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samedi 17 décembre 2016

CARASO demande au président de l’Assemblée Nationale d’agir pour la justice au Sahara Occidental

#France : CARASO demande au président de l’Assemblée Nationale d’agir pour la justice au Sahara Occidental

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Plus que des mots, le Comité d’Action et de Réflexion pour l’Avenir du Sahara occidental (CARASO) demande au Président de l’Assemblée Nationale Mr. Claude Bartolone d’agir. Dans une lettre adressée à ce dernier le Vendredi 26 Novembre, le président du CARASO exhorte cet institut hexagonal d’organiser “une conférence internationale en France sur la question du Sahara Occidental”
Cette demande, la première de son genre d’une organisation qui défend le droit inaliénable des Sahraouis à l’autodétermination, intervient quelques semaines après l’entretien de Claude Bartelone accordée à l’APS, et dans lequel il souligne que face au souci de la stabilité et le développement, la France soutient une solution juste, durable et mutuellement agréée, sous l’égide des Nations Unis.
La stabilité et le développement dans cette région ne peut en aucun cas se concrétiser sans la résolution de la question du Sahara Occidental conformément aux résolutions pertinentes onusiennes.

Un rôle clé 
Dans ce sens, et vu son rôle historique dans les enjeux autour de la question sahraouie, le président du CARASO demande que la France contribue activement pour trouver une solution à cette affaire de décolonisation.
Au sein d’une telle zone stratégique, cette contribution permettra l’ouverture de nouveaux horizons de paix et de stabilité pour réaliser un développement participative en harmonie avec les véritables intérêts de la France, des pays de la région et les aspirations réelles de ses peuples.
Ainsi “l’organisation d’une conférence internationale en France sur la question du Sahara Occidental, marquée par votre empreinte, permettra non seulement de contribuer à la recherche d’une solution juste et durable mais aussi de redonner à la France l’initiative dans une zone stratégique essentielle pour son prestige, son influence et ses intérêts nationaux» a-t-il martelé

Une situation alarmante
Dans sa missive destinée au chef de l’Assemblée Nationale Française, le président du CARASO fait rappel aux derniers développements de la cause sahraouie. Il souligne que ” Le peuple Sahraoui vit depuis plus de 40 ans d’exil, d’occupation et de vie dans des conditions extrêmement difficiles. En dépit de cela, il continue de croire dans la voie pacifique pour résoudre le conflit par la voie démocratique à travers un référendum d’autodétermination conformément aux résolutions pertinentes onusiennes”

Le président du CARASO note à ce point que rien de concret n’a était achevé, rappelant la responsabilité de l’ONU dans l’organisation du référendum longuement promis pour permettre au peuple sahraoui d’exercer son droit à l’autodétermination et l’indépendance.

Pour rappel, la situation humanitaire des réfugiés sahraouis et celle des droits de l’homme aux territoires occupés du Sahara Occidental ne cessent de dégénérer. Sur le terrain, la zone de El Guarguarat peut à chaque instant virer vers des affrontements militaires entre l’armée sahraouie et les troupes envahissantes des forces d’occupation marocaine.
La lettre du CARASO, entre autres, a pour objectif de sensibiliser les responsables politiques français de la situation alarmante au Sahara Occidental et les ramifications dangereuses qu'elle risquera d’engendrer si la France ne s’investit pas dans la restauration de la justice et la légitimité internationale au Sahara Occidental.
 Khalil Asmar

samedi 10 mai 2014

Sahara occidental : le Conseil de l’Europe interpelle et accable le Maroc

La Commission «des questions politiques et de la démocratie» de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe a examiné en vue de son adoption un projet de résolution portant «contribution parlementaire à la résolution du conflit du Sahara occidental». 

