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mercredi 6 janvier 2010

Clôture de la Marche de la Liberté pour Gaza


Par Claude Léostic, Afps, 3/1/2010
Après une semaine de démarches et demandes infructueuses auprès des autorités égyptiennes pour que la Marche puisse aller à Gaza, les dernières actions des Marcheurs ont eu lieu le 1er janvier au Caire.
Des initiatives menées tous les jours aux cris de « Free Gaza » ont affirmé la détermination des Marcheurs à demander la levée du siège et la fin de l’impunité des criminels de guerre israéliens.
Manifestation auprès du Nil, rassemblement en soutien à la grève de la faim menée en solidarité avec Gaza, veillées aux bougies, rassemblements en solidarité avec les journalistes et juristes égyptiens qui soutiennent Gaza et d’autres initiatives encore, les Marcheurs se sont retrouvés par centaines chaque jour. Les associations de la coordination européenne (ECCP) ont réussi à quitter le Caire à bord de 5 bus avant d’être bloqués à 8O km sur la route vers Gaza.
Dans une unique ouverture qui a permis finalement aux autorités égyptiennes de se dédouaner à bon compte, sur pression de l’ambassade des Etats-Unis, quelques 80 personnes, principalement américaines, ont été autorisées à se rendre à Gaza dans une démarche humanitaire qui n’était absolument pas l’objectif de la Marche. Ils ont néanmoins pu se joindre aux Palestiniens qui ont manifesté à Gaza le 31 décembre.
Côté israélien quelque 2000 manifestants, pacifistes israéliens, Palestiniens d’Israël et Internationaux ont aussi marché jusqu’au point de passage d’Erez pour exiger la levée du blocus et de l’occupation.
Pour les Marcheurs coincés au Caire, parallèlement aux actions organisées par le Comité de pilotage de la Marche ou des délégations spécifiques, les réunions et démarches se sont aussi succédé, entre nous et auprès de diverses instances, dont nos ambassades et l’Union européenne, et les représentants de l’Autorité palestinienne, pour ce qui est de délégations européennes.
Nous avons demandé de façon réitérée que nos représentants en Egypte appuient de tout leur poids notre demande d’aller à Gaza auprès des autorités égyptiennes, qu’ils obtiennent pour les 1400 marcheurs qui avaient pour seul objectif de marcher à Gaza dont la seule porte d’entrée était l’Egypte, le droit –universel – de se déplacer et de se réunir. Et à tout le moins que les délégations européennes puissent aussi se rendre à Gaza, dans une démarche en accord avec les principes de la Marche. Les réponses dilatoires se sont succédé jusqu’au premier janvier.
C’est donc par trois actions séparées mais animées par une volonté commune que la Marche s’est clôturée hier : rassemblement de quelques centaines de personnes devant l’ambassade d’Israël, présence de quelques dizaines d’Européens devant les locaux de l’Union européenne en appui à la délégation qui y présentait nos requêtes (d’appui soutenu et d’action) et nos reproches (que les promesses diverses n’aient été que verbales) et enfin, à 18h, rassemblement à l’initiative des organisateurs de la Marche. Sur une place près du musée du Caire, des centaines de Marcheurs ont fait état de leurs perceptions de cette initiative qui a su rassembler des personnes de 42 pays, de culture politique et pratiques militantes différentes.
Les Marcheurs ont exprimé, bien au-delà de leur frustration de s’être vu interdire d’aller à Gaza, leur détermination renforcée à faire primer le droit des peuples. Toutes nations, couleurs et cultures confondues, nous avons dit qu’ensemble nous allions continuer ce que cette Marche a entamé, un engagement citoyen international pour la justice qui renforcera nos actions et campagnes politiques dans nos pays respectifs.
Cette Marche avortée reste un succès car elle a permis, dans un grand élan collectif de solidarité internationale, de faire savoir au monde l’injustice coloniale qui veut faire plier Gaza et qu’elle témoigne de la détermination des citoyens du monde à faire prévaloir le droit sur la force brutale de l’occupation.
Source Cyber@cteurs

vendredi 1 janvier 2010

Décès de Marie-Renée Le Grand

Communiqué de l’AFP, 31/12/2009


Notre très chère amie Marie-Renée Le Grand, dirigeante nationale de notre association – Association France Palestine Solidarité – est décédée de mort naturelle le 31 décembre 2009 au Caire.

Elle a ainsi effectué son dernier voyage pour Gaza, militante active et déterminée qu’elle était pour la paix au Proche-Orient.
Nous lui rendrons en France l’hommage qui lui revient.
Sans attendre nous voulons exprimer à son mari Jean-Loup, présent lui aussi au Caire pour la Marche de la liberté, ainsi qu’à sa famille, notre profonde tristesse et les assurer de toute notre affection.
Jean-Claude Lefort Président de l’AFPS

