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Il ne suffit pas de quitter le Maroc pour laisser derrière soi les stigmates d’un mal chronique : notre incapacité à reconnaître ce qui ne va pas et à admettre la critique qui en découle.
A 12 000 kilomètres de Casablanca, s’est tenue, en ce mois
de décembre, à Tokyo, une rencontre internationale sur la promotion du
rôle socio-économique des femmes dans la région MENA. L’auteure de ces
lignes, ainsi que la Tunisienne Radhia Jerbi, présidente de l’Union
nationale pour la femme tunisienne, l’Egyptien Amr Abdelhamid Soliman,
membre du Conseil national des femmes, et la journaliste jordanienne
Nadine Nimri, étaient invités par l’État du Japon. Chacun disposait de
12 minutes chrono pour présenter la situation des femmes dans son pays,
les changements survenus après les “Printemps arabes” et proposer des
pistes de réflexion pour améliorer l’engagement des ONG internationales.

