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mardi 4 novembre 2014

Mediapart Live : Oui, il y a des alternatives !


Hubert Huertas, chroniqueur à Mediapart, réagira tout au long du grand débat pour rebondir sur l'intervention de François Hollande à l'heure de son bilan de mi-mandat
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Mediapart Live
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Jeudi 6 novembre, Mediapart Live, votre rendez-vous mensuel, reviendra sur l'affaire du barrage de Sivens après la mort de Rémi Fraisse. Oui, il y avait une alternative à ce barrage et au conflit qui s'est achevé par un drame.
Et pendant que François Hollande s'exprimera sur TF1, bien d'autres alternatives s'esquisseront sur Mediapart. Avec un invité de poids : Jorge Lago, responsable du mouvement espagnol Podemos.


18h : le grand entretien animé par Joseph Confavreux qui recevra Olivier Roy. À la fois directeur de recherche au CNRS, professeur à l'Institut universitaire européen de Florence et spécialiste de l'Islam, il publie En quête de l'Orient perdu aux éditions du Seuil.

Mediapart live
19h15 : retour sur nos enquêtes spécial Sivens. Après la mort de Rémi Fraisse, questions et retours sur : la gestion des forces de l'ordre et les violences policières, les raisons de contester l'utilité du barrage de Sivens et le conseil général du Tarn, un drôle de socialisme local.

20h45, assistez à notre grand débat sur les pistes d'alternatives possibles.

Hubert Huertas, chroniqueur à Mediapart, réagira tout au long du grand débat pour rebondir sur l'intervention de François Hollande à l'heure de son bilan de mi-mandat.
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samedi 1 novembre 2014

Barrage de Sivens : Lettre ouverte de Benoît Biteau à Thierry Carcenac

Lettre ouverte de Benoît Biteau - Vice Président de la Région Poitou-Charentes, - à Thierry Carcenac - Président du Conseil Général du Tarn


 Berthegille,  28/10/2014.


Monsieur Thierry CARCENAC, vous êtes à la fois pathétique et consternant !

Consternant, en tant que maitre d'oeuvre pour la réalisation du barrage de Sivens, sur le fond de ce dossier.
Comment peut-on porter un projet public, mobilisant 100% de crédits publics sur un projet sans se poser les bonnes questions, dès le départ ?

Le projet de barrage vient du fait que le Tescou subit, depuis 30 ans, des étiages sévères. Monsieur CARCENAC, vous êtes-vous interrogé sur les causes de ces étiages sévères et quelles évolutions de pratiques pourraient en être à l'origine ? Visiblement non, car vous auriez rapidement pu faire le lien entre ces étiages sévères et le développement important des surfaces en maïs hybride sur le bassin versant du Tescou.
Le Conseil Général du Tarn devait-il donc, face à cette situation, avec 100 % d'argent publique, accepter de réaliser, dans une fuite en avant, un équipement qui ne vient qu'en soutien de ces pratiques agricoles peu respectueuses de la ressource en eau, tant sur le plan quantitatif que qualitatif d'ailleurs, ou explorer, avec cette même enveloppe, de 8,5 millions d'euros, des alternatives à ce modèle agricole qui touche le fond ?
La réponse ne peut que trouver ses fondements dans le bon sens paysan !
Monsieur CARCENAC, vous invoquez le nécessaire soutien à ce projet au motif que cette agriculture est plus « rentable » grâce à l'irrigation.
 

Mais comment expliquer alors, que ces maïsiculteurs, grands bénéficiaires des aides publiques de la PAC (Politique Agricole Commune), expliquant d'ailleurs la majeure partie de la rentabilité de cette culture, ne puissent pas, au nom de cette rentabilité, financer eux-mêmes, un tel projet ?
Faisons, maintenant un peu de mathématiques.
Monsieur CARCENAC, vous expliquez que les exploitations moyennes concernées, pourraient irriguer environ 40 hectares chacune grâce au 1,5 millions de mètres cubes stockés dans le barrage de Sivens. Contrairement à ce que vous dites, la grande majorité des surfaces qui seraient irriguées grâce ce projet (cf : enquête publique) sont des surfaces en maïs ! Pour irriguer 1 hectare de maïs hydride, il est nécessaire de mobiliser, en moyenne 2 000 m3 d'eau. Ce barrage permettrait donc l'irrigation d'environ 800 hectares de ce maïs. Pour une moyenne de 40 hectares par exploitation, le projet ne peut donc que concerner environ 20 exploitations ! Ce qui signifie qu'un projet de 8,5 millions d'euros, d'argent publique, pour stocker de l'eau, ne va bénéficier qu'à 20 exploitations agricoles, parmi celles d'ailleurs les mieux dotées en aides publiques de la PAC ! Belle logique vertueuse ! En gros, sans trop caricaturer, 20 exploitations agricoles, parmi les mieux dotées d'aides publiques de la PAC, vont se voir attribuer une nouvelle aide publique indirecte d'un peu plus de 400 000 euros chacune ! 400 000 euros qu'elles ne peuvent pas financer seules et qui pourtant va servir à irriguer une plante, parait-il très rentable, à laquelle elles ne peuvent donc renoncer, et qui justifie donc la réalisation de ce barrage.
Lire tout l'article : http://jceyraud.blogspirit.com/archive/2014/11/01/lettre-ouverte-de-benoit-biteau-vice-president-de-la-region-3020890.html