Dans cette résolution, l’Assemblée parlementaire réitère, encore une fois, qu’elle attend du Maroc qu’il continue à chercher des moyens pacifiques pour régler le conflit du Sahara occidental, conformément à la charte des Nations Unies. Elle appelle «spécifiquement» le Parlement marocain à «contribuer davantage au règlement de la question du Sahara occidental, conformément aux résolutions pertinentes du Conseil de sécurité des Nations unies».
L’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe n’a pas manqué de rappeler que «le Sahara occidental reste un territoire disputé, considéré comme “territoire non autonome” par les Nations unies et administré de fait par le Maroc». Elle s’en est prise au Maroc pour sa lenteur dans «la recherche d’une solution politique juste et durable au conflit du Sahara occidental qui reste source d’épreuves et de souffrances depuis presque 40 ans».
Dans le paragraphe 4 de ce projet de résolution, l’Assemblée prend note de la proposition du Front Polisario, «qui considère que la solution au conflit doit passer par l’exercice par le peuple sahraoui de son droit à l’autodétermination à travers un référendum». Dans ce même paragraphe, elle exprime son inquiétude au sujet d’un «certain nombre d’allégations d’atteintes aux droits de l’Homme au Sahara occidental, en particulier en matière de libertés d’expression, de réunion et d’association ainsi que des allégations de torture, de traitements inhumains et dégradants ou de violation du droit à un procès équitable».
L’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe consacre un paragraphe comportant 11 points sur la situation des droits de l’Homme au Sahara occidental. Elle appelle les autorités marocaines à, notamment, intensifier les efforts et la coopération avec la Minurso et le Comité international de la Croix Rouge (CICR) afin de retrouver les personnes qui restent portées disparues dans le cadre du conflit et à procéder à l'exhumation et à la restitution des dépouilles aux familles ; garantir la liberté d’expression et réviser certains articles du Code de la presse, la loi sur les associations ainsi que les autres lois qui rendent illégaux les discours et les activités politiques et associatives considérés comme portant atteinte à «l’intégrité territoriale» du Maroc, et garantir la liberté de mouvement des journalistes et des visiteurs étrangers qui se rendent au Sahara occidental ; respecter le droit des personnes à se réunir pacifiquement, y compris celui des défenseurs de l’autodétermination du peuple sahraoui, et s’assurer que les restrictions soient temporaires et limitées au strict nécessaire ; assurer le respect de la loi marocaine sur les associations, en mettant fin à la pratique qui consiste à refuser les documents de constitution déposés par les associations de la société civile sahraouie non enregistrées pour des raisons formelles ; veiller à ce que l’action de la police reste proportionnelle et renforcer les programmes de formation aux droits de l’Homme à destination des membres des forces de l’ordre ainsi que des juges et des procureurs, en partenariat avec le Conseil de l’Europe ; organiser des enquêtes indépendantes pour déterminer la responsabilité de la police marocaine suite aux plaintes de civils concernant des violations des droits de l’Homme au Sahara occidental, examiner toutes les allégations de torture et s’assurer qu’aucune déclaration obtenue par la force n’ait été admise comme preuve ; accorder aux accusés du procès des événements de Gdeim Izik de décembre 2010 le droit d’être jugés de nouveau par un tribunal civil, en accord avec le projet de loi stipulant que les civils ne devront plus répondre de leurs actes, quels que soient les crimes commis, devant un tribunal militaire ; renforcer le rôle des institutions marocaines de protection des droits de l’Homme, en particulier le CNDH, par rapport à la situation des droits de l’Homme au Sahara occidental.
Enfin, il est à relever que l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe s'appuie sur le statut de partenaire pour la démocratie qui a été accordé au Parlement du Maroc pour exiger de ce dernier de respecter pleinement et d'honorer les engagements pris dans ce sens. Ce projet de résolution sera soumis au vote à la session plénière de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, prévue à Strasbourg du 23 au 27 juin 2014. L’adoption d’une telle résolution marquera une autre victoire pour la cause juste du peuple du Sahara occidental dans une autre enceinte internationale.
Sarah L.