Le roi Mohammed VI lors de son voyage officiel au Rwanda. Au premier plan, Mohamed Hassad, ministre de l’Intérieur. FLICKR/ NRA
La popularité de Mohammed VI est une obsession du
pouvoir dont ses communicants abusent à outrance. Mais lorsque l’Etat
est désavoué, et que le roi, de part sa suprématie institutionnelle est
ainsi exposé en première ligne, cette pipolisation excessive le dessert
gravement
Comme un mauvais coup du sort, les plus fortes actualités du moment – le limogeage d’Azdine El Mountassir Billah de l’ANRT, la mort tragique du poissonnier Mouhcine Fikri à Al Hoceima et l’arrestation de la vedette de variétés Saad Lamjarred
à Paris -, trois événements qui, à priori, n’ont aucun lien entre eux, à
part d’être presque concomitants, ont tous focalisé, à des degrés
divers, l’attention sur Mohammed VI en personne, reléguant au second
plan les retombées de ses activités en Afrique de l’Est, les tractations partisanes autour de la formation du prochain gouvernement et la tenue imminente de la COP 22 à Marrakech.
