La mort du vendeur de poisson d'Al Hoceima a provoqué une colère qui s’est,
depuis, organisée autour de revendications socio-économiques
Manifestations et sit-in n'ont pas cessé depuis le mois de
novembre, d'abord au nom de la justice pour Mouhcine Fikri, puis pour protester
contre la marginalisation du Rif (AFP)
AL HOCEIMA – Il aura fallu de nouveaux affrontements entre
les manifestants et les forces de l’ordre pour qu’Al Hoceima, petite ville
côtière du nord-est du Maroc, fasse à nouveau parler d’elle dans les médias.
Pourtant, depuis la mort de Mouhcine Fikri, un vendeur de poisson de 31 ans
écrasé par une benne à ordures, cette région du Rif ne décolère pas.
Depuis
trois mois, des manifestations et des sit-in sont organisés dans la ville et
les villages alentour.
Dimanche, alors que les habitants d’Al Hoceima voulaient commémorer
l’anniversaire de la mort d’Abdelkrim el-Khattabi, icône de la région, figure militaire
de la résistance contre l’occupation espagnole et française, et fondateur d’une
éphémère République indépendante au début du XXe siècle, la
situation a dégénéré.
