Chers amis lecteurs de solidmar,

Solidmar est fatigué ! Trop nourri ! En 8 ans d’existence il s’est goinfré de près de 14 000 articles et n’arrive plus à publier correctement les actualités. RDV sur son jumeau solidmar !

Pages

Affichage des articles dont le libellé est le Coran. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est le Coran. Afficher tous les articles

lundi 19 janvier 2015

Discours de Charlie Hebdo à l'adresse du président du Conseil Français du Culte Musulman.

 Par Caroline Alamachère.

Compte tenu de ce nous avons entendu sur RFI avant-hier de la part de ce président, il serait enfin temps qu'il accepte sa part de responsabilité dans la dérive sectaire d'une frange de la population de confession musulmane.

Quel visage du Coran est-il enseigné chez les jeunes français de confession musulmane ?

Que je sache les responsables d'associations musulmanes contrairement aux autres religions, n'ont pas de structures hiérarchiques, pas "d'évêque ni de pape", chaque imam étant maître dans sa mosquée...alors, qu'enseigne-t-on dans les mosquées ?
Que je sache, ces mêmes responsables ne font pas preuve de prosélytisme dans les banlieues pour expliquer que le Coran n'est pas ce qui en est fait.

Si les français musulmans authentiques sont victimes de ce qui vient de se passer (l'extrême droite va se lâcher encore d'avantage) ils ont le devoir de dénoncer haut et fort toutes ces dérives des extrémistes.
***

Lettre de Charlie Hebdo à M. Mohammed Moussaoui, Président du C.F.C.M (Conseil Français du Culte Musulman)
Pour une fois, de la part de Charlie-Hebdo...
 
