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mardi 7 juillet 2015

Les démocrates marocain(e)s appellent à un rassemblement de solidarité avec le peuple Grec en lutte contre les créanciers.




siriza

Réseau Démocratique Marocain
de Solidarité avec les Peuples.
Le Comité de Suivi
appelle à un sit-in !
Le Réseau Démocratique Marocain de Solidarité avec les Peuples appelle l’ensemble des forces démocratiques et militantEs progressistes à participer et contribuer activement au succès du sit-in qui aura lieu mercredi 8 juillet 2015 de 22h30 à 23h devant le parlement à Rabat pour :
  • Marquer la solidarité agissante avec le peuple de Grèce dans son combat contre les dictats de l’Union Européenne, la tyrannie des créanciers, le pillage de ses richesses et son appauvrissement, qui ont été rejetés sans appel par le référendum du 5 juillet
  • Dénoncer les conséquences néfastes de l’endettement et du service de la dette sur le peuple grec et les peuples du tiers monde, dont le Maroc.
PS : le Réseau Démocratique organisera également le Mardi 14 juillet à partir de 21h30 une conférence à Rabat sur les conséquences néfastes de la dette sur la Grèce et sur les peuples du tiers monde dont le Maroc.

samedi 12 avril 2014

Le Maroc pris dans la spirale de l’endettement extérieur







Le ministre marocain des Finances, Mohamed Boussaid, a annoncé, en marge de la rencontre des ministres des Finances des pays arabes qui se déroule en Tunisie, un nouvel endettement extérieur du Maroc qui est contraint en 2014 à un volume global d'emprunt de 2,5 milliards d'euros. 
Cette annonce intervient au lendemain de la «marche nationale de protestation et de défense du pouvoir d'achat, de la dignité, de la liberté et de la justice sociale» qui a mobilisé environ 10 000 personnes dimanche à Casablanca, à l'appel des syndicats. 
Le gouvernement dirigé par les islamistes du Parti de la justice et du développement (PJD) tente de s’en tirer en accusant les syndicats de présenter trop de revendications «dont certaines paraissent irréelles». Pressé par le FMI de supprimer les subventions accordées aux produits de première nécessité, le gouvernement s’est engagé à réduire le coût de la caisse de compensation qui subventionne ces produits. Les syndicats refusent cette démarche qui vise également le système des retraites et l’emploi dans la fonction publique. 
Dans un contexte social détérioré – près de la moitié de la population au Maroc ne bénéficie pas de la couverture médicale de base – et poussé vers l’impasse par des finances publiques dans un état critique et des prévisions de recettes extérieures incertaines, le gouvernement au lieu d’aller chercher l’argent là où il se trouve, en augmentant les impôts sur les hauts revenus, a choisi de s’endetter, enfonçant encore plus le Maroc dans la dépendance à l’égard des bailleurs de fonds internationaux.
Lina S.
Algériepatriotique, 09/04/2014

samedi 26 janvier 2013

ATTAC MAROC dénonce l’offensive répressive généralisée

                                                                                                      

ATTAC CADTM MAROC                                                                                                                   



Communiqué

ATTAC MAROC dénonce l’offensive répressive généralisée


Dans ce début de l’année 2013, on assiste au Maroc à une escalade de la répression contre toutes les formes de protestations sociales.

Ceci se manifeste par des interventions sauvages contre les manifestations et sit-in, l’incarcération et les poursuites judiciaires contre des militants actifs, des intimidations de toutes sortes à leur encontre. L’Etat essaye d’instaurer un climat de terreur et de criminaliser les résistances. Parmi elles, celles du  Mouvement du 20 février (M20F) qui réclame démocratie et justice sociale, les luttes syndicales pour la défense des acquis dans le secteur public (enseignement, santé, justice, …) et privé (mines, textile, hôtellerie,  agriculture,…), les diplômés chômeurs pour leur droit au travail (leurs actions quotidiennes  se poursuivent à Rabat malgré la répression féroce). Les contestations pour défendre les services publics, le droit au logement et contre la cherté de la vie dans les villes subissent le même sort. Dans les zones rurales, les populations réclament des infrastructures de base qui manquent terriblement dans les régions enclavées. Les femmes victimes des effets désastreux du système du micro-crédit et les migrants subsahariens subissant la répression des autorités et le racisme sont également mobilisés et subissent également répression, incarcérations et procès iniques.

L’ensemble de ces mobilisations reflète l’échec des politiques néolibérales et l’offensive répressive de l’Etat montre sa détermination à faire supporter le fardeau de la crise aux masses populaires, sans hésiter à bafouer la liberté d’expression et d’opinion  et les droits humains.



