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samedi 24 mai 2014

Le peuple sahraoui célèbre le 41ème anniversaire de la lutte armée

20/5/2014
Chahid ElHafedh,  20 mai 2014 (SPS) 
Le peuple sahraoui célèbre ce mardi le 41ème anniversaire de la lutte armée sous la direction du Front Polisario,  déclenché le 20 mai 1973 contre le colonialisme espagnol qui céda en 1975 le Sahara occidental au Maroc et à la Mauritanie à travers l’accord tripartite de Madrid.

Le Polisario mena une guerre contre les nouveaux occupants, alors que la Mauritanie se fut obligée de se retirer en 1979 et signa un accord de paix avec le Front Polisario à Alger. La guerre de libération se poursuit contre le Maroc jusqu’au 6 septembre 1991 où un cessez-le-feu a été signé entre les deux parties au conflit, le Front Polisario et le Maroc sous les auspices de l’ONU et la mise en place d’une mission de l’Onu pour le référendum au Sahara occidental, qui n’a pu voir le jour en raison des obstacles du Maroc.
 Depuis 2005 une résistance pacifique s’est déclenchée dans les territoires occupés du Sahara occidental pour réclamer la tenue du référendum d’autodétermination promis par l’Onu et la communauté internationale depuis plus de 23 ans, le respect des droits de l’homme dans les territoires sous occupation marocaine et l’arrêt du pillage  des ressources naturelles du Sahara occidental.
Cette résistance continue d’être sauvagement réprimée de la part des forces marocaines. Des dépassements et des violations des droits de l’homme ont toujours été signalés, rapportées et documentées par des organisations et instances internationales des droits humains et plus récemment par le SG de l’ONU dans son dernier rapport au Conseil de sécurité sur la situation au Sahara occidental.
 M. Ban Ki-moon a également appelé à une révision du processus de négociation engagé depuis 2007 entre les deux parties, si d’ici avril 2015 aucun progrès n’ait été enregistré vers la solution du conflit. (SPS)
020/090/TRD 201110 MAI 014 SPS

samedi 26 avril 2014

Affaire Zakaria Moumni: l’athlète marocain saisit le secrétaire général de l’Onu

Par Agence Algerie1,   21/04/2014

Le champion du monde marocain de kick boxing Zakaria Moumni, un cas jugé emblématique en France du non respect des droits de l’Homme au Maroc, a saisi le secrétaire général de l’Onu Ban Ki-moon sur « l’injustice extrêmement grave » dont il dit avoir été victime dans son pays, dix-huit mois durant. « Je me permets de vous envoyer ce courrier suite à votre entretien téléphonique avec le roi du Maroc, Mohammed VI. Je souhaite en effet évoquer l’injustice extrêmement grave dont j’ai été la victime au Maroc de la part du pouvoir marocain », écrit-il dans une lettre adressée au responsable de l’Onu et dont l’APS a reçu lundi une copie.
Tout en se disant « trahi » par son pays, l’athlète marocain, qui affirme avoir été arrêté, séquestré et torturé au Maroc en 2010 avant d’être gracié en 2012, attire l’attention de M. Ban sur des pratiques d’un « autre âge ». « Je ne peux fermer les yeux sur ces méthodes d’un autre temps. Et surtout je ne tolère pas que le roi (Mohamed VI, ndlr ) ose dire que les droits de l’Homme sont respectés dans son royaume alors que ses hommes proches sont à l’origine des tortures qu’un citoyen de son pays a subies et qu’il ferme les yeux sur mille autres pratiques détestables », a-t-il dénoncé.
Tout en affirmant ne pas vouloir qu’un autre citoyen marocain subisse ce qu’il a enduré pour avoir osé s’exprimer et pour défendre ses « droits légitimes », Zakaria Moumni, qui vit, depuis, en France avec son épouse, dit avoir « confiance » en le secrétaire général de l’Onu et dans « l’engagement très fort » de son administration en faveur du respect des droits de l’homme, souhaitant son soutien dans un « combat pour que de tels actes ne se reproduisent plus ».
Selon son récit, l’athlète marocain a « chèrement payé » le fait d’avoir exprimé publiquement ses revendications et griefs à l’égard du palais royal qui, à ses yeux, n’a pas respecté les engagements pris envers les sportifs de haut niveau (décret royal n°1194-66 en date du 9 mars 1967) qui ouvre le droit à chaque athlète titré champion du monde d’obtenir un poste de conseiller sportif au sein du ministère marocain de la jeunesse et des sports. Tout en rappelant que ce poste ne lui a jamais été accordé, il juge son cas « symbolique de pratiques scandaleuses » dans son pays, alors que le roi, souligne-t-il, a affirmé à plusieurs reprises son engagement pour le respect des droits de l’Homme en signant plusieurs conventions internationales.
Tout récemment, Zakaria Moumni condamnait ce qu’il a qualifié de « campagne de diffamation » à son encontre dans son pays, le présentant comme un « escroc ». Le 21 février dernier, ses avocats, Me Patrick Baudouin, président d’honneur de la FIDH (Fédération internationale des Ligues des droits de l’Homme), et Me Clémence Bectarte, avaient déposé une plainte en son nom auprès du procureur du Pôle spécialisé Crimes contre l’Humanité/Crimes de Guerre du Tribunal de Grande Instance de Paris visant le patron du contre-espionnage au Maroc, Abdellatif Hammouchi, pour torture.
De nombreuses associations de Défense des droits de l’Homme internationales ont condamné les pratiques de tortures qu’il a subies, le procès « inéquitable » et « l’emprisonnement arbitraire » dont il a été victime, à l’instar de la FIDH, Human Rights Watch, Amnesty International, l’AMDH et l’ASDHOM. (Aps)