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jeudi 9 octobre 2014

La justice marocaine cède à la pression et aux menaces


La justice marocaine cède à la pression et aux menaces et libère un Britannique accusé d’homosexualité 
La forte mobilisation au Royaume-Uni en faveur d’un britannique emprisonné à Marrakech pour pratiques homosexuelles a contraint la justice marocaine, pourtant réputée lourde, à agir très vite et ordonner la libération du Britannique. A Londres, des parlementaires ont même menacé Rabat de conséquences économiques et diplomatiques si Ray Cole n’est pas libéré.
 
Ray Cole a été libéré suite à la pression internationale / DR
 
Les autorités marocaines ont vite cédé à la pression internationale. Dans la soirée du lundi, elles libèrent un ressortissant britannique, Ray Cole, 69 ans, condamné la semaine dernière à quatre mois de prison pour pratiques homosexuelles. Un porte-parole du Foreign Office a d’ailleurs confirmé la nouvelle.
De son côté, la BBC indique que le fils de l’ex-détenu a remercié les autorités marocaines pour avoir « montré de la compassion » envers son père. « Nous sommes heureux d’annoncer que notre père Ray Cole est sorti de prison et il est en route vers la maison ». Il est attendu, aujourd’hui, à Londres.

Des parlementaires menacent le Maroc
En Grande-Bretagne, il est évident que l’heure est à la satisfaction. Et pour cause, les appels aux touristes britanniques de boycotter la destination Maroc, lancés par le député du parti conservateur, Charles Elphicke, ont contraint la justice marocaine à agir très vite alors qu’elle est réputée pour sa lourdeur légendaire.
Le parlementaire a vivement exhorté ses concitoyens à annuler tout projet de visiter le royaume, prétextant que le pays « n’est plus une zone sûre pour les touristes britanniques » parce qu’ils risqueraient d’être « accusés de crimes remontant à l’époque médiévale ».
De son côté, l’eurodéputé Michael Cashman, un grand défenseur du mariage des homosexuels au Royaume-Uni, sur un ton très menaçant a appelé Rabat à la libération immédiate de Ray Cole « sinon les Marocains doivent faire face à des conséquences économiques et diplomatiques qui en découleraient ».

L’ami marocain de Ray a-t-il bénéficié de la même générosité ?
Pour le moment, on ne sait pas si le jeune marocain, J.W.N, également condamné au même titre que Ray Cole, à quatre mois d’emprisonnement, a pu bénéficier de la même générosité. Le porte-parole du ministère britannique des Affaires étrangères, qui a confirmé auparavant la sortie de prison de Ray Cole, s’est montré assez réservé lorsqu’il a abordé le cas du Marocain, évitant de parler de sa libération. Des voix au Royaume-Uni mais aussi au Maroc se sont fait entendre pour appeler à la libération du jeune marocain. La justice risque de retrouver cette fois, sa légendaire lenteur.

mercredi 18 septembre 2013

Au Maroc le délit d’homosexualité est passible de six mois à trois ans de prison ferme

Deux Marocains en prison pour homosexualité à Fès

20/9/2013 Deux Marocains en prison pour homosexualité à Fès

Deux jeunes Marocains arrêtés en flagrant délit d’homosexualité par une patrouille de police, dans un lieu public à Fès, ont été déferrés mardi devant le tribunal de première instance de la ville.

Placés en détention à la prison d’Aïn Kadouss, à Fès, dans l’attente de leur jugement, les deux hommes, la trentaine, auraient reconnu les faits qui leur étaient reprochés.
En mai dernier, deux hommes ont été condamnés à quatre mois de prison ferme, pour avoir été surpris par la police en flagrant délit d’homosexualité dans une voiture à Temara, près de Rabat.
Au Maroc, tout acte homosexuel et contre nature entre deux personnes de même sexe, est passible de six mois à trois ans de prison ferme, conformément à l’article 489 du code pénal.
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