Faillite des choix néolibéraux dans un contexte de crise mondiale du capitalisme

 La crise mondiale a accentué l’échec des choix néolibéraux dictés par les Institutions financières et commerciales internationales. La dépendance de notre pays envers les grandes puissances est le symptôme de cet échec. En effet, la valeur de nos exportations ne couvre que 47% de nos importations. L’année 2012 s’est terminée  avec un déficit commercial de 200 milliards de DH (24% du PIB). Les politiques d’ouverture visant à attirer les investissements directs étrangers (IDE) et les Accords de libre-échange détruisent le tissu productif national déjà faible, entraînent des licenciements et des pressions sur les salaires et réduisent les recettes douanières. La privatisation des grandes entreprises publiques rentables et la délégation de la gestion des services publics au capital privé contribuent à la sortie des devises sous forme de dividendes. Résultat : les finances publiques sont asséchées et l’Etat se tourne vers un  recours récurrent à la dette.



Spirale de l’endettement et austérité

La dette publique (interne et externe) du Maroc a atteint 583 milliards de DH (environ 70% du PIB) en septembre 2012. Son service est de 108 milliards de DH. Si l’on compare  le poids annuel de la dette avec le budget de l’Education (51 milliards de DH), la Santé (12 milliards de DH) ou les investissements publics (59 milliards de DH), on se rend à l’évidence qu’aucun développement économique ou humain n’est possible sans l’annulation de la dette. Et c’est bien notre revendication.

Hélas, l’Etat fait entrer notre pays de  plain-pied dans la spirale infernale de l’endettement. L’emprunt de 1 milliards d’euros en 2010 et de 1,5 milliards de dollars en décembre 2012 confirme cette tendance. Pendant ce temps, le FMI, grâce à sa nouvelle Ligne de précaution et de liquidité (LPL) dotée de 6,2 milliards de dollars, nous a fixés les termes du plan d’austérité à suivre. Au menu : gel des salaires, baisse de la dépense publique dans les secteurs sociaux, démantèlement du système de subventions des produits de base et du  système des retraites.

Ce sont donc les masses populaires qui payeront la crise. Les impôts représentent plus de 63% des recettes de l’Etat dans la Loi de finances de 2013 et seront supportés essentiellement par les consommateurs et les salariés, tandis que la participation des entreprises privées et des ménages riches restera faible, car elles bénéficient d’exonérations fiscales, de subventions et  d’un accès au foncier à des prix dérisoires. 

L’Etat essaye d’anticiper sur les résistances populaires et ouvrières qui se développent sur tous les fronts par une répression féroce, et un acharnement sur toutes les structures combatives organisées  ou non organisées: M20F, syndicats, associations des diplômés chômeurs, défenseurs Droits de l’Homme, victimes du système du micro-crédit, les militant-e-s d’ATTAC, etc. 


Dans ce contexte, notre association ATTAC CADTM Maroc :

-        Condamne fermement cette vague de répression, et exprime toute sa solidarité avec ses victimes

-        Exige la libération de tous les prisonniers politiques et apporte sa solidarité à leurs familles

-        Appelle à une rupture radicale avec les choix néolibéraux en cours afin d’atteindre un vrai développement économique et social centré sur la satisfaction des besoins essentiels des classes populaires et de garantir notre souveraineté alimentaire

-        Renouvelle sa revendication d’annuler la dette publique marocaine. Une décision qui permettra de dégager des ressources conséquentes pour les injecter dans les secteurs sociaux et de se libérer de la dépendance à l’égard des puissances impérialistes et récupérer notre souveraineté.

Secrétariat National.

 Rabat le 15 janvier 2013



                                                                                     

jeudi 3 janvier 2013

Le Maroc augmente sa dette

Par Gérard Tur

La Maroc s'endette pour améliorer ses infrastructures (photo GTur.)                          Le Maroc s'endette pour améliorer ses infrastructures (photo GTur.)
MAROC. Fin septembre 2012, l’encours de la dette extérieure publique du Maroc frôlait les 200 milliards de dirhams (18 mrds €). Un chiffre en croissance de 3,4% par rapport à fin 2011, mais qui reste faible par rapport à l'endettement des pays de la rive nord de la Méditerranée.

Le ministère marocain de économie et des Finances explique ce dérapage par une détérioration de la situation financière des établissements du secteur public consécutive à d'importants investissements. Les grandes institutions internationales de type Banque Européenne d'Investissement ou Banque Mondiale détiennent d'ailleurs près de 52% de la dette marocaine.
 
Dans le même temps, le Maroc voit son déficit du commerce extérieur se creuser de 11,8% (-183,14 milliards de dirhams soit 16,42 mrds € ) et ses avoirs extérieurs reculer de 23,9% . Crise oblige, les transferts de marocains vivant à l'étranger baissent également.
 
Le Maroc ne disposerait plus que d'un montant de réserves de change égal à quatre mois d'importations.