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mardi 20 novembre 2012

Le 25/11 : Marche contre l’impunité au Maroc

Par MOHAMMED TALEB, 19/11/2012


Violations des droits de l'Homme : Marche contre l’impunitéDans le cadre de la poursuite de sa lutte  pour la mise en œuvre intégrale des recommandations de l’Instance équité et réconciliation  (IER), l’instance de suivi des recommandations du colloque national sur les violations graves des droits de l'Homme au Maroc organise une marche nationale le dimanche 25 novembre à Rabat.  Le slogan retenu pour cette marche est : « Pour un pouvoir judiciaire indépendant capable de mettre fin à l’impunité ». Dans un communiqué parvenu à Libé, cette instance  considère qu’un pouvoir judiciaire indépendant et impartial forme un pilier essentiel pour la  protection des droits et libertés et consacre la règle reliant la responsabilité à la reddition des comptes tout en mettant un terme à l'impunité. 

L’Instance considère également  le pouvoir judiciaire comme un rempart pour la protection des droits de l'Homme et pour faire des droits universels de l'Homme une référence à laquelle tous les intervenants doivent se conformer sans distinction ni exclusion.  
L’Instance appelle également le pouvoir judiciaire à assumer ses responsabilités pour faire éclater la  vérité occultée dans les dossiers de violations graves des droits de l'Homme en vertu de la loi et pour rendre justice aux  victimes, à leurs familles et à la société dans son ensemble, en insistant avec fermeté sur  la nécessité pour l’Etat de présenter des excuses officielles et publiques tout en  préservant la mémoire  collective et en parachevant les réformes constitutionnelles et législatives, juridiques, institutionnelles et éducatives à même de conforter les bases de l’Etat de droit. 

Elle insiste aussi  sur l’abolition de la peine capitale, la ratification de la Convention de Rome relative à la Cour pénale internationale et l’élaboration d’une stratégie nationale de lutte contre l'impunité. Elle demande  également  l’opérationnalisation des recommandations et des mesures relatives à l'intégration sociale des victimes des violations graves des droits de l'Homme et la libération de l’ensemble des détenus emprisonnés dans le cadre des dossiers à caractère politique.
L’Instance de suivi des  recommandations du colloque national sur les violations graves des droits de l'Homme appelle, par ailleurs, les  diverses organisations nationales des droits de l’Homme  et l’ensemble des  acteurs politiques, syndicaux et associatifs à s'engager dans ce processus et à appuyer ces revendications.
 Il est à signaler que cette marche s’ébranlera dimanche 25 novembre à 10 heures  de la place Bab Al Had  à Rabat. 
http://www.libe.ma/Violations-des-droits-de-l-Homme-Marche-contre-l-impunite_a32379.html

vendredi 23 septembre 2011

LE MAROC VEUT EFFACER TOUTE TRACE DE LA CULTURE SAHRAOUIE


L'ONU rappelle à l'ordre Mohammed VI
Par Mohamed Touati,  L'Expression 19/9/2011

Le gouvernement marocain, qui comptait sur le conflit libyen pour faire diversion sur la question du Sahara occidental et diaboliser le Front Polisario, vient d'être épinglé.

Les artistes et les hommes de culture sahraouis sont empêchés d'exercer et de faire la promotion de ce qui les distingue de leur colonisateur: leur identité. C'est ce qu'a constaté l'experte indépendante de l'Organisation des Nations unies dans le domaine des droits culturels. «J'ai également visité le Sahara occidental où j'ai fait la connaissance d'une multitude de festivals qui promeuvent l'héritage culturel de la région.

Cependant, certains musiciens sahraouis ont été empêchés de participer à ces festivals en raison du contenu spécifique de leurs spectacles ou performances. Certains ont également été empêchés de citer des noms sahraouis», a souligné Mme Farida Shaheed à l'issue d'une visite qu'elle a effectuée au Maroc et au Sahara occidental entre le 5 et le 16 septembre 2011. La mission de l'experte onusienne avait pour objectif d'évaluer les efforts fournis par les autorités marocaines pour promouvoir et protéger les droits culturels et pour identifier les meilleures pratiques ainsi que les obstacles dans leur réalisation.
La sentence est sans appel: «Les mesures qui empêchent ou limitent les droits culturels de la population du Sahara occidental devraient être révoquées immédiatement par le gouvernement marocain... pour assurer le respect des droits culturels pour tous, il faut garantir la protection des droits de l'homme par des cadres juridiques.» Alors que l'actualité se structure au son des canonnades qui parviennent de Tripoli, Bani Walid, et Syrte, le conflit du Sahara occidental qui a été momentanément rangé au placard, ressurgit. Il refait surface pour rappeler à la coalition occidentale qui mène une campagne militaire aux lendemains incertains contre la Libye sous la bannière de l'Otan au nom de la démocratie et de la protection du peuple libyen, qu'il existe à quelques encablures, seulement, de ce théâtre d'opération, un peuple opprimé depuis plus de trente-cinq ans par le Royaume chérifien et qui ne demande qu'à être libre.
Une bombe à retardement qui doit éclater tôt ou tard au nez des tenants du pouvoir marocain.
«Le Maroc ne reconnaît pas le travail des Nations unies dont les résolutions réaffirment le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination pour le règlement du conflit au Sahara occidental» a dénoncé Boucharaya Beyooun, le représentant du Front Polisario en Espagne dans un entretien au journal italien on line «Meridiani Relazioni Internazionali».
Pour le moment, l'Organisation des Nations unies donne l'impression de vouloir revoir sa copie en ce qui concerne la question des droits de l'homme dans les territoires occupés du Sahara occidental.
Le gouvernement marocain, qui comptait sur le conflit libyen pour faire diversion sur la question du Sahara occidental et diaboliser le Front Polisario, vient d'être épinglé en ce qui concerne la promotion et la protection du patrimoine culturel de ce territoire qu'il, a annexé depuis 1975. Depuis le début du conflit libyen, le Makhzen qui a, semble-t-il monnayé sa reconnaissance du CNT pour faire table rase du droit du peuple sahraoui à s'exprimer librement sur son avenir dans le cadre d'un référenrendum d'autodétermination, mène une féroce campagne de diabolisation contre le Front Polisario. «Des gouvernements responsables comme le Maroc et des analystes indépendants avaient, depuis plusieurs années, attiré l'attention de la communauté internationale sur cette dérive du Polisario, qui veut ainsi diversifier ses différentes activités de contrebande en se lançant dans le trafic juteux de la drogue», rapporte une dépêche de l'agence de presse officielle marocaine MAP datée du 15/09/2011.
Les Marocains auront-ils le courage de le dire les yeux dans les yeux aux représentants du peuple sahraoui lors du prochain round de négociations? Les paris sont ouverts...
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