Malgré une opposition solide et grandissante, l’État, en partenariat avec un groupe d’entreprises privées (consortium Cafasso) s'entête depuis plus de 7 ans à vouloir construire la plus grande prison du pays sur le terrain du Keelbeek, à Haren, dans le nord de Bruxelles. Il s'agit de détruire 19 ha de terre et d'abattre plus de 300 arbres pour y enfermer 1190 personnes majoritairement pauvres, pour un coût supérieur à 3 milliards d'euros, selon un partenariat public-privé aux bénéfices du privé, et sans débat démocratique.
Après, entre autres, une longue occupation du terrain, une expulsion illégale, des débuts de travaux illégaux, une mobilisation citoyenne, associative, académique, et des magistrats..., après des projets alternatifs, de multiples interpellations auprès des politiques, plusieurs commissions donnant l'illusion d'écouter les citoyens, des recours en justice ayant abouti au refus du permis d'environnement et au refus de déplacer les sentiers qui traversent le terrain du Keelbeek, … une nouvelle étape décisive commence. Elle appelle une réaction massive et déterminée.


