée en
transition« .


Zineb El Rhazoui lors de son passage à Barcelone

Zineb partageait la table ronde avec la blogueuse tunisienne Lilia Weslaty et la journaliste égyptienne Lina Attalah. Elle a été, selon La Vanguardia, « la voix la plus frappante« .

La journaliste, exilée aujourd’hui à Ljubljana, la capitale de la Slovénie, après avoir reçu des menaces de mort pour avoir déclaré dans une interview au quotidien algérien El Watan que « Mohamed VI est un dictateur », a répété les vérités qui dérangent.

“J’entends partout que le roi est magnifique, qu’il adore les pauvres et les femmes », a lancé au public la journaliste avant d’énumérer la longue liste des violations commises par le « magnifique » et « l’adorateur » des pauvres et des femmes. « Torture, prisons secrètes (Témara), liquidation de la presse, spoliation des biens publics, oppression contre la culture amazighe et les femmes, absence de justice indépendante, etc. »

El Rhazoui a expliqué aux participants de cette table ronde que « le roi possède à titre personnel plus de 65% de l’économie nationale », et que les juges marocains « continuent de recevoir des instructions par téléphone ».

« La dictature marocaine n’a pas d’autre objectif que sa propre survie. La monarchie est incapable de se réformer« , a-t-elle affirmé.

Au passage, la journaliste a égratigné la complicité de la France avec l’autocratie alaouite. « Nous sommes l’enfant chéri de la France« , a-t-elle ironisé.

Le Parti de la justice et du développement (PJD, au gouvernement) en a pris pour son grade. »Le PJD a été créé en 1998 avec l’aval de Driss Basri (…) Au Maroc, nous appelons le PJD : ‘les islamistes de Sa Majesté’. Ils sont plus royalistes que le roi« .

Même volée de bois vert pour le nouveau conseiller royal Fouad Ali El Himma, « quelqu’un qui personnifie la corruption politique et le pourrissement du système politique marocain« .

Tout de même, El Rhazoui s’est montrée optimiste. Pas pour la monarchie ni pour le régime (la principale photo de sa page Facebook est un tableau d’époque montrant la décapitation de Louis XVI…). Elle est plutôt optimiste pour le Mouvement du 20 février qui devrait, selon elle, aider à changer les choses. ¨Tout devrait se jouer cette année », a-t-elle précisé.

Selon La Vanguardia, l’intervention de Zineb El Rhazoui « a dû incommoder plus d’un parmi les présents« .

Normal. L’IEMED est une officine du gouvernement conservateur local issu de Convergència i Unió (« Convergence et Union » en catalan, un parti nationaliste catalan de droite), qui a une politique pour le moins hypocrite envers les Marocains et le régime marocain. Une partie de ses dirigeants, dont le franchement islamophobe et xénophobe Antoni Duran i Leeida, sont hostiles à l’immigration marocaine, paupérisée par la crise. Par contre, la Generalitat, le gouvernement local, cherche à tous prix à maintenir de bonnes relations avec l’autocratie alaouite. Elle ne prend aucun recul. Comme si les révolutions arabes n’avaient jamais eu lieu.

C’est donc bien qu’une jeune femme, de surcroît « très grande, svelte, vêtue avec élégance et avec des chaussures à talon aiguille« , comme l’écrit La Vanguardia, dise ces choses-là, au coeur de la Catalogne des notables.

Zineb El Rhazoui symbolise une nouvelle génération d’activistes marocains intraitables. Elle fait fi de toutes les convenances hypocrites de la société. Ça change un peu des vieilles gloires marxisantes, certes aguerries, honnêtes et sincères, mais qui lassent les petits bourgeois catalans qui n’ont que le mot « profit » dans la bouche.

Il y a fort à parier que Zineb El Rhazoui ne sera plus invitée par l’IEMED. Du moins dans un futur proche.





