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samedi 9 juillet 2016

La ville de Sebta veut restreindre l’accès aux Marocains




©DR©DR
Les habitants de Sebta n’en peuvent plus. En effet, le délégué du gouvernement dans leur ville, Nicolas Fernandez Cucurull, a annoncé qu’il fallait restreindre l’accès aux Marocains recensés dans la région de Tétouan.
« La capacité d’absorption de Sebta n’est pas infinie et nous parlons d’un million de personnes de l’autre côté de la frontière qui peuvent accéder à la ville sans visa. Ce trafic serait difficile à gérer, même avec la meilleure des infrastructures », a déclaré Nicolas Fernandez Cucurull aux médias espagnols.
D’après eldiario.es, plus de 15.000 véhicules et 25.000 personnes circulent librement dans la ville de Sebta et le nombre de Marocains qui transporteraient des marchandises espagnoles au Maroc aurait augmenté de manière «exponentielle».

mardi 24 mai 2016

Le projet de l’extension de la déchéance de nationalité pas définitivement enterré ?


Société 
Par Ibrahima Bayo, 23/05/2016 
 

France: Plusieurs Marocains déchus de la nationalité devant le Conseil d’État

 

Le projet de l’extension de la déchéance de nationalité avait été définitivement enterré après plusieurs mois de débats houleux. Le président français avait lui-même reconnu l’inutilité du texte que lui et une partie de son gouvernement défendaient  becs et ongles.
Cela n’empêche pas la déchéance d’être appliquée.  

Après avoir été sommés de rendre leurs papiers français en février dernier, 4 Franco-Marocains et 1 Franco-Turc avaient saisi le Conseil d’Etat pour demander la suspension de leur déchéance de nationalité décidée en octobre 2015 par le ministre français de l’Intérieur Bernard Cazeneuve. Selon la BFMTV qui les a interviewés, 3 mois après avoir rendu leurs papiers et un peu plus d’un mois après la renonciation à l’extension de la déchéance de nationalité, leur contestation est encore plus vive.

vendredi 15 août 2014

▷▷▷ 70e anniversaire du Débarquement en Provence


► Ils étaient des milliers à venir d'Algérie, du Maroc ou encore du Sénégal pour combattre aux côtés des Français.
► 70 ans après, les tirailleurs africains sont enfin traités comme des vétérans français.


▷▷▷ 70e anniversaire du Débarquement en Provence

► Ils étaient des milliers à venir d'Algérie, du Maroc ou encore du Sénégal pour combattre aux côtés des Français.

► 70 ans après, les tirailleurs africains sont enfin traités comme des vétérans français. 

►http://bit.ly/tirailleurs

samedi 9 août 2014

L'enfer des Marocains de Libye


Par Ziad Alami



Marocains de Lybie
© Copyright : DR

Kiosque360. Entre fournaise estivale, feux croisés des milices rivales et clouage au sol des avions à Tripoli et Benghazi, les Marocains de Libye ne savent plus à quel saint se vouer.
Un quotidien digne d’un film d’horreur. C’est ce que laissent percevoir les témoignages poignants recueillis par les titres nationaux auprès des Marocains de Libye, déchirés entre la sinistre probabilité de perdre la vie et l’espoir d’un improbable retour à la mère patrie. "J’ai affronté la mort à plusieurs reprises en essayant de retourner dans mon pays ; à la première tentative, on a pointé une Kalachnikov sur ma tête, en me menaçant de me faire sauter la cervelle si je ne leur cédais ma petite fortune gagnée à la sueur de mon front", raconte Ayoub, un jeune rescapé de l’enfer libyen, cité par le quotidien Assabah. "Alors que je voulais simplement récupérer mon passeport auprès de la société où je prenais du service, mal m’en prit quand, le ton menaçant, un milicien, le poing sur la gâchette, m’ordonne de lui donner tout mon argent", enchaîne le rescapé, une larme dans la voix. 

 Mais passons, car si Ayoub l'a échappé belle, plusieurs centaines de ses compatriotes sont toujours pris au piège de la guerre "si vile" en Libye. Selon Assabah, pas moins de 1.500 concitoyens assiégeraient actuellement l’ambassade du Maroc à Tripoli, dans l’espoir de la voir rouvrir ses portes et honorer sa promesse d’assurer leur rapatriement. La surdité à leur appel au secours revient en tout cas comme un leitmotiv à la bouche des témoins, frustrés quant à une inaction présumée des services consulaires.

