Lors
de sa conférence magistrale au Forum pour l’émancipation et l’égalité
qui s’est tenu à Buenos Aires du 12 au 14 mars dernier, le philosophe et
activiste étasunien a analysé l’évolution géopolitique globale 70 ans
après la Seconde Guerre Mondiale, avec l’ascension puis le déclin des
Etats-Unis en tant qu’axe principal. « L’Amérique latine a fait des pas
significatifs vers sa libération de la domination impérialiste », a-t-il
signalé.
Loin
de se laisser déstabiliser par les nombreux applaudissements qui ont
accompagné son arrivée à la tribune du Théâtre Cervantes, Noam Chomsky,
sérieux et concentré, a commencé à lire le discours de sa conférence
magistrale dans le cadre du Forum pour l’Emancipation et l’Egalité. Dans
une rhétorique classique, il a débuté en présentant son thème : un état
des lieux du point de vue historique et géopolitique 70 ans après la
fin de la Seconde Guerre Mondiale. « C’est en Amérique latine qu’a eu
lieu un des développements les plus spectaculaires durant cette période.
Pour la première fois en 500 ans, l’Amérique latine a fait des pas
significatifs vers sa libération de la domination impérialiste », a
signalé l’intellectuel et militant de gauche étatsunien (...). « Ce sont
des évènements qui ont une portée historique très profonde, qui
incluent des pas importants vers l’intégration et dans le but de faire
face à des problèmes internes extrêmement graves qui avaient empêché le
développement salutaire de celle qui devrait être une des régions les
plus dynamiques et prospères de la planète ».
Chomsky, âgé de 86 ans, a présenté à son public un aperçu global mais centré sur la place des Etats-Unis, son essor et son déclin, qu’il a illustré en se basant sur le contraste flagrant entre deux conférences régionales : celle de Chapultepec (Mexique) en 1945 et celle de Carthagène des Indes (Colombie) en 2012, qui ont été « radicalement différentes », une preuve des profonds changements historiques qui ont eu lieu entretemps.
Chomsky, âgé de 86 ans, a présenté à son public un aperçu global mais centré sur la place des Etats-Unis, son essor et son déclin, qu’il a illustré en se basant sur le contraste flagrant entre deux conférences régionales : celle de Chapultepec (Mexique) en 1945 et celle de Carthagène des Indes (Colombie) en 2012, qui ont été « radicalement différentes », une preuve des profonds changements historiques qui ont eu lieu entretemps.