Communiqué
Que Gaza ait été son dernier voyage est pour nous symbolique de l’engagement d’une vie.
Marie-Renée Le Grand, notre amie, notre camarade, vient de mourir au Caire.
Elle y était arrivée, aux côtés des militants AFPS de la marche de la liberté, déterminée à briser le blocus de Gaza. Elle est brutalement décédée d’un arrêt cardiaque le 31 décembre.
Marie-Renée, nous l’avons connue à Angers en 2001 dès les débuts du groupe local de l’AFPS. Elle faisait partie de celles et de ceux chez qui jamais ne s’émousse la capacité de révolte et avait donc tout naturellement pris sa place dans le combat pour la Palestine. En la voyant, on était immédiatement frappé par l’énergie, la détermination de son regard.
Toujours disponible pour une intervention militante, elle était allée à plusieurs reprises en mission dans les territoires palestiniens et notamment à Jénine, sous couvre-feu en octobre 2002. Refoulée sans explication, après une nuit de rétention à l’aéroport de Tel-Aviv en 2003, elle enrageait de ne pouvoir désormais y retourner et s’était tout naturellement retrouvée dans la marche pour la liberté
Membre du Conseil National de l’AFPS,et du BN jusqu’à notre dernier congrès, elle avait à sa retraite quitté l’Anjou et son investissement professionnel dans le monde de la psychiatrie pour rejoindre la Bretagne où elle avait jadis partagé les combats du monde paysan.
Que Gaza ait été son dernier voyage est pour nous symbolique de l’engagement d’une vie.
A Jean-Loup Septier son compagnon, ses enfants et tous ses proches, nous adressons toute notre sympathie. Qu’ils sachent que nous partageons leur épreuve.
Jean-Paul Roche pour l’AFPS

mardi 29 décembre 2009

Palestine : Marche pour la liberté, liberté pour la marche !

Par  AFPS, Paris,  28/12/2009
Depuis maintenant quarante-huit heures, nous sommes au Caire où, de discussions en discussions, les 1400 participants à la marche pour la liberté pour Gaza – 1400 comme les 1400 victimes gazaouies de l’offensive israélienne d’il y a un an – n’ont toujours pas l’autorisation de se rendre à Gaza.
Deux arguments – irrecevables – sont avancés par les autorités :
Les Marcheurs s’ingéreraient dans les affaires intérieures égyptiennes. C’est doublement faux. D’abord, nous n’avons jamais mis en cause les autorités égyptiennes. Nous avons, au contraire, travaillé avec elles en leur donnant toutes les informations qu’elles souhaitaient - jusqu’à nos numéros de chambres !
Selon nous, la liberté d’aller et venir, de circuler où bon nous semble est une liberté fondamentale de l’être humain. Mais elle ne s’applique pas à la population de Gaza, soumise à un blocus illégal et inhumain. Raison de plus pour qu’elle s’applique aux Marcheurs venus de quarante-deux pays – dont la France – qui doivent bénéficier de ce droit fondamental. En le leur refusant, ce sont les autorités égyptiennes qui s’ingèrent dans la liberté des Marcheurs.
Deuxième argument : si les Marcheurs passaient à Gaza, ce serait nuisible à la sécurité égyptienne. On a beau chercher le sens de ce raisonnement, il ne tient pas. Les 1400 Marcheurs peuvent entrer à Gaza et en sortir sans que cela ne pose le moindre problème. Si le feu vert était donné – lequel procède évidemment d’une décision politique –, nous sommes tous assez responsables pour ne prêter le flanc à aucune manœuvre, d’où qu’elle vienne. Notre interlocuteur à Gaza est le Palestinian Center for Human Rights, dont chacun connaît le sérieux. En quoi l’entrée et la sortie des Marcheurs mettraient-elles en cause la sécurité égyptienne ? Cette objection n’est donc pas fondée.
Nous sommes porteurs d’une double exigence : la levée du blocus illégal qui a transformé Gaza en prison et en mouroir à ciel ouvert depuis deux ans et demi, et la fin de l’impunité dont jouissent les autorités israéliennes. C’est l’objet unique de cette marche et la raison pour laquelle nous venons exprimer notre solidarité aux Gazaouis. Nous sommes porteurs du droit international, des valeurs mêmes qui fondent l’Humanité… Voilà pourquoi nous attendons des autorités égyptiennes qu’elles prennent la décision politique de nous laisser passer à Gaza.
J’ajoute que les autorités françaises ou européennes ont une lourde responsabilité dans cette situation pour n’avoir pas – à notre connaissance – effectué les démarches nécessaires auprès des responsables égyptiens. C’est la première chose à faire : exiger une intervention adaptée de nos pouvoirs publics en direction des autorités du Caire. La seconde remarque à méditer est la suivante : si, par absurde les autorités égyptiennes s’entêtaient, elles se placeraient dans une situation des plus paradoxales. En effet, alors qu’Israël est bien le principal responsable du blocus de Gaza, voilà qu’aux yeux de l’opinion publique, cette responsabilité se déplacerait vers d’autres, qui sont pourtant à la tête d’un pays qui, l’an dernier, a manifesté avec force et massivement sa solidarité avec les Palestiniens. En maintenant leur interdiction, les autorités égyptiennes créeraient elles-mêmes les conditions d’un déplacement du débat dans leur propre société – ce que nous nous sommes toujours refusé à faire. Par ricochet, ce sont elles qui provoqueraient l’immixtion, qu’elles dénoncent.
ll est temps que la raison l’emporte sur un certain aveuglement : qu’on laisse marcher les citoyens venus du monde entier dire, sur place et pacifiquement, leur solidarité avec le peuple de Gaza.

Le 28 décembre Nous apprenons a l'instant des militants de l'afps sur place en Egypte, venus participer a la marche pour la liberté, pour la levée du siège israélien de Gaza et la fin de l'impunité d'Israël qu'une rencontre est prévue avec l'ambassadeur de Palestine en Egypte. Il s'agit de lui transmettre la démarche des marcheurs, et de lui demander de s'en faire l'interprète auprès des Autorités égyptiennes.
Les marcheurs pour la liberté doivent pouvoir se rendre a gaza.
Jean-Claude Lefort, 29/12/12h45

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Et aussi : signer et faire signer info marche : http://www.urgence-gaza.net
La pétition a récolté plus de 2000 signatures en une journée : c'est exceptionnel mais il faut plus.