Le ministre sahraoui délégué pour l'Europe, Mohamed Sidati, a lancé
lundi un appel à l'Union européenne (UE) pour "dénoncer" et "condamner"
la mort sous torture du jeune prisonnier politique sahraoui, Brahim
Saika, dans un commissariat marocain.
"Nous nous attendons à une intervention rapide et urgente de l'Union
européenne, condamnant et dénonçant la mort de M. Brahim Saika, et
exiger du Royaume du Maroc le respect des accords de partenariats,
conclus avec l'UE notamment en ce qui concerne le volet respect des
droits de l'homme", a écrit M. Sidati dans une lettre adressée aux
institutions européennes. Mohamed Sidati a exhorté, à ce titre, l'UE à
exiger du Maroc de "cesser immédiatement sa politique de répression, de
persécution politique et d'apartheid". Soulignant l'importance
qu'accorde l'UE au respect des droits de l'homme qui constitue "un des
points cardinaux" de ses relations avec les pays tiers, le ministre
sahraoui a estimé que "le Maroc ne peut pas continuer à jouir de
l'impunité totale". Tenant le Maroc pour "responsable de cette nouvelle
tragédie (mort de Brahim Saika)", M. Sidati a estimé que l'UE peut
apporter son aide en soutenant la demande de sa famille, de ses amis et
de tout son peuple pour qu'une enquête soit menée par un organisme
indépendant pour faire la lumière sur les circonstances de sa mort en
vue de déterminer les causes réelles et les évènements qui ont entraîné
la mort de ce jeune prisonnier politique.
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