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samedi 25 janvier 2014

Procès des auteurs du meurtre d'une petite bonne à Agadir.


Une Marocaine écope de 20 ans de prison pour avoir tué sa petite bonne à Agadir
Une Marocaine écope de 20 ans de prison pour avoir tué sa petite bonne à Agadir
Une institutrice accusée d'avoir tué sa petite bonne à Agadir, a été condamnée à 20 ans de prison ferme par la Cour d'appel d'Agadir. Fatem, âgée d’environ 14 ans, est morte des suites de blessures infligées par son employeuse.

Pour environ 30 euro par mois vous pouvez obtenir les services d'une enfant-esclave « Taillable et corvéable à merci » au pays du Roi des pauvres. Elles s'appellent Khadija, Zineb, Fatima. Elles ont un point en commun : ce sont des petites bonnes torturées par leurs bourreaux, leurs employeurs. Les plus chanceuses entres elles vivotent encore.
C'est à nous tous qu'il incombe de remédier aux causes profondes de l'esclavage, d'aider et de protéger ses victimes et de veiller à punir ceux qui perpétuent cette pratique.

Et en silence. Quant aux autres, elles sont sous la terre, comme c'est le cas d'une mineure de 14 ans à Agadir qui travaillait chez un couple : un gendarme et une institutrice. L'affaire remonte au 24 mars 2013: Fatima succombe à des brûlures à l'Hôpital Hassan II d'Agadir où elle a été admise dans un état critique. La victime souffrait de brûlures au deuxième et au troisième degré sur différentes parties du corps, notamment au niveau du visage et des mains.
Procès des auteurs du meurtre de la petite bonne assassinée par ses employeurs à AgadirPlusieurs enquêtes ont montré que les enfants à un âge très jeune sont souvent mis au travail et que peu d'employeurs respectent les conditions d'emploi prévues dans les textes. En 2011, de nouvelles lois ont été promulguées, mais vont-elles pouvoir être appliquées ? 
Le rapporteur spécial de l'ONU sur la traite des êtres humains, Joy Ngozi Ezeilo, avait exhorté en juin dernier les autorités marocaines à "s'attaquer aux racines du fléau, dont l'exclusion sociale, la pauvreté, les inégalités et la discrimination".
Procès des auteurs du meurtre de la petite bonne assassinée par ses employeurs à Agadir
Le bilan du Maroc en termes de lutte contre la traite d'êtres humains n'est pas brillant. Le Maroc est loin de combattre efficacement la traite des êtres humains, et de protéger ses victimes les plus vulnérables, les femmes et les enfants.


