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samedi 30 mai 2015

Le ministre sahraoui aux assises de la FSGT à Marseille en France

Jeunesse et sports sahraoui


FSGT Le ministre Jeunesse et Sports a assisté aux assises du sport populaire de l’organisation française FSGT, fédération sportive et Gymnique du travail organisé du 14 au 17 mai à Marseille en France.
450 délégués français et 60 invités internationaux, représentant 20 pays ont participé aux conférences, carrefours et ateliers de cet anniversaire des 80 ans de la FSGT, et 6ème assises nationales.
La cause et le sport sahraouis ont été visibles à chaque instant de la rencontre qui a permis des échanges et rapprochements avec la FSGT mais aussi avec des organisations de la méditerranée, de l’Afrique et de l’Asie, notamment lors du carrefour sport et international.
La conférence sport et santé, mythe ou réalité, a mis en évidence que le sport concourt à la santé, mais aussi qu’il ne se pratique pas de la même façon selon l’état de santé initial ou l’âge.
Ce sont des données stratégiques importantes pour la planification de l’activité du sport populaire mais aussi pour le sport d’élite.
La conférence sport et bénévolat a permis d’entendre des constats et d’échanger sur le défi que représente la pratique du sport bénévole et le haut niveau de compétition, ce qui croise une préoccupation qui est aussi la notre.
Le 16 mai au soir a eu lieu une réunion de constitution du réseau de support au sport sahraoui. Les participants, FSGT, cheminots, le FAST (Algérie), l’homologue tunisien, l’Aarasd ont discuté avec le Ministre des initiatives et actions communes possibles et de l’importance de l’information et sensibilisation sur le cas sahraoui et sa difficulté d’accès au sport international.
La rédaction, ministère jeunesse et sports
Le 24 mai 2015
Note : Créée sous le Front populaire «pour lutter contre la montée des fascismes», la FSGT a été historiquement liée au Parti communiste et à la CGT. «Aujourd’hui, notre fédération se veut indépendante des organisations politiques et syndicales, assure sa coordinatrice générale Emmanuelle Bonnet Oulaldj. Mais elle garde l’envie de changer le monde par le sport tout en s’adaptant aux besoins des populations». c’est la seconde fédération omnisports de France (la première étant l’Ufolep) et elle compte 270 000 adhérents sur 5 000 clubs.
La FSGT vit les évolutions de la société et du monde du travail parce qu’elle en est issue.

mardi 26 mai 2015

Sahara occidental : le Premier ministre dans le désert



En tant que Premier ministre de la République arabe sahraouie démocratique, Abdelkader Taleb Omar est, dans les faits, le Premier ministre d’un camp de réfugiés

TINDOUF, Algérie – Abdelkader Taleb Omar est à la tête d’un gouvernement on ne peut plus singulier. En tant que Premier ministre de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), il est, dans les faits, le Premier ministre d’un camp de réfugiés.

La RASD est le gouvernement en exil du Sahara occidental, un immense territoire au nord-ouest de l’Afrique qui est occupé par le Maroc depuis près de quarante ans.


Il mène ses activités depuis Rabouni, le centre administratif d’un groupe de camps de réfugiés situés dans le Sahara algérien, où vit une part importante de la population autochtone du Sahara occidental depuis l’invasion marocaine du territoire en 1975.


J’ai rencontré Abdelkader Taleb Omar dans un petit bâtiment semi-officiel et presque désert en bordure du camp de réfugiés sahraouis le plus isolé. Le bâtiment en lui-même ne compte guère plus que deux rangées de pièces blanches séparées par un couloir en plein air. Pour notre entrevue, Abdelkader Taleb Omar s’était installé dans la première pièce sur la droite.

Abdelkader Taleb Omar a fui l’invasion marocaine, comme près de la moitié de son peuple, lorsqu’il avait une vingtaine d’années. Il a ensuite gravi les échelons de la politique, exerçant les fonctions de président du parlement sahraoui, puis gouverneur de l’un des camps de réfugiés, avant d’être nommé Premier ministre en 2003. Il était timide, peu charismatique et prudent, mais je pense que cela tenait davantage à un état de fatigue général qu’à la crainte de mal s’exprimer.