Les
articles de la rubrique Idées n’expriment pas nécessairement le point
de vue de l’organisation mais de camarades qui interviennent dans les
débats du mouvement ouvrier. Certains sont publiés par notre presse,
d’autres sont issus de nos débats internes, d’autres encore sont des
points de vue extérieurs à notre organisation, qui nous paraissent
utiles.
Crédit Photo:
Le
chef rifain Abdelkrim el Khattabi (1882-1963), plus connu sous le nom
d’Abd-El-Krim, a été l’un des premiers grands dirigeants des luttes
anticoloniales et anti-impérialistes modernes. Wikimedia Commons
(Zfoustv)
La
monarchie s’est historiquement appuyée sur un appareil politique et
administratif particulier, conservé et renforcé par la colonisation, que
l’on nomme le makhzen. Mais la consécration d’un pouvoir absolu, au
lendemain de l’indépendance, a nécessite des luttes et conflits qui ont
permis de marginaliser le mouvement national et de défaire les
résistances populaires.
Le Makhzen précolonial reposait sur une corrélation étroite entre la violence organisée, la collecte des impôts et l’administration de territoires. Le terme « Makhzen » désigne à la fois le « magasin/lieu de dépôt » (des richesses prélevées) et l’autorité qui l’institue. Ce « système stable de violence continue » impose un prélèvement fiscal qui, souvent, n’est possible que sous la pression militaire.
Le Makhzen précolonial reposait sur une corrélation étroite entre la violence organisée, la collecte des impôts et l’administration de territoires. Le terme « Makhzen » désigne à la fois le « magasin/lieu de dépôt » (des richesses prélevées) et l’autorité qui l’institue. Ce « système stable de violence continue » impose un prélèvement fiscal qui, souvent, n’est possible que sous la pression militaire.

