Gdeim Izik, le campement au campus
De notre bureau de Bruxelles, Aziouz Mokhtari
L’Université libre de Bruxelles (ULB) abrite, depuis lundi, une série d’activités sur le Sahara occidental.
Autour de l’exposition du photographe français Anthony Jean «Gdeim Izik,
le campement de la dignité», des manifestations, des prises de parole
et des actes de soutien au peuple sahraoui sont prévus à cet effet.
Pierre Galand, ex-sénateur, président du Comité européen de solidarité
avec les populations de Saguia El Hamra et Oued Eddahab (Eucoco) a été
l’un des premiers à intervenir pour relever : «Toutes les résolutions de
l’ONU, l’ensemble des actes et décisions du droit international vont
dans le même sens, celui de permettre au peuple sahraoui de jouir,
pleinement, de son droit à l’autodétermination.»
Lui succédant à la
tribune, Eric David, éminent juriste récemment expulsé de Rabat parce
que soutenant les prisonniers politiques sahraouis, n’a pas été tendre
avec le palais royal et le Makhzen dans leur aveuglement à ne pas voir
«la réalité en face», «le Sahara occidental n’est pas, n’a jamais été et
ne sera jamais marocain». Le comportement des autorités marocaines
envers les Sahraouis constitue, à lui seul, la preuve irréfutable que le
Maroc est une puissance coloniale à laquelle, d’ailleurs, pas même le
statut de puissance administrante n’est pas attribué par l’ONU, ce
dernier étant dévolu à l’Espagne qui, rappelons-le, quitta, dans la
honte son ex-colonie pour permettre aux armées de Hassan II de remplacer
un colonialisme par un autre.