URL courte: http://www.demainonline.com/?

http://www.demainonline.com/2012/02/05/zineb-el-rhazoui-hassan-iii-ne-gouvernera-jamais/

Le mouvement du 20 février un an après


par Chawqui Lotfi,Mamfakinch, 2/2/2012

Une leçon particulière des processus révolutionnaires dans la région arabe concerne, au-delà de l’embrasement général et de la dialectique régionale des luttes, les rythmes différenciés de la lutte pour le renversement des dictatures. Chaque pays, en fonction de son histoire, de la forme du régime politique, des traditions de résistance populaire et nationale, de ses liens avec l’impérialisme mais aussi de sa structure sociale, connait des embrasements plus ou moins rapides, plus ou moins généralisés. On peut légitimement se demander pourquoi au Maroc, mais la question concerne aussi d’autres situations, il n’y a pas de percée qualitative. (Lire la suite…)

Mouvement 20 février Paris IDF : STOP à la répression et à la militarisation de la ville de TAZA

Paris le 04/02/2012
Communiqué du Mouvement Marocain du 20 février Paris / Île de France

STOP à la répression et à la militarisation de la ville de TAZA / Maroc
Paris le 04/02/2012
Le mouvement marocain du 20 février Paris / Île de France exprime sa vive préoccupation devant l'ampleur de la répression que mène le régime marocain contre les manifestations et les protestations populaires pacifiques des habitants de la ville de TAZA

Face aux revendications économiques, sociales et politiques des habitants de cette ville, située au nord-est du Maroc, et de ses divers mouvements sociaux et de droits humains (diplômés chômeurs, étudiants, habitants des quartiers populaires en souffrance des hausses des prix, de la cherté de la vie, de la marginalisation de leur ville caractérisée par la quasi absence des services publics,...) le régime marocain a choisi la voie de la répression et de la force

En effet, et après une « trêve » et un « calme » précaire qui a suivi les événements dramatiques qu'avait connus TAZA le 4 janvier dernier, le régime despotique, ainsi que son nouveau gouvernement marionnette actuel, au lieu de satisfaire les revendications légitimes des populations Tazi- ou du moins ouvrir un dialogue sérieux et crédible autour de celles-ci – a clairement opté pour la manière forte et répressive du mouvement social en cours

Les informations qui nous parviennent de l'intérieur du Maroc et particulièrement de la ville de TAZA sont très alarmantes ; plusieurs sources évoquent des centaines de blessé-e-s parmi les manifestant-e-s, le seul hôpital de la ville est débordé, les forces répressives encerclent les quartiers populaires semant la terreur, violent, dégradent et pillent sans scrupule les logements et les habitations privatifs des citoyens à la recherche des présumés meneurs des protestations. Les arrestations se multiplient et augmentent en nombre. La ville de TAZA est quasiment militarisée par des renforts policiers et militaires importés des villes et des régions avoisinantes
Au regard de cette situation, le mouvement Marocain Paris / Île de France :

Dénonce la répression féroce dont sont victimes la ville de TAZA et ses populations

Exige le retrait immédiat des forces de la répression déployées dans cette ville et la levée de l'encerclement policier et militaire de cette ville et de ses quartiers populaires

Demande :
- le respect du droit de manifester et de protester pacifiquement des habitants de la ville de TAZA et de toutes les régions et villes du Maroc
-   la satisfaction immédiate des revendications populaires légitimes des habitants de TAZA et de ses mouvements sociaux
- La libération immédiate de tous les détenus politiques emprisonnés à la suite des événements du 4 janvier 2012 et de toutes celles et ceux arrêtés en ce début de semaine

Alerte l'opinion publique nationale et internationale sur les conséquences dramatiques des tensions en cours que connaît la ville de TAZA à cause des provocations répressives du régime Marocain

Appelle les forces démocratiques françaises à intervenir en soutien aux populations de TAZA et à leurs lutte légitimes pour la dignité, la liberté, la démocratie et la justice sociale

mvt 20fevrier parisidf@gmail.com