30 millions d’esclaves dans le monde :
 le Maroc classé 93ème
Selon une étude réalisée par l'ONG américaine Walk Free, l’esclavage moderne touche 30 millions de personnes à travers le monde. Le Maroc est classé 93ème sur 162 pays et compterait 50.000 esclaves.
Maroc : Petites bonnes, l’enfance volée par Fédoua Tounassi
Liège : conférence-Débat : « Maroc : Vers de réelles avancées vis-à-vis du travail des enfants ? au CCAPL
Le Centre Culturel Arabe en Pays de Liège vous invite à participer à la…
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Une proposition de loi absurde 13 jan 2014 ⋅ par Zamane ⋅ dans Chronique ⋅ 0 Commentaires Un Marocain peut aller à Tindouf, rencontrer les dirigeants du Polisario, peut deviser avec des tortionnaires qui ont sévi contre des Marocains, voire prendre, publiquement, des positions hostiles aux intérêts stratégiques du pays et revenir au pays sans être inquiété. Un égyptien, dont le pays a fait trois guerres avec Israël, peut se rendre légalement en Israël, le plus normalement du monde. Mais, un Marocain ne pourra plus, en vertu d’une proposition de loi, se rendre en Israël sous peine de sanctions pénales allant jusqu’à cinq ans d’emprisonnement. Il ne pourra plus le faire, même s’il doit défendre le droit des Palestiniens, même s’il doit rencontrer des milieux appelant au dialogue et à la paix entre les deux communautés. Il ne pourra plus, s’il le veut, se rendre à la mosquée d’Al-Aqsa, lieu saint de l’Islam auquel le pèlerinage est recommandé. Il ne le pourra plus, s’il est fonctionnaire de Bayt Mal Al Qods, ce qui pénalisera l’action du Maroc en tant que président du comité Al Qods. Il ne le pourra plus, s’il y compte des parents ou des familiers. Car, devrons-nous le rappeler, nous avons des concitoyens marocains de confession juive qui ont choisi de rester dans leur pays millénaire et qui peuvent avoir des parents ayant choisi d’émigrer en Israël. Ils ne pourront plus leur rendre visite. Aller en Israël ne veut pas pour autant dire qu’on est sioniste, pro-israélien ou hostile aux droits des Palestiniens. Des intellectuels de renom de chez nous, connus pour leur engagement pour la cause des Palestiniens, se sont rendus en Israël et leur voyage n’est pas un quitus pour l’occupation israélienne ou pour sa politique des colonies. Loin de là. Il est bien sûr concevable que des familles politiques marocaines, de part leur référentiel idéologique proche du panarabisme, ou des islamistes puissent interdire dans leur règlement interne tout contact avec les Israéliens et sanctionner, politiquement, ceux qui l’enfreindraient. Cela se conçoit, même si par ailleurs ces mêmes formations, en catimini, peuvent avoir des contacts avec des Israéliens. On peut moralement refuser de se rendre en Israël pour protester contre l’intransigeance israélienne dans les Territoires occupés. Ce qui est incompréhensible est qu’une loi pénalise toute normalisation avec Israël. Car, la loi ne vise pas qu’une politique ou une idéologie, mais une nation. Il ne s’agit pas d’une déclaration ou d’un communiqué, mais d’une loi. La différence est de taille. La loi est l’expression de la volonté générale. Cette même volonté devrait être conforme aux intérêts de la communauté et souscrire aux valeurs universelles auxquelles le Maroc adhère et rien ne devrait empêcher quelqu’un de circuler librement. Il faudrait rappeler ici quelques évidences. Israël existe et il est membre des Nations Unies. Les premiers concernés, c’est-à-dire les Palestiniens, ne remettent pas en cause son existence, mais plutôt sa politique. Israël n’est pas l’ennemi du Maroc, même si, je le sais, des Marocains, considèrent Israël comme leur ennemi. Les citoyens marocains sont libres, ou devraient l’être, quant à leur perception vis-à-vis d’Israël. Il ne sied à des professionnels de la politique d’imposer des vues totalisantes qui engagent toute la nation marocaine, la tiennent en tutelle et de surcroît contraires aux intérêts stratégiques du pays. L’atout majeur du Maroc est d’être considéré crédible par les pays arabes concernés par le conflit (tawq) et par Israël. Cette position n’est pas le fruit du hasard, mais procède d’une légitimité politique et historique : une présence millénaire des juifs, une protection, quand le gouvernement Vichy s’en est lavé les mains, grâce à l’engagement du Roi Mohammed V. Le sang marocain qui a coulé dans le Sinaï et le Golan a donné au Maroc une légitimité pour rapprocher les positions des protagonistes. Sans le Maroc, il n’y aurait pas eu Camp David, ni Oslo, malgré l’échec de cet accord. De part et d’autre, le Maroc est perçu comme l’honnête coursier (honest broker). Et au moment où les chars du Tsahal avançaient vers le compound de Ramallah en mars 2002, siège du chef de l’autorité palestinienne de l’époque (Moqata’a), l’intervention du Roi Mohammed VI était décisive pour préserver la vie du leader palestinien, Yassir Arafat. C’est ce capital qui risque d’être entamé par une telle proposition de loi. Si certains veulent faire du Maroc un état du sommoud oua tassadi (le clan dur des pays panarabes), ils se trompent sur les ressorts culturels profonds du Maroc, de même qu’ils se trompent d’époque. Il serait aussi avisé de leur rappeler que les pays du soummod oua tassadi n’ont qu’une seule chose à leur «actif» : l’échec. Je le refuse pour mon pays. par Hassan Aourid, conseiller scientifique de Zamane



par Hassan Aourid, conseiller scientifique de Zamane,

Un Marocain peut aller à Tindouf, rencontrer les dirigeants du Polisario, peut deviser avec des tortionnaires qui ont sévi contre des Marocains, voire prendre, publiquement, des positions hostiles aux intérêts stratégiques du pays et revenir au pays sans être inquiété. Un égyptien, dont le pays a fait trois guerres avec Israël, peut se rendre légalement en Israël, le plus normalement du monde.

