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samedi 29 juin 2013

Maroc : Mouad El 7a9ed rappe sa solidarité avec Weld El 15



 
Weld 15
Weld 15 est un rappeur tunisien qui a été récemment condamné par le gouvernement islamiste dirigé par Annahda parce qu’il a critiqué la police et les institutions sécuritaires dans son pays. Le rappeur marocain Mouad Belghouat (El 7a9ed) avait passé un an de sa vie en prison pour la même accusation.
Mouad Belghouat et ses amis de « Oukacha Family » : Danger et L’Ghadeb ont tenu à dédier une chanson au rappeur tunisien Weld 15 pour exprimer non seulement leur
solidarité mais aussi pour chanter pour la liberté et s’insurger contre les violences policières.
Mouad Belghouat alias El Haqed
Mouad El 7a9ed
La démarche sécuritaire reste toujours dominante plus de deux ans après le déclenchement des soulèvements des peuples dans la région. Les tenants du pouvoir qui se sont alliés avec les islamistes un peu partout dans la région ne semblent pas avoir compris le cri de la jeunesse maghrébine arabe et amazighe qui n’a pas arrêté de scander, entre autres, ce type de slogans : « liberté, dignité, justice sociale ».
Ce papier est publié en partenariat avec Mamfakinch.com. Pour lire l’article en entier sur Manfakinch cliquez ici.
Source Nawaat
  Nawaat.org

jeudi 19 janvier 2012

Maroc - Ces rappeurs qui énervent Mohammed VI


Par Slate, 19/1/2012

«Vive le peuple, El Haqued est libre!», scandaient les habitants de Casablanca le 12 janvier 2012, lorsque le célèbre rappeur El Haqued a été libéré.

El Haqued dans le langage des rues de Casablanca, c’est celui qui a la rage. La libération du jeune homme, après quatre mois passé en prison, a certes été une victoire. Mais il n’en reste pas moins qu’une partie de la jeunesse marocaine n’est pas satisfaite par «les ouvertures démocratiques de la monarchie», rappelle l’auteur du blog Culture et politique arabes. El Haqued lui-même semble encore plus remonté contre le régime marocain après cet emprisonnement.

«Il y était entré, le 9 septembre [2011], à la suite d’une distribution de tracts qui aurait tourné à la bagarre avec un certain Mohamed Dali, membre des Jeunesses royalistes, une organisation toute récente, soupçonnée de réunir des gros bras au service du régime, à l’image des trop célèbres baltagiyyas égyptiens», rappelle le blogueur.

Le rap d’El Haqued s’inscrit dans une longue tradition de «protest song» au Maroc. Une tradition que l'on peut faire remonter aux Nass El Ghiwane des années 1970 qui mêlaient rythmes et instruments traditionnels (notamment le banjo), et qui est très présente dans la musique marocaine populaire.

«Vive le peuple. Grâce au rap, je suis engagé pour le peuple et pour ses problèmes», a déclaré El Haqed devant la foule venue célébrer sa sortie de prison.

Mais au Maroc, le rap n'est pas uniquement synonyme de contestation. Certains rappeurs font aussi des chansons nationalistes à la gloire du régime. «Un rap de palais» qui semble recevoir tout le soutien nécessaire de la part des appareils du régime, ajoute le blog. A l'inverse, les artistes engagés dans le mouvement du 20 février réclament, entre autres, une plus grande liberté d'expression.