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samedi 21 décembre 2013

EPR-Flamanville: EDF se voit ordonner d'arrêter le chantier


Par Pascale Pascariello, 16/12/2013

L'autorité de sûreté nucléaire a découvert de graves dysfonctionnements sur une machine au sein du bâtiment du futur réacteur nucléaire. Sommée de réagir, EDF a fait la sourde oreille. Jusqu'à ce que le ministère du travail lui ordonne d'agir en toute urgence le 13 décembre, selon des documents publiés par Mediapart.

Le danger est réel au cœur de l’EPR de Flamanville et EDF l’a sciemment ignoré. Selon des informations recueillies par Mediapart, EDF a ignoré des rappels à l’ordre délivrés par l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) concernant ses installations. À tel point que le vendredi 13 décembre, c’est le ministère du travail qui a dû officiellement mettre en demeure l’électricien de prendre sans plus attendre « toutes les mesures utiles pour remédier à une situation dangereuse » pour les salariés. Cette fois, EDF va devoir s’exécuter. Autant dire que les retards et les surcoûts vont encore s’accumuler sur ce chantier pharaonique.
Initialement, le nouveau réacteur nucléaire devait être prêt en 2012 et coûter 3,3 milliards. Aux dernières nouvelles, le projet avait été reporté à 2016 pour une somme de 8,5 milliards d’euros. Mais c’était sans compter sur ces nouvelles déconvenues : l’autorité de sûreté nucléaire a recensé 15 non-conformités sur une machine centrale du chantier. Et la société Socotec, accréditée par EDF pour une vérification de cette même machine, en a relevé 43 !
La découverte a été faite cet automne. Le 16 octobre dernier, une pièce du chariot du pont polaire installé à l’intérieur du bâtiment du réacteur casse et fait une chute de plus de 20 mètres. Par miracle, aucun salarié n’est blessé. Mais après cet incident, l’ASN décide de procéder le 25 octobre au contrôle de ce pont polaire (voir photo ci-dessous), une machine essentielle à l’installation des équipements, qui servira au déplacement des pièces du réacteur, et dont la moindre défaillance peut avoir des conséquences sur la sûreté nucléaire et la sécurité des travailleurs.
Selon le rapport d'inspection que nous avons pu consulter, l’ASN découvre qu’EDF a ajouté deux chariots provisoires sur ce pont pour permettre de lever des charges importantes tels que le générateur de vapeur (560 tonnes). Mais que ces chariots temporaires ne sont pas compatibles avec celui déjà présent. Il peut donc y avoir collision des chariots alors même qu’ils transportent des masses de plus de 500 tonnes. Pire : il n’existe aucun dispositif d’arrêt d’urgence !
Le 12 décembre, le constat des inspecteurs, que Mediapart a pu se procurer, est alarmant : « Le contrôle de la conformité de cet équipement fait apparaître de nombreuses non-conformités qu’EDF n’entend pas lever avant d’utiliser l’équipement » malgré les courriers reçus de l’ASN le 8 novembre et l’alerte de la Socotec le 25 novembre. Le premier électricien de France s’apprêtait même à utiliser cette machine ce lundi 18 décembre pour mettre en place la cuve du réacteur mettant ainsi en danger les salariés et les installations.
L’ASN a donc dû saisir le ministère du travail en toute urgence pour mettre en demeure in extremis l’électricien et faire respecter les principes généraux de prévention. Une première sur le chantier de l’EPR.

vendredi 17 décembre 2010

Voyage de Nicolas Sarkozy en Inde : la population dit non à l’EPR !

Par Greenpeace,5/12/2010
Au premier jour de la visite de Nicolas Sarkozy en Inde, des milliers de manifestants se sont rassemblés samedi sur le site choisi pour l’installation de deux centrales nucléaires de type EPR, à Jaïtapur, dans l’état du Maharashtra, à l’ouest du pays. 
crédit : Greenpeace
Au moins 10.000 personnes se sont rassemblées, en présence d’un fort dispositif policier. Des dizaines de manifestants ont été arrêtés et emmenés dans des fourgons de police, selon l’agence Press Trust of India (PTI) et parmi les personnes interpellées, figurent des leaders de la contestation du projet.
crédit : Greenpeace
La manifestation rassemblait des pêcheurs et des paysans accompagnés de leurs familles, qui devront déménager pour laisser la place à la construction des réacteurs. Ils ont rejeté des offres de compensations financières de l’état.
Ces habitants craignent de voir leur pêche contaminée et de perdre leurs terres agricoles. L’assurance des autorités selon laquelle le projet devrait transformer l’économie locale et créer de nouveaux emplois a été accueillie avec beaucoup de scepticisme parmi la population locale.
Pour en savoir plus :
Le site Où va votre argent ?
Le site Nuclear Banks, no Thanks (en anglais)