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samedi 21 janvier 2017

Cédric Herrou a écrit au procureur après avoir été envahi chez lui par la Gestapo française


Monsieur le procureur,
vous avez fait pleurer ma mère, mon père
vous avez arrêté mon frère, une amie,
Vous nous avez mis sous les verrous, traités comme des chiens, des malfrats.
Vous avez ordonné à une trentaine de gardes mobiles, armes aux poings, d'entrer sur mes terres, prendre ces trois enfants sans parents, qui attendent chez moi, depuis plus d'un mois d'être pris en charge par l'Aide Sociale à l'Enfance.
Ces enfants ont connu la guerre, la torture, l'esclavagisme
Ces enfants que je protège
Ces enfants qui m'ont donné leurs confiances.
Vous avez au nom de votre France, violé les droits de l 'enfant!
Ils attendaient sécurité de la part de notre pays!
Vous me savez sensible aux personnes que j'aide, aux personnes que j'aime.
Vous savez que ma liberté ne s'arrêtera pas aux barreaux de vos prisons et vous tapez là où ça fait mal !!!
Sachez Monsieur le Procureur que je resterai fidèle à mes convictions, que ma France, que notre France, continuera à défendre les droits des hommes, des femmes, des enfants présents sur le sol français au nom de nos valeurs qui fondent la république française.
Ne pensez pas que je suis seul, nous sommes des milliers, des millions!
Chacun son métier, le mien c'est agriculteur, le vôtre c'est de faire respecter la loi. Loi qui protège et fait que le vivre ensemble soit la règle primordiale à notre démocratie.
Vive notre France
et .....celle que que tu représentes.

jeudi 26 septembre 2013

Des ONG appellent le Maroc à instaurer une politique de protection des migrants et des réfugiés

LE JOURNAL, 24/9/2013

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Des Organisations non gouvernementales dont la Fédération internationale des droits de l’homme ont appelé depuis Paris les autorités marocaines à mettre en place une ‘‘politique de protection des migrants et des réfugiés’‘, tel que recommandé récemment par le Comité des Nations Unies sur les travailleurs migrants. Tout en relevant que le Maroc est devenu et de façon croissante, une terre de transit mais également d’accueil pour les migrants et réfugiés, les ONG signataires d’un communiqué commun rendu public mardi, appellent les autorités marocaines à ‘‘changer profondément et de façon urgente de politique et à mettre en place un système efficace de protection des droits de ces groupes vulnérables’‘.

Pour le président de la Fidh, Karim Lahidji, l’Etat marocain, ‘‘pionnier’‘ dans son soutien à l’adoption de la Convention internationale sur la protection des droits des travailleurs migrants, a ‘‘le devoir de se conformer strictement et sans plus de délais à ses engagements envers les migrant-e-s et les réfugié-e-s sur son territoire’‘.

‘‘Les autorités disposent aujourd’hui d’analyses détaillées sur le sort réservé à ces groupes vulnérables sur leur territoire. Elles doivent saisir la balle au bond et mettre en œuvre ces recommandations’‘ a-t-il ajouté.

Selon les ONG signataires de l’appel, dont l’Association marocaine des droits humains (AMDH) et l’Organisation marocaine des droits de l’Homme (OMDH), le gouvernement marocain ‘‘doit également prendre des mesures visant à assurer que les migrants aient accès à la justice, à des services de conseils légaux et à des interprètes‘‘.

Le Comité des Nations unies sur les travailleurs migrants, à l’issue de l’examen du Maroc du 11 au 12 septembre 2013, avait appelé le gouvernement à ‘‘mettre fin aux pratiques discriminatoires, expulsions collectives et autres violences, et à garantir les droits humains des migrants et demandeurs d’asile, conformément à ses obligations internationales’‘.

Il a déploré le ‘‘fait que la plupart des travailleurs migrants, surtout ceux en situation irrégulière, n’aient pas accès aux services de santé d’urgence, ni aux services sanitaires de base’‘, insistant, lui aussi, sur la ‘‘nécessité’‘ d’amender la loi relative à l’entrée et au séjour des étrangers au Royaume du Maroc, à l’émigration et l’immigration clandestine.

A ses yeux, cette loi ‘‘criminalise toute tentative de quitter le territoire marocain de façon irrégulière, en violation du droit international’‘ et ‘‘impose des sanctions d’emprisonnement et des amendes pour les travailleurs migrants étrangers en situation irrégulière sur son territoire’‘.

Le comité onusien, considérant les ‘‘nombreux cas de violences commises à l’égard des migrants et des membres de leur famille, y compris par les forces de l’ordre’‘, appelle le Maroc à prendre des mesures visant à ‘‘remédier d’urgence aux mauvais traitements et autres actes de violence, quels que soient les auteurs de ces actes’‘.
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