FIDH :
L’année 2015 a été marquée par des événements dramatiques : des
milliers de morts en Mer Méditerranée et des millions de personnes
bloquées aux frontières de l’Europe. Quels bilans tirez-vous de cette
année ?
Geneviève Jacques : Cette année a marqué un pic sans précédent en matière de drames ; une tragédie exceptionnelle comme nous n’en avions pas connu depuis la deuxième guerre mondiale. Un exode extraordinaire, lui même causé par des causes extraordinaires, avec la guerre en Syrie, les exactions de Daesh, et la décomposition de la Libye.
D’une certaine manière, il existe aujourd’hui deux crises. Tout d’abord la crise qui a contraint des milliers de personnes à partir : l’aggravation de la guerre en Syrie,en Irak et en Libye. Mais également le fait que les pays d’accueil - qui ont reçu pour l’instant l’essentiel du flux des personnes déplacées de force - sont complètement saturés et que l’aide internationale pour ces populations réfugiées est totalement insuffisante, rendant les conditions de vie des réfugiés inhumaines.
Ce mouvement de population vers l’Europe est certes exceptionnel mais il ne représente, et il est important de le souligner, qu’une fraction, un petit pourcentage, de l’ordre de 5%, de l’ensemble des populations déplacées par ce qui se passe dans cette région du monde ; une région qui se trouve être aux portes de l’Europe.
Une situation exceptionnelle avec des aspects dramatiques jamais vus.
Geneviève Jacques : Cette année a marqué un pic sans précédent en matière de drames ; une tragédie exceptionnelle comme nous n’en avions pas connu depuis la deuxième guerre mondiale. Un exode extraordinaire, lui même causé par des causes extraordinaires, avec la guerre en Syrie, les exactions de Daesh, et la décomposition de la Libye.
D’une certaine manière, il existe aujourd’hui deux crises. Tout d’abord la crise qui a contraint des milliers de personnes à partir : l’aggravation de la guerre en Syrie,en Irak et en Libye. Mais également le fait que les pays d’accueil - qui ont reçu pour l’instant l’essentiel du flux des personnes déplacées de force - sont complètement saturés et que l’aide internationale pour ces populations réfugiées est totalement insuffisante, rendant les conditions de vie des réfugiés inhumaines.
Ce mouvement de population vers l’Europe est certes exceptionnel mais il ne représente, et il est important de le souligner, qu’une fraction, un petit pourcentage, de l’ordre de 5%, de l’ensemble des populations déplacées par ce qui se passe dans cette région du monde ; une région qui se trouve être aux portes de l’Europe.
Une situation exceptionnelle avec des aspects dramatiques jamais vus.
