LCI/TF1
L’Assemblée nationale vient d’adopter le double projet de déchéance
de nationalité et de constitutionnalisation de l’état d’urgence. La
France perd ce qui la rendait si grande : son universalité et
l’indivisibilité du peuple. La Gauche voit quant à elle son honneur
foulé aux pieds.
Au moment de l’humiliation, ils étaient à peine plus de 150 en séance
vendredi 5 février au palais Bourbon pour écouter un Premier Ministre à
la parole dévalorisée. A peine 129 pour adopter lundi 8 février rien
moins que l’article 1 qui modifie la Constitution. Ceux de la majorité
préféraient fuir leurs contradictions. Ceux de l’opposition ne voulaient
pas avoir à adouber des mesures qu’ils ont proposées mais désormais
présentées par d’autres. La démonstration est terrible : non seulement l’exécutif est nu, mais le Parlement s’auto-dessaisit à trop avoir été aliéné.