Monsieur Moussaoui,
La publication du numéro de "Charlie Hebdo" représentant Mahomet vient de donner lieu une fois encore à des représailles lamentables de la part d'individus décidément bien peu éclairés que, au titre de Président du C.F.C.M, vous avez le revoir de canaliser.
Dans "Le Monde" paru ce mercredi vous affirmez ne pas voir de lien entre les élections en Tunisie et en Libye et l'outrage caricatural nous rappelant tant bien que mal ce qu'est la charia, ou tout au moins sa partie la plus spectaculaire pour le citoyen français de base peu au fait de ce qui se passe sur son sol.
Je vous tiens pour quelqu'un d'intelligent et de cultivé, Vous devez donc savoir qu'en France la caricature est une tradition très ancienne et un art très prisé, qu'aucun sujet n'y échappe et surtout pas un sujet d'actualité, et l'instauration de la charia sur un sol resté longtemps Laïque est un sujet suffisamment grave et inquiétant pour ne pas faillir à la règle. La charia, l'Islam, n'ont pas à faire exception à cette règle.
La charia est un système archaïque fondé il y a 14 siècles, profondément odieux, sexiste, rétrograde, discriminant et antidémocratique.
Dénoncer ce système par la caricature est un procédé visant à en montrer toute l'abjection.
Condamner la charia, Monsieur, est un acte de salubrité publique nécessaire à la démocratie dont vous profitez puisque c'est en France que vous vivez en toute liberté.
Jouiriez-vous de la même liberté au Maroc ?
J'en doute fort, sinon comment expliquer la présence aussi énorme de Marocains abandonnant le Maroc pour la France ?
C'est bien que l'air y est plus doux et plus libre ici.
Cette charia, prônée par le Coran et faisant partie intégrante de l'Islam (le Coran est la Base de l'Islam, l'Islamisme n'en étant que son expression la plus spectaculairement virulente), il est hautement souhaitable de s'en inquiéter, d'autant qu'une bonne partie de ceux qui ont permis ce désastre antidémocratique vivent sur notre sol et que des élus « dhimmis » comme les nomme votre dogme, appellent de leurs voix le droit de ces promoteurs chariamistes de se présenter à des élections avec les conséquences terribles qu'on imagine.
Vous déclarez que « Pour les Musulmans, le simple fait de caricaturer le Prophète est, en soi, inacceptable et blessant »
Blessant, je le conçois, mais inacceptable ?
Ce qui est inacceptable, c'est d'interdire le divorce,
"y compris en France."
Ce qui est inacceptable, c'est d'autoriser la polygamie,
"y compris en France."
Ce qui est inacceptable, c'est de considérer que la femme est inférieure à l'homme,
" y compris en France."
Ce qui est inacceptable, c'est d'enfermer les Femmes sous des linceuls noirs,
"y compris en France"
Ce qui est inacceptable, c'est de refuser à la femme d'épouser l'homme de son choix, pour lui faire épouser celui que sa famille a choisi pour elle,
"y compris en France."
Ce qui est inacceptable, c'est qu'il existe un «Conseil Européen de la recherche et de la fatwa décrétant les Fatwas ayant pour vocation d'être appliquées en France».
En France, aucune loi ne punit le blasphème, comme l'a d'ailleurs démontré la récente affaire du Coran brûlé, et qui a vu la relaxe de l'Incendiaire.
En conséquence en France, Monsieur Moussaoui, il est permis de brûler un Coran si on le souhaite, et de caricaturer et de se moquer d'un prophète, fût-il le vôtre. Les différentes manifestations hostiles à cette publication de Charlie Hebdo n'ont pas manqué de fleurir sur les forums, certains insultant copieusement les Français, d'autres réclamant à grands cris des caricatures de « juifs de 40 », ce qui semble assez loin de votre souhait d'un «désaccord exprimé dans le respect des lois et de l'Intégrité des personnes »
Vous devriez d'ailleurs rappeler à vos coreligionnaires si bienveillants et aimants envers les citoyens qui les accueillent, que la Fête de l'Aïd el-Adha qu'ils vont fêter dans quelques jours est un vibrant hommage à Abraham, un Juif !
À mon avis, certains doivent ignorer ce détail au vu du niveau intellectuel remarquablement bas de leurs commentaires.
Dans votre interview, une phrase m'interpelle tout particulièrement : «Dans le même temps, ils doivent accepter et comprendre que dans nos sociétés le rapport au sacré n'est pas le même pour tous».
J'aimerais savoir de quelle société vous parlez ?
Est-ce la société musulmane,
Est-ce la société française,
Est-ce la société marocaine ?
Si c'est la société marocaine , c'est que vous ne vous sentez pas français.
Si c'est la société musulmane , c'est que vous ne vous sentez pas démocrate et si c'est la société française , je vous rappelle qu'elle n'a aucun rapport au sacré puisque séparée du religieux, depuis qu'une célèbre loi de 1905 en a décidé ainsi, ce que manifestement, malgré votre récente naturalisation, vous ne semblez pas avoir encore bien intégré.
D'ailleurs, dans votre document répertoriant les différents abattoirs pour l'Aïd, vous illustrez parfaitement la difficulté que vous et vos coreligionnaires avez à vous considérer comme des citoyens français à part entière puisque vous adressez vos vœux aux «Musulmans de France» et non pas aux musulmans français
Je vous invite donc, vous et vos coreligionnaires «de France», à vous interroger sur votre rôle dans notre société française, sur votre capacité à adhérer à nos valeurs laïques et démocratiques, et sur votre capacité à pratiquer l'auto-dérision; car décidément, je vous trouve très coincés du turban.
J'attends avec impatience, votre rapport sur les actes Islamophobes que vous avez recensés, et ne manquerai pas de compiler de mon côté, les actes francophobes que je me ferai un plaisir de vous transmettre à mon tour.
Par ailleurs, en cherchant (vainement) vos coordonnées, je tombe à l'instant sur un article du site c.f.c.m.t.v, particulièrement insultant pour les citoyens français.
Je suis très choquée par les relents de xénophobie de cet article dans lequel il est question de la France qualifiée de «république malade et satanisée», de «protection bienveillante d'un pouvoir occulte, «qui trouve toute sa jouissance dans le spectacle du malheur d'une frange indésirée de sa population», de «la France victime de son arrogance et de son orgueil ».
En tant que représentant des musulmans en France, vous seriez bien inspiré de veiller à ce que le pays qui vous accueille, et qui vous a accepté comme citoyen, ne soit pas insulté et traîné dans la boue par votre communauté, car si la loi sur le blasphème n'existe pas, la loi sur la diffamation existe bel et bien.
Je vous prierai donc de faire en sorte, que cet article injurieux soit rectifié, afin de ne pas créer davantage de tensions.
Veuillez agréer, Monsieur Moussaoui, mes salutations définitivement laïques.



mardi 15 janvier 2013

La « Main » de Dieu / La main à couper !

