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samedi 17 décembre 2016

"Là-bas si j'y suis", l'autre musique sur les médias



Devinez qui a dit ça : « Les médias ont échoué dans leur fonction la plus fondamentale (…) Les médias ont raté ce qu’il se passait autour d’eux. » C’est le New York Times au lendemain de l’élection de Donald Trump.
 Là-bas si j'y suis
En France, le même scénario est à l’œuvre, la même corruption médiatique, la même défense des mêmes intérêts, qui poussent vers la même dérive. Et quelle est la cause de tout ça ? Le New York Times continue, c’est « l’échec de la compréhension de la colère bouillante d’une grande partie de l’électorat qui se sent laissé de côté ».
Un éclair de lucidité dans le journal le plus influent au monde. Mais Wall Street et le CAC 40 ne se font pas trop de soucis. Ces autocritiques sont des promesses d’ivrogne. Tout comme en France, en 2002, quand l’extrême droite est arrivée au second tour de la présidentielle, tout comme en mai 2005 lors du référendum pour le projet européen, chaque fois que les électeurs ont totalement déjoué médias et sondages, le monde intello-médiatique, la main sur le cœur, se dit stupéfait, consterné, atterré, déconnecté de la réalité. Mais, toute honte bue, quelque jours plus tard, la fabrique du consentement repart comme d’habitude.

Rien là de bien étonnant, en France, on le sait, quelques milliardaires contrôlent la quasi totalité des médias. Dans quel intérêt ? Dans leur intérêt. Qui paie l’orchestre choisit la chanson, musique et paroles ; austérité, précarité, insécurité, impossibilité. Pas besoin de donner des ordres, le personnel est bien dressé pour dire ce à quoi il faut penser et ce qu’il faut en penser. Bientôt il sera automatisé, les journalistes disparaîtront comme les caissières de supérette.