L’année écoulée à la même période, suite à l’opposition de la France
d’élargir le mandat de la Minurso à la protection des droits de l’homme,
j’ai publié un article dans le même prestigieux quotidien El Watan,
pour m’indigner de cette attitude de la France, eu égard à son statut de
membre permanent du Conseil de sécurité, avec toutes les conséquences
en termes de responsabilité pour la paix et la sécurité internationales,
et de berceau des droits de l’homme.
Une fois encore, la France se distingue par sa position, guidée par des
relents colonialistes et un esprit revanchard et persiste dans son
attitude de vouloir protéger à tout prix son précarré marocain, en
faisant fi des règles du droit international et de la volonté d’un
peuple (sahraoui) de faire valoir son droit légitime à
l’autodétermination. Paris persiste dans l’erreur par arrogance, en
empêchant le Conseil de sécurité cette fois-ci de prendre une position
ferme vis-à-vis de la décision du Maroc de renvoyer la composante civile
de la Minurso, de fermer son bureau de la composante militaire à
Dakhla, et suspendre sa contribution à son fonctionnement. Une décision
qui n’a même pas suscité une réaction, à la hauteur de sa gravité et des
risques qu’elle engendre pour la stabilité et la sécurité de la région.