  Mais, un Marocain ne pourra plus, en vertu d’une proposition de loi, se rendre en Israël sous peine de sanctions pénales allant jusqu’à cinq ans d’emprisonnement. Il ne pourra plus le faire, même s’il doit défendre le droit des Palestiniens, même s’il doit rencontrer des milieux appelant au dialogue et à la paix entre les deux communautés. Il ne pourra plus, s’il le veut, se rendre à la mosquée d’Al-Aqsa, lieu saint de l’Islam auquel le pèlerinage est recommandé. Il ne le pourra plus, s’il est fonctionnaire de Bayt Mal Al Qods, ce qui pénalisera l’action du Maroc en tant que président du comité Al Qods. Il ne le pourra plus, s’il y compte des parents ou des familiers. Car, devrons-nous le rappeler, nous avons des concitoyens marocains de confession juive qui ont choisi de rester dans leur pays millénaire et qui peuvent avoir des parents ayant choisi d’émigrer en Israël. Ils ne pourront plus leur rendre visite.
Aller en Israël ne veut pas pour autant dire qu’on est sioniste, pro-israélien ou hostile aux droits des Palestiniens. Des intellectuels de renom de chez nous, connus pour leur engagement pour la cause des Palestiniens, se sont rendus en Israël et leur voyage n’est pas un quitus pour l’occupation israélienne ou pour sa politique des colonies. Loin de là. Il est bien sûr concevable que des familles politiques marocaines, de par leur référentiel idéologique proche du panarabisme, ou des islamistes puissent interdire dans leur règlement interne tout contact avec les Israéliens et sanctionner, politiquement, ceux qui l’enfreindraient. Cela se conçoit, même si par ailleurs ces mêmes formations, en catimini, peuvent avoir des contacts avec des Israéliens. On peut moralement refuser de se rendre en Israël pour protester contre l’intransigeance israélienne dans les Territoires occupés. Ce qui est incompréhensible est qu’une loi pénalise toute normalisation avec Israël. Car, la loi ne vise pas qu’une politique ou une idéologie, mais une nation. Il ne s’agit pas d’une déclaration ou d’un communiqué, mais d’une loi. La différence est de taille.
La loi est l’expression de la volonté générale. Cette même volonté devrait être conforme aux intérêts de la communauté et souscrire aux valeurs universelles auxquelles le Maroc adhère et rien ne devrait empêcher quelqu’un de circuler librement. Il faudrait rappeler ici quelques évidences. Israël existe et il est membre des Nations Unies. Les premiers concernés, c’est-à-dire les Palestiniens, ne remettent pas en cause son existence, mais plutôt sa politique. Israël n’est pas l’ennemi du Maroc, même si, je le sais, des Marocains, considèrent Israël comme leur ennemi. Les citoyens marocains sont libres, ou devraient l’être, quant à leur perception vis-à-vis d’Israël. Il ne sied à des professionnels de la politique d’imposer des vues totalisantes qui engagent toute la nation marocaine, la tiennent en tutelle et de surcroît contraires aux intérêts stratégiques du pays. L’atout majeur du Maroc est d’être considéré crédible par les pays arabes concernés par le conflit (tawq) et par Israël. Cette position n’est pas le fruit du hasard, mais procède d’une légitimité politique et historique : une présence millénaire des juifs, une protection, quand le gouvernement Vichy s’en est lavé les mains, grâce à l’engagement du Roi Mohammed V. Le sang marocain qui a coulé dans le Sinaï et le Golan a donné au Maroc une légitimité pour rapprocher les positions des protagonistes. Sans le Maroc, il n’y aurait pas eu Camp David, ni Oslo, malgré l’échec de cet accord. De part et d’autre, le Maroc est perçu comme l’honnête coursier (honest broker). Et au moment où les chars du Tsahal avançaient vers le compound de Ramallah en mars 2002, siège du chef de l’autorité palestinienne de l’époque (Moqata’a), l’intervention du Roi Mohammed VI était décisive pour préserver la vie du leader palestinien, Yassir Arafat. C’est ce capital qui risque d’être entamé par une telle proposition de loi. Si certains veulent faire du Maroc un état du sommoud oua tassadi (le clan dur des pays panarabes), ils se trompent sur les ressorts culturels profonds du Maroc, de même qu’ils se trompent d’époque. Il serait aussi avisé de leur rappeler que les pays du soummod oua tassadi n’ont qu’une seule chose à leur «actif» : l’échec. Je le refuse pour mon pays.