10/11/2016
A la veille de la COP22, le Maroc se présente comme un modèle en matière
de respect de l’environnement et de lutte contre les changements
climatiques. Mais les projets mis en avant en matière d’énergie solaire
ou éolienne sont en partie situés au Sahara occidental, et violent de ce
fait le droit à l’autodétermination du peuple sahraoui. La colonisation
du Sahara occidental par le Maroc mène à un épuisement des ressources,
terrestres et halieutiques du territoire sahraoui occupé. L’UE est quant
à elle impliquée dans la plupart de ces violations du droit
international et du droit à l’autodétermination du peuple sahraoui.
Occupé en 1975 par le Maroc (et la Mauritanie jusqu’en 1979), le Sahara
occidental vit sous occupation marocaine depuis quarante ans, après
avoir été pendant 200 ans une colonie espagnole. Dès 1975, la Cour
Internationale de Justice a rendu un avis à la demande de l’Assemblée
Générale Nations Unies qui précise qu’il n’existe « aucun lien de
souveraineté territoriale entre le territoire du Sahara occidental d’une
part, et le Royaume du Maroc ou l’ensemble mauritanien d’autre part » [1].
En 1991, le Maroc et le Front Polisario, représentant légitime du
peuple sahraoui, concluent un accord de cessez-le-feu et sur la tenue
d’un référendum d’autodétermination du peuple sahraoui au sein des
instances des Nations Unies. A ce jour, le referendum n’a pas encore eu
lieu suite aux manœuvres dilatoires du Maroc.
Les équipes de négociateurs du monde entier se rencontrent en ce mois de
novembre à Marrakech à l’occasion de la COP22, pour décider des étapes
qui doivent suivre l’Accord de Paris.
A cette occasion, le Maroc se doit de montrer l’exemple en matière de
production d’énergies propres et de protection de l’environnement. Or
tant ses efforts que ses manquements en la matière sont liés à son
occupation du Sahara occidental.