par Mohammed Belmaïzi, 14 /1/2013



Dès l’abord, il faut rappeler un débat crucial du temps d’Al-Amine, fils de Haroun Errachid, qui régna de 809 à 813. Ce Khalif voulait imposer la doctrine du « Coran créé » (de la même nature que ce qui est tangible, où l'esprit humain est sollicité pour l'interprétation) face à la thèse de l’orthodoxie qui veut imposer « le Coran incréé » - (Texte de la même nature que Dieu, où nulle intervention de l'esprit humain n'est possible) ; s’en suit alors une période qu’on appela la Mihna (traduit dans le jargon d’aujourd’hui par «les années de plomb») où le Khalif ne lésinait sur rien pour torturer, assassiner ou faire disparaître. Les orthodoxes feront de même contre les partisans du « Coran créé » après la mort d’Al-Amine...

Rendez-vous manqué! Un Khalif de grande culture, très brillant et libre penseur, n’a pu mener

à bien une réforme prometteuse de l’islam, à travers la notion du « Coran créé ». Notion qui éloigne le Coran de la littéralité dans laquelle les courants dogmatiques ne cessent de l’insérer et de fermer toute tentative de l’effort intellectuel qui ose des interprétations dans le sens des valeurs d’un monde non figé, et qui fatalement bouge et évolue.

L’un des arguments des Mou’tazilites à cette époque, évoquait « la Main de Dieu » dans une myriade de passages du Coran, où il est dit que «la Main de Dieu est au-dessus de leurs mains» (yadou allahi fawqa aydiihim), pour demander, quel sens, alors, donner à cette « Main » ? Les défenseurs de la thèse du «Coran incréé» ne peuvent l’expliquer littéralement. Car Dieu n’engendre point et n’est point engendré. Dieu n’est point de la nature humaine et il ne peut, par conséquent, avoir d’attribut corporel comme la «Main». Donc l’esprit analytique ne peut qu’appuyer la notion métaphorique. Il s’agit bel et bon d’une image recourant à l’épaisseur symbolique de la « main ». Dans ce sens, « leurs mains » dans « au-dessus de leurs mains », s’y prêtent également et sans détour au même symbolisme. C’est qu’il devient clair que la lecture du Coran ne peut être littérale.  

A partir de ce constat, on peut s’interroger si la lecture littérale ne produit pas des déviances dangereuses. Ne commet-elle pas une monstruosité sémantique, pour ne pas dire hérétique, lorsqu’elle s’écarte du sens métaphorique du signe « la main » dans le passage : «Il faut couper la main au voleur» ? D’autant plus que les voleurs se drapent derrière diverses formes. Il y a des voleurs qui détournent les richesses de tout un pays, et qui piquent l’argent des contribuables sans utiliser «la main», un clic et un ordre et voilà que le pillage s’organise majestueusement.

Et dans le même élan métaphorique, le signe « couper » ne peut-il pas jouir de la même dimension symbolique. D’ailleurs, dans le dictionnaire arabe, « lissan Al ‘Arabe », (langage/langue/éloquence des Arabes), les mots jouissent d’une profusion de sens. Une chance à notre disposition pour ouvrir la porte de l’ijtihad (l’effort) et oser des interprétations qui vont dans le sens d’un ordre humain où les aspirations des êtres que nous sommes restent au centre des préoccupations du savoir et de la science. Il faut rappeler que la Maqama, la Séance, genre littéraire comme par hasard à l'aube de la décadence du monde arabo-musulman, a formidablement aboli le Moi suprême du mot... pour brouiller le sens et donner une vision du monde plus adaptée à l'humain.

Hassan Tourabi, le fameux islamiste soudanais et surtout littéraliste, devait assister à une séance où l’on coupe la main d’un voleur… Avant même que la main ne soit tranchée, il s’est évanoui et est tombé par terre ! C’est que ce bonhomme lit et explique le Coran selon un angle incompatible avec la dignité, la liberté, l’égalité et la prospérité.


mercredi 5 décembre 2012

Ibrahim Adnan, un représentant authentique de l'islam des Lumières

 Ibrahim Adnan, voilà un imam qui rejette tout régime basé sur une gouvernance islamique. Voilà l'un des représentants authentiques de l'islam des Lumières... Il faut que partout, l'on condamne et l'on rejette comme une infamie et une ignominie ceux qui prétendent utiliser le Coran et Dieu pour garantir leur arrivée au pouvoir... Tout mouvement islamiste qui aspire au pouvoir, doit être pris comme du fascisme et du totalitarisme!!