Las, certains d’entre eux auraient pris leur "destin" en main en intervenant auprès de spéculateurs interlopes sur le marché noir des billets d’avion. "Des dizaines de Marocains de Libye victimes d’un acte d’escroquerie de la part d’une compagnie aérienne fictive", titre le quotidien Akhbar Al Yaoum. "Une compagnie aérienne fictive a profité du calvaire des Marocains résidant en Libye pour les escroquer", rapporte le quotidien arabophone, sur la foi d’un témoignage recueilli au téléphone auprès d’un Marocain se trouvant à Tripoli. "Face au chaos et à la psychose de rester bloqués en Libye, bien des Marocains ont payé rubis sur l’ongle les frais de leur retour par voie aérienne", explique "Akhbar Al Yaoum. Mais quelle ne fut leur surprise quand, à l’aéroport, "ils ne trouvèrent pas trace de l’avion qui devait les transporter !", s’exclame le quotidien arabophone, déplorant l’instrumentalisation de la souffrance des Marocains de Libye livrés en proie à des gens sans foi ni loi.

Face à cette souffrance, surgit la question : à qui incomberait la responsabilité ? "Marocains bloqués en Libye alors que les ministères de tutelle restent hors zone de couverture", titre le quotidien Al Akhbar, renvoyant dos à dos et le ministère des Affaires étrangères et de la coopération et le Département chargé des Marocains du Monde. "Dans un nouveau développement dans l’affaire des Marocains restés bloqués aux frontières tuniso-libyennes, nous apprenons que nombre d’entre eux ont été interdits d’accès à la Tunisie", révèle "Al Akhbar, en déplorant la manière avec laquelle les autorités tunisiennes se seraient comportés avec nos compatriotes. Ces autorités voulaient s’assurer que nos concitoyens veuillent bien retourner dans leur propre pays, en exigeant d'eux de payer les frais de retour dans leur mère patrie. Franchement …

 http://le360.ma/fr/societe/lenfer-des-marocains-de-libye-19509






vendredi 28 mars 2014

Maroc : le roi tremble

26/3/2014

(extraits)

Face à la résistance héroïque du peuple du Sahara Occidental, le roi  multiplie les faux gestes dans l’espoir de repousser l’inévitable échéance de l’élargissement des prérogatives de la MINURSO aux droits de l’homme.
Plus le mois d’avril approche, plus la diarrhée royale s'aggrave. Le voilà annonçant la réduction des prérogatives des tribunaux militaires qualifiée par l’Association des amis de la RASD de « nouvelle opération de communication » dans le but de tromper la communauté internationale avec des initiatives mensongères.
L’état d’esprit au palais royal est contagieux. Même les blogueurs qui se disent des opposant au Makhzen, tel que Ibn Kafka, Larbi, Ali Anouzla et des centaines de Marocains critiques envers le régime marocain, sont envahis par un état de dépression à cause des succès accumulés par les Sahraouis et par Aminatou Haidar, en particulier. 
Je serais tenté de soulager leur douleur en leur offrant des mouchoirs pour sécher leurs larmes qu’ils partagent avec le palais royal pour pleurnicher leur défaite causée par le petit peuple sahraoui qu’ils méprisent et qu’ils haïssent.
L’histoire retiendra la lâcheté de ce roi qui n’hésite pas à s’en prendre à un peuple qui a combattu le colonialisme espagnol avec bravoure. Les pires exactions sont commises dans les territoires occupés du Sahara Occidental dans le but d’affirmer l’occupation de l’ex-colonie espagnole et ainsi offrir ses richesses aux locataires de l’Elysée en échange d’un soutien pour garantir la pérennité de cette occupation illégale et de la dynastie alaouite.
L’histoire retiendra aussi la lâcheté des intellectuels marocains qui même après 40 ans de conflit avec le peuple sahraoui continuent à soutenir les thèses d’un régime sanguinaire ennemi des peuples marocain et sahraoui. 
Si les Marocains ont capitulé lors des événements du Printemps Arabe, le courage des Sahraouis n’a pas bougé d’un iota face à la répression marocaine et les actes de résistance ne font que s’accroître pour revendiquer les droits légitimes du peuple sahraoui à l’autodétermination et à l’indépendance, en signe de rejet total de cette occupation que le Maroc tente de légitimer soutenu par la France et par un peuple de paumés.
http://plan-paix-onu.blogspot.fr/2014/03/maroc-le-roi-tremble.html »



PETITION

dimanche 23 janvier 2011

Nous sommes tous des Tunisiens !

