Oubliés dans les sables du désert de M’Hamid El
Ghizlane, des familles nomades survivent dans des conditions précaires.
Face aux changements climatiques associés à des sécheresses fréquentes,
nombre d’entre elles se sont semi sédentarisées. Rencontre avec ces
oubliés du désert.
Pour rejoindre les familles nomades de la région désertique de
M’Hamid El Ghizlane, au Sud de Zagora, il faut compter plusieurs heures
de route sur des pistes chaotiques. Sous la chaleur accablante d’un
soleil d’août, Hera vit seule avec son mari à quelques encablures d’un
puits. Ici, le temps semble presque suspendu, seulement rythmé par la
préparation du thé qui s’étend tout au long de la journée. « La vie est très difficile ici », confie la jeune femme entre deux corvées domestiques.