Plaidoyer
Par Fouad Abdelmoumni, 22/1/2011

La question majeure qui taraude les élites, la rue et les dirigeants marocains depuis la fuite de Ben Ali est : « Ce qui s’est passé en Tunisie est-il envisageable au Maroc ? ». Avec espoir ou effroi, ils pèsent les ressemblances et les différences pour, espérons-le, ajuster leurs cadres de prédiction et leurs options d’action stratégique.
Nous sommes comme eux !
Notre culture, nos institutions et nos élites, comme les leurs, ont été dévoyées, et notre système politico-économique a été verrouillé et mis au service d’une infime oligarchie dominante. 
Nous sommes aussi peu confiants dans nos capacités de changement lourd et aussi pacifistes qu’ils l’ont été, mais nous sommes autant qu’eux en demande insistante et persévérante de reconnaissance de notre dignité et de respect de nos droits et libertés.
Nous sommes comme eux en héritage : nous avons réussi notre mutation démographique mais nous ne sommes toujours pas sortis de la culture patriarcale. Nous sommes amazighs, arabes, musulmans, juifs, africains et méditerranéens, et nous n’avons pas encore digéré notre richesse et notre unicité. Nous avons subi des vagues de colonisations et retenu beaucoup de beaux butins de guerre, dont l’héritage de Voltaire et de Rousseau ne sont pas des moindres.
Nous sommes comme eux en économie : nous n’avons pas de pétrole, pas de richesses naturelles majeures. Nous avons adopté le choix d’intégration à l’Occident, en comptant beaucoup sur le tourisme et les financements étrangers. Nous subissons une prédation systématisée des richesses nationales et une éviction de la compétition au profit des intérêts liés à la monarchie ou prétendus tels.
Nous sommes comme eux en dévoiement des institutions : nous prétendons à l’Etat de droit, au libéralisme et à la démocratie, et nous avons un régime politique ultra personnalisé. Nous avons grandi à l’ombre du Père protecteur, dominateur et castrateur, que nous avons remis en cause par notre discours sur la démocratie, sans le déboulonner dans nos têtes, nos institutions et nos pratiques. Notre justice est aussi influençable et inefficace que la leur, et notre Parlement aussi fantoche.
Nous sommes comme eux en politique : nos élites ont aussi été avilies par un pouvoir cynique qui a fait le vide des alternatives, pour prétendre que ne reste que lui ou le chaos. Comme chez eux, la censure s’exerce chez nous contre les prétendus hérétiques, nihilistes, envieux et autres ennemis de la patrie. Nous avons peur de diverger ou simplement de nous exprimer, nos journaux indépendants disparaissent ou vivent sous la menace, et nos capitaines d’industrie ont été matés par l’instrumentalisation de la justice et de l’administration fiscale.
Nous sommes comme eux en idéologie : notre jeunesse est aussi désabusée après avoir tâté les modes « panarabistes », nationalistes, socialistes et islamistes. Comme eux, on nous a souvent servi le cliché de « Regardez autour de vous : vous ne pouvez prétendre à beaucoup mieux lorsque vous appartenez au même monde que la Lybie et l’Arabie Saoudite ». Comme eux, nous avons subi un matraquage médiatique systématique, un discours phénoménal d’autosatisfaction et de congratulation des dirigeants pour tout et n’importe quoi. Comme pour eux, le formatage des esprits a mis a contribution les média publics et les copains et les coquins, nationaux et étrangers.
Nous sommes comme eux en tensions et agitations sociales : nous avons aussi eu nos émeutes de la faim, et nos mouvements de masse ont subi une répression féroce. Comme eux, le flambeau de nos résistances a été porté par les partis majeurs, puis par les groupes universitaires, puis par les militants associatifs, dans les capitales et puis par les populations des laissés pour compte aux marges de la nation. Nous avons aussi eu, dans tous les milieux, nos veilleurs de la dignité, que ce soit parmi les opposants de toujours, la jeune garde intellectuelle, les militants des associations et des quartiers, les journalistes indépendants, les activistes des droits humains, etc.

Nous sommes différents mais….
Évidemment, nous ne sommes pas une copie conforme de la Tunisie, sans que cela remette en cause l’adhésion au même modèle. Nous n’avons pas aussi sérieusement qu’eux avancé dans l’alphabétisation et le statut de la femme, mais nous baignons tout autant notre jeunesse dans le chômage et la frustration. Chez nous, l’absolutisme est inscrit dans la Constitution et les pratiques, mais nos marges de libertés sont nettement plus réelles que les leurs depuis au moins le milieu des années 90. Nous sommes moins qu’eux un État policier primaire, mais nos élites civiles et militaires sont perçues comme étant plus corrompues et plus impliquées dans les crimes d’Etat accumulés au fil de l’histoire.
Nous sommes plus qu’eux en situation de tension avec notre voisinage, et nous diluons beaucoup plus qu’eux notre potentiel dans le conflit du Sahara, l’effort militaire, la corruption massive, les dépenses de prestige et les confrontations plus ou moins feutrées avec l’Algérie et l’Espagne. Plus qu’eux, nous continuons de souffrir de la pauvreté, de la marginalisation, du chômage et de la fracture sociale, mais sur la dernière décennie, nous n’avons pas une impression de régression aussi sévère que la leur…
Alors…
Constatons que la prétention d’absence d’alternative à l’Etat intégriste autre que la dictature de Ben Ali s’est avérée une grosse et veule manipulation qui ne visait qu’à servir les intérêts des potentats locaux et leurs affidés occidentaux.
Gageons que les barons des « pays amis » et des instances internationales auront dorénavant plus de retenue dans leurs déclarations à l’égard de nos dirigeants et feront preuve de plus de rigueur dans leurs actions.
Espérons que nos intellectuels et politiques s’imposeront plus de dignité, en tirant la leçon de ce qui arrive à nombre de leaders d’opinion tunisiens, qui ont signé il y a quelques jours ou semaines une supplique à Ben Ali pour une nouvelle candidature en 2014. Aujourd’hui, ils allèguent qu’ils y étaient contraints et forcés par la dictature…
Cessons de prétendre que le Maroc est à l’abri des coups de tonnerre de l’histoire et œuvrons à ce que nos décideurs précèdent et évitent la déferlante, en instaurant une monarchie parlementaire dans laquelle l’ensemble des responsables seraient éligibles, responsables et révocables et où chacun des pouvoirs disposerait d’une réelle indépendance.
Poussons pour l’installation d’un véritable État de droit démocratique, moderne, solidaire, porteur de progrès et d’équité, débarrassé des scories moyenâgeuses.
Osons le développement par la levée des hypothèques et du coût prohibitif du Sahara, de la corruption, de la répression, de la manipulation, du militarisme, du non Maghreb...
Et arrêtons de prétendre que l’absolutisme est le seul horizon que le Maroc et l’ensemble du monde arabe puissent espérer.
Les révolutions telles qu’on les aime…
Les révolutions inquiètent par leur coût humain et leurs errements et excès. La tunisienne, sans avoir été une partie de plaisir, demeure une expérience tout à fait séduisante parce qu’elle a eu :
1 - Des gens du peuple pour symboles et pour leaders.
2 - Un souffle long et une détermination inébranlable.
3 - La conviction, la volonté et la rue pour seules armes.
4 - Un prix en vies humaines réduit au minimum.
5 - Une tendance à la normalisation rapide de la vie courante, sans remettre en cause le droit du peuple à s’exprimer et à manifester.
6 - Une contribution majeure des mouvements sociaux, des femmes, des intellectuels et des droits humains.
7 - Un processus de changement profond, graduel, cumulatif et intelligent.
8 - La découverte et le partage de l’information sur les compromissions des uns et les sacrifices des autres.
9 - Une capacité à unifier les révolutionnaires, à rallier les indécis, à neutraliser les pleutres d’hier et à mettre à l’index les criminels.
10 - L’acquis devenu intangible de la totale liberté d’expression pour toutes.
11 - Un cap assumé sur la démocratie (qui inclut les droits des minorités), l’égalité (notamment entre les femmes et les hommes) et les libertés (dont celle de conscience).
12 - Et un triptyque gagnant : Neutraliser les tortionnaires et les prédateurs, récupérer les libertés et biens spoliés, garantir la sécurité et le droit à la parole aux